à l’horizon

Beaux, émouvants, ressourçants, les paysages « naturels » sont indispensables au bonheur des hommes.

Erquy St Michel

Erquy, du Guen à l’ilot Saint-Michel

Paul Virillio, Entretien avec Jean-Louis Violeau (La Rochelle, café de l’Aquarium, 6 mai 2010)

« Pour un enfant, la découverte de l’horizon marin est un moment extraordinaire, c’est la fin du monde, le « Finisterre ». C’est autant la liberté que l’horizon négatif, sans fin, un horizon où il n’y a que de l’horizon, rien d’autre que la dynamique des fluides. Et puis je découvre en même temps les bunkers, ces architectures cryptiques, ces temples abandonnés à jamais en attente d’un événement qui aura eu lieu ailleurs. Je prends alors la mesure de l’infini marin, l’endroit où se rejoignent les trois éléments de la biosphère : l’atmosphère, la fin de la lithosphère et le début de l’hydrosphère. Les trois limites, la frontière même, bref un endroit exceptionnel. »


7789155263_le-portrait-officiel-d-emmanuel-macronEmmanuel Macron, La Voix du Nord, avril 2017

« C’est un lieu où j’ai mes habitudes, un lieu familial car c’est ici que la famille de ma femme avait sa maison, que ma femme a reprise. C’est ici qu’on réunit les enfants et qu’on se promène. J’adore le paysage, surtout cette baie de Canche, magnifique »
http://www.lavoixdunord.fr/152737/article/2017-04-24/ici-c-est-une-bulle-nous-confie-emmanuel-macron-attache-la-station


Nicolas-Hulot-L-heure-de-verite-pour-l-humaniteNicolas Hulot, Libération, juin 2016

« … Et la maison de Nicolas Hulot, posée sur les rochers de la pointe du Décollé. La plage est juste en dessous. La mer ressemble à celle des Caraïbes tandis qu’il pleut des cordes à Paris. Hulot dit que l’eau change beaucoup de couleur et que des dauphins viennent parfois dans la baie.
« Quand je suis à Saint-Lunaire, je bosse avec une facilité que je n’ai pas ailleurs. Je me rends compte que c’est un confort, un luxe incroyable. (…) Avec un horizon comme celui-ci (il regarde la mer), c’est plus facile de retourner aux choses plus difficiles. »
http://www.liberation.fr/france/2016/06/12/nicolas-hulot-la-conquete-du-pouvoir-peut-etre-cruelle_1458940


Louis le Pensec au Conservatoire du littoral

«  Mon littoral de cœur ? Quelle question ! Comme si un breton pouvait répondre autre chose que : la Bretagne. (…) Je forme donc le vœu pour les 40 ans à venir que le Conservatoire du littoral continue de gérer avec ferveur ce capital de liberté, de rêve et de poésie. »


©Bruno Levy pour Challenges cover-r4x3w1000-579748fb6d0c6-379-plaisir-pecheLoïk Le Floch-Prigent, Challenges 2014

« Toute l’année, depuis mon enfance, du 1er janvier au 31 décembre, je vis avec un petit opuscule dans la poche, l’Almanach des marées des Côtes-d’Armor. En Bretagne, que l’on habite l’Armor ou l’Argoat, le littoral ou l’intérieur des terres, on n’est jamais loin de la mer, et c’est la marée qui décide des activités quotidiennes. L’heure des marées permet au paysan de prévoir quand il va pleuvoir et, pour le marin, fixe le moment d’aller chercher le bateau pour partir à la pêche. »


Le TélégrammeOlivier Poivre-d’Arvor, L’express, 2013

« J’ai connu mes premiers émerveillements, enfant, à Trégastel dans les Côtes d’Armor. Les seuls paysages qui me fascinent sont en bordure d’océan. Pour écrire, j’ai besoin d’être à proximité de la mer. »


Thalassa St-MaloGeorges Pernoud, Le Télégramme, 2012

« Mon littoral de cœur, c’est la Bretagne, il y a bien sûr la Pointe Saint-Matthieu ou la Pointe du Raz, mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est l’Aber-Wrac’h. (…) J’y aime tout : la lumière extraordinaire, la mer en perpétuel mouvement et les marées imprévisibles. »


Esther Granek, Evasion, De la pensée aux mots, 1997

Et je serai face à la mer
qui viendra baigner les galets.
Caresses d’eau, de vent et d’air.
Et de lumière. D’immensité.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera que ciel léger.


Jean de La Ville de Mirmont, L’Horizon chimérique, Recueil posthume, 1920

La Mer est infinie et mes rêves sont fous.
La mer chante au soleil en battant les falaises
Et mes rêves légers ne se sentent plus d’aise
De danser sur la mer comme des oiseaux soûls.


Gustave Guillaumin, Le Cap Fréhel, Heures de loisir, Poésies intimes, 1894
Pascal Benoît Fort la Latte

Au loin j’apercevais le vieux fort de la Latte
Et des aigles planant sur ses toits délaissés.
Un guetteur me montrait, en les nommant, les îles
Qui de contours légers bornaient l’horizon bleu ;
Et quand l’ardent soleil dans les vagues tranquilles
Plongea son disque d’or, nos regards immobiles
Restèrent éblouis sur ses traces de feu.


Elisée Reclus par NadarÉlisée Reclus, Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes,1866

« La question de savoir ce qui dans l’œuvre de l’homme sert à embellir ou bien contribue à dégrader la nature extérieure peut sembler futile à des esprits soi-disant positifs : elle n’en a pas moins une importance de premier ordre. Les développements de l’humanité se lient de la manière la plus intime avec la nature environnante. Une harmonie secrète s’établit entre la terre et les peuples qu’elle nourrit, et quand les sociétés imprudentes se permettent de porter la main sur ce qui fait la beauté de leur domaine, elles finissent toujours par s’en repentir. Là où le sol s’est enlaidi, là où toute poésie a disparu du paysage, les imaginations s’éteignent, les esprits s’appauvrissent, la routine et la servilité s’emparent des âmes et les disposent à la torpeur et à la mort. »


REGARDER la belle VIDEO des étranges créatures de rivage fabriquées par l’artiste Theo Jansen’s   http://www.strandbeest.com

Les créatures du rivage de Theo Jansen's

Les créatures du rivage de Theo Jansen’s

Theo Jansen's Strandbeest 2