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Coraux baie de Saint-Brieuc

Coraux de la baie de Saint-Brieuc, un patrimoine remarquable

« Le relief sous-marin accidenté du golfe normand-breton et son hydrodynamisme complexe en font une mosaïque naturelle. En effet, tous les types de fonds observés sur l’ensemble de la Manche y sont représentés et se retrouvent à proximité de la zone d’implantation des éoliennes. Meubles en grande majorité, ces fonds sont toutefois parsemés de plateaux rocheux et de récifs. Certains habitats particuliers (bancs de maërl, herbiers de zostères, estuaires) seront à prendre particulièrement en considération lors du raccordement et de l’atterrage des câbles électriques. La diversité des habitats se traduit aussi par celle des poissons, des crustacés et des coquillages. Pour les poissons, près de 180 espèces ont été répertoriées dans le golfe normand-breton, dont un grand nombre présente un intérêt pour la pêche commerciale ou récréative. Les modifications ou pertes d’habitats et des communautés animales associées peuvent avoir des répercussions importantes sur l’alimentation de prédateurs supérieurs dépendant de ces espèces, comme les oiseaux et les mammifères marins, mais aussi certains poissons (amphihalins notamment) à fort enjeu de conservation. »
Cahier d’acteur de l’Agence des Aires Marines Protégées, juin 2013 39 CA_AIRES_MARINES

Le secteur d’implantation de la centrale électrique d’IBERDROLA (62 éoliennes/190 forages) est un espace biologique remarquable, entouré à l’ouest, au sud et à l’est, d’aires marines protégées (Natura 2000).

Baie de Saint-Brieuc

🐟 SIC et ZPS « Cap d’Erquy – Cap Fréhel » (460 m)
🐟 SIC et ZPS « Baie de Saint-Brieuc-Est » (11,4 km)
🐟 SIC, ZPS et ZSC « Trégor Goëlo » (12,3 km)
🐟 SIC « Baie de Lancieux, Baie de l’Arguenon, Archipel de Saint-Malo et Dinard » (22,7 km)
🐟 ZPS « Iles de la Colombière, de la Nellière et des Haches », (25,2 km)
🐟 SIC et ZPS « Chausey » (36 km)
🐟 SIC « Côte de Cancale à Paramé » (37 km)
🐟 ZSC, ZPS « Côte de Granit Rose–Sept-Îles » (55,6 km)

Les bancs de maërl sont un des habitats qui ont justifié la création des sites Natura 2000 de la baie de Saint-Brieuc.

Le maërl est un habitat menacé et inscrit dans la convention OSPAR.

Maërl vivant

Maërl vivant

Le maërl est une accumulation de différentes algues calcaires rouges formant des bancs localisés. Baptisé corail breton, les maërls sont considérés comme les végétaux marins les plus âgés d’Europe et comme l’une des plantes marines au taux de croissance le plus faible au monde. (IUEM(UBO)/LEMAR, Grall, 2003)

Leur croissance est de 300 microns par an. Il faut trois années pour obtenir un millimètre de maërl, soit entre 100 et 150 ans pour réaliser des branches de 5 à 10 cm. C’est en Bretagne que se trouvent les bancs de maërl parmi les plus importants d’Europe en termes de superficie et d’épaisseur.

L’âge des bancs bretons est estimé à plus de 8000 ans (Grall, 2003).

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Localisation des bancs de maërl sur le fuseau des câbles à 225.000 volts du raccordement électrique des éoliennes d’IBERDROLA. (Enquête publique 2016)

La diversité des organismes à la fois d’origine végétale et animale abrités par les bancs de maërl est tout simplement extraordinaire : près de 900 espèces animales et 150 espèces végétales ont été répertoriées dans les bancs de maërl étudiés en Bretagne.
(Grall 2009 et 2016 https://www.aglia.fr/wp-content/uploads/2019/05/4-decider_phase1_synthese_maerl_vdef_compil-2.pdf)

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REBENT
2016, Synthèse des connaissances sur le maërl en Bretagne

–> La conservation des bancs de maërl de la baie de Saint-Brieuc est un enjeu international compte tenu de la biodiversité exceptionnelle de cet habitat.

Oui, il y a des coraux en baie de Saint-Brieuc !

A des profondeurs comprises entre 35 et 1500 mètres, de la Norvège au golfe de Gascogne, des coraux d’eau froide se sont développés dans des températures allant de 4 à 13 degrés.

« L’existence des coraux des mers froides est connue depuis le XVIIIème siècle et ont été observés dès le XIXème au large de la Grande-Bretagne et de la péninsule ibérique. Le monde de la pêche connait aussi cet habitat particulier depuis plusieurs siècles. »
https://www.yumpu.com/fr/document/view/38420569/les-jardins-de-coraux-mous-ospar-commission

« On peut trouver des jardins de corail sur une grande variété de substrats mous et durs du fond marin. Par exemple, les jardins de corail de fonds mous peuvent être dominés par des scléractiniaires solitaires, des pennatules ou certains types de corail bambou, alors que les jardins de corail de fonds durs sont souvent dominés par des gorgones, des stylasteridae, et/ou des coraux noirs (CIEM 2007). »
https://inpn.mnhn.fr/habitat/cd_hab/16/tab/description

L’inscription des jardins de coraux mous sur la liste d’espèces et d’habitats menacés et ou en déclin a été décidé par la commission OSPAR dès 2003.

https://www.yumpu.com/fr/document/view/38420569/les-jardins-de-coraux-mous-ospar-commission

Comment expliquer que les coraux de la baie de Saint-Brieuc connus de tous les pêcheurs et plongeurs, n’aient pas été répertoriés par IBERDROLA-Ailes Marines ?

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Communiqué de presse d’IBERDROLA-Ailes Marines du 20 novembre 2020  CP-20-novembre-2020-Ailes-Marines-apporte-des-précisions-et-clarifications-sur-le-projet-de-parc-éolien-en-mer-de-Saint-Brieuc

Connus, mais non cartographiés, parce que ces coraux de la baie de Saint-Brieuc s’épanouissent à des profondeurs qui nécessitent de descendre jusqu’à 35 mètres de fond sur des zones traversées par de très forts courants. Ils sont donc peu accessibles aux scientifiques. En effet, les plongées doivent s’effectuer par paliers, avec une planification précise selon la table des marées. Elles nécessitent également un très bon matériel, à 35 mètres de profondeur, l’obscurité est totale. Des conditions particulières et difficiles qui expliquent la quasi absence d’études scientifiques approfondies.


Le pôle maritime du Muséum basé à Dinard n’a jamais été missionné par les autorités pour documenter les fonds benthiques de la baie de Saint-Brieuc dans le cadre de l’attribution exclusive d’une concession de 103 km2 à IBERDROLA-Ailes Marines pendant 40 ans.


La protection de la biodiversité serait-elle à géométrie variable en baie de Saint-Brieuc ?

Rose des mers et Eponge

Pétales de rose des mers et éponge remontés vendredi 20 novembre 2020 par un pêcheur de la baie de Saint-Brieuc, précisément au cœur de l’emplacement du projet d’IBERDROLA.

Quelques exemples de coraux vivants et en bonne santé, photographiés dans la baie de Saint-Brieuc

Pentapora fascialis ROSE DES MERS

Pentapora fascialis ROSE DES MERS

Alcyon jaune en mode repas

Alcyon jaune en mode repas

Corail CORNE DE CERF

Corail CORNE DE CERF

Au pied d'une gorgone, une éponge Axinelle

Au pied d’une gorgone, une éponge Axinelle

Alcyon rose

Alcyon rose

« C’est plus facile de détruire ce dont on n’a pas connaissance. »

Lamya Essemlali, présidente de l’ONG Sea Shepherd France

Devant les dénégations médiatisées du directeur d’IBERDROLA France sur la présence de coraux en baie de Saint-Brieuc, l’ONG Sea Shepherd a envoyé à deux reprises des plongeurs documenter les fonds marins de la baie, deux plongées réalisées le 25 juillet 2021 (N- 48°41′ 46.84″ W -2°32’13.44″) puis le 17 septembre 2021 (N-48°52’26.0″. W-2°33’29.0″).

Poissons, gorgones, une multitude d’algues, des ascidies, des spongiaires, des vieilles, des cténolabres, des crénilabres, des tacauds, des araignées … « L’objectif, c’est de rappeler aux gens la beauté de la baie, souligne Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France à France3. C’est plus facile de détruire ce dont on n’a pas connaissance. » https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/eolien-en-baie-de-saint-brieuc-sea-shepherd-rappelle-la-beaute-des-fonds-marins-menaces-dans-une-video-2272198.html

Dans une autre vidéo, l’ONG Sea Shepherd donne à entendre le vacarme sous-marin des forages réalisés par l’AEOLUS, le navire missionné par IBERDROLA-Ailes Marines qui a déjà pollué la baie à deux reprises depuis le démarrage des travaux en mai 2021.

Si le projet éolien d’IBERDROLA-Ailes Marines aboutissait, la France aurait une responsabilité majeure .

En raison de la richesse et de la fragilité de ces biosystèmes marins remarquables, le projet industriel d’IBERDROLA-Ailes Marines porte une grave atteinte à leur maintien dans un bon état de conservation.

Les travaux d’implantation de 62 éoliennes et leur station électrique en mer signifient en effet, 190 forages dans les fonds marins, pour certains à 50 mètres, dans un sous-sol de roches volcaniques dures, granite, dolérite ou gneiss, avec rejet dans la colonne d’eau des milliers de m3 de sédiments secs extraits, IBERDROLA-Ailes Marines ayant refusé de les aspirer.

Cela signifie également l’écrasement et le tranchage des fonds marins, les 62 éoliennes exigeant un maillage d’environ 130 kilomètres de câbles électriques dont l’ensouillage ou l’enrochement achèveront de massacrer ces fonds benthiques.

De surcroit IBERDROLA-Ailes Marines a annoncé le déplacement de 450 blocs rocheux de plus d’1 mètre de diamètre. Or, ce sont précisément ces blocs rocheux qui présentent une remarquable couverture faunistique.

Devant ce scandale, il est permis d’espérer que la France impose enfin à l’industrie éolienne de respecter les exigences du droit de l’environnement marin.

La protection des zones Natura 2000 doit désormais prendre en compte les informations nouvelles et la mise à jour des données du dossier initial. Or, les dix années consacrées à la simple préparation du projet éolien, exclusivement dues à l’impréparation du porteur de projet, a produit des données nouvelles.

Notamment, que les fonds identifiés pour la centrale électrique éolienne, constituent une zone de coraux d’eau froide protégés par la directive Habitats.

🇫🇷 Discours d’Emmanuel Macron présentant à l’occasion des Assises de l’économie de la mer à Montpellier le 3 décembre 2019, la feuille de route du Gouvernement sur la politique maritime de la France. 🇫🇷

🇫🇷 « L’océan est un bien commun de l’humanité. (…) Et je veillerai à ce que la France soit à l’avant-garde dans les instances internationales ad hoc pour la défense et la protection des océans. (…) L’océan c’est en effet le sanctuaire de notre biodiversité et je n’ai pas ici besoin de dire combien elle est décisive dans l’équilibre de nos écosystèmes. C’est un trésor infini de faune et de flore. (…) C’est la ressource halieutique qui grâce à la pêche constitue le premier apport en protéines pour 1 milliard de femmes et d’hommes. Et c’est un lieu où il nous faut, et la France est à cet égard à l’avant garde et j’y reviendrai, concilier ces objectifs et ces usages : la préservation de la biodiversité et la nécessité de nourrir la planète. (…) La question qui nous est aujourd’hui posée, c’est comment exploiter durablement ces ressources alimentaires, minérales, énergétiques ou biologiques sans compromettre l’équilibre fragile des écosystèmes océaniques. » 🇫🇷

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/12/03/locean-poumon-de-lhumanite-qui-menace-de-setouffer

Dont acte Monsieur le Président.

Observations Enquête publique Erquy-RTE Chemin des Moineries

L’enquête publique  « en vue de l’établissement des servitudes légales pour le chemin des Moineries sur la commune d’Erquy pour la création d’une liaison électrique à deux circuits à 225.000 volts sous-marine et souterraine dans le cadre du raccordement du parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc »  se termine lundi 4 octobre à 16h30.

La commissaire enquêtrice sera présente à la mairie d’Erquy ce lundi de 13h30 à 16H 30.

Les observations peuvent être déposées à la mairie d’Erquy ou adressées directement soit à l’adresse urbanisme@erquy.bzh soit à la préfecture dlm-enquete@cotes-darmor.gouv.fr

Voici nos observations.
TÉLÉCHARGER le fichier PDF : GardezlesCaps 3octobre2021

Madame la Commissaire Enquêtrice,

L’association Gardez les caps, reconnue d’utilité publique et agréée au titre de la protection de l’environnement, tient à vous faire connaître son opposition résolue à l’utilisation du chemin rural des Moineries à Erquy pour y faire passer deux câbles de 225.000 volts afin de raccorder au poste RTE de La Doberie, la centrale électrique éolienne qu’Iberdrola-Ailes Marines tente d’implanter dans la Baie de Saint-Brieuc.

L’association Gardez les Caps demande depuis plus de 9 ans que soit abandonné ce projet mal zoné sans études d’impact préalables au choix du site, irrégulier dans son attribution comme dans son autorisation d’exploiter une centrale électrique en baie de Saint-Brieuc délivrée dès avril 2012 sans débat public (2013), sans enquête publique (2016), sans déclaration de l’aide d’État (2017),  un projet porté par un opérateur douteux pour lequel, le Parquet National Financier a ouvert une enquête préliminaire du chef de recel du délit d’atteinte à l’égalité des candidats dans les marchés publics, également appelé « recel de favoritisme », concernant les conditions de l’octroi de la concession d’exploitation au groupe espagnol Iberdrola. (https://www.mediapart.fr/journal/france/021021/la-justice-ouvre-une-enquete-sur-les-eoliennes-de-la-baie-de-saint-brieuc)

Devant un tel projet qui présente tous les ingrédients d’un scandale politico-financier, on ne peut que s’étonner de la signature par Ségolène Royale le 28 mars 2017, d’un arrêté (https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/3/28/DEVR1709832A/jo/texte) portant déclaration d’utilité publique, pour créer une liaison électrique de deux câbles de 225.000 volts entre la station électrique en mer appartenant à Ailes Marines-Iberdrola, et le transformateur de la Doberie à Hénansal appartenant à RTE, avant même que soient délivrés par le Préfet des Côtes-d’Armor les arrêtés permettant à Ailes Marines-Iberdrola d’implanter une usine électrique dans la baie de Saint-Brieuc. Ces arrêtés seront publiés le 18 avril 2017, à 5 jours de l’élection présidentielle, et le jour même, le Préfet des Côtes d’Armor approuvera l’octroi d’une concession privative du Domaine Public Maritime à Ailes Marines-Iberdrola pendant 40 ans sans la signature réglementaire du Préfet maritime alors que 103 km2 du domaine public maritime sont engagés pour une durée de 40 ans ! (http://www.cotes-darmor.gouv.fr/Publications/Recueil-des-Actes-Administratifs-RAA/AVRIL-2017)

On ne peut que s’étonner également de l’empressement de RTE à réaliser le raccordement d’un parc éolien dont la réalisation est toujours hypothétique compte-tenu, d’une part des nombreux recours et plaintes actifs contre ce projet devant les juridictions françaises et européennes (Comité des Pêches des Côtes d’Armor, Collectif Pêcheurs Artisans, Gardez les Caps, Sea Shepherd), d’autre part, de l’impréparation industrielle flagrante d’Ailes Marines-Iberdrola qui n’a manifestement pas la maîtrise du chantier, lequel relève à ce jour davantage d’une expérimentation grandeur nature que d’une construction.

Commencé le 3 mai 2021, le déroulement du chantier en mer confirme que la faisabilité du projet n’a jamais été établie sérieusement par Ailes Marines-Iberdrola, tant est avéré le décalage entre le calendrier des travaux annoncé aux services de l’État par l’entreprise le 19 mars dernier lors de la réunion de la Commission nautique locale, et les réalisations minimales et dévastatrices obtenues après cinq mois de travaux dans la baie.

Après neuf changements de zones et cinq mois de forages sans aspiration des sédiments secs extraits, sans rideaux de bulles pour protéger la faune marine, Ailes Marines-Iberdrola n’a réussi qu’un seul ancrage de fondation (trois forages de 25 mètres) mais a pollué par trois fois la baie à l’huile hydraulique, transformé les fonds marins benthiques en gruyère, et défoncé les habitats rocheux à homards, gorgones et coraux du nord de la concession. Aucun des engagements de chantier annoncés n’a été respecté jusqu’à aujourd’hui. Au rythme actuel d’un unique ancrage réalisé en cinq mois, il faudra toutes choses égales par ailleurs, 61 fois 5 mois, c’est à dire 305 mois pour compléter l’ensemble des forages nécessaires, soit plus de vingt-cinq ans !

Depuis 2012, Ailes Marines-Iberdrola explique étudier les fonds marins de la baie de Saint-Brieuc, mais son directeur, Emmanuel Rollin déclare au Télégramme le 8 juin 2021 qu’« Il s’agit du parc éolien offshore le plus complexe au monde à installer. (…) Il y a des roches qui sont jusqu’à vingt fois plus dures que le béton qui est sous la tour Eiffel. Il y a un sous-sol très hétérogène, avec un mélange de sédiments, de roches très dures, et des remontées de laves. (…) Les courants marins nous posent aussi des difficultés. Il y a parfois des courants supérieurs à 1,5 mètre par seconde. (…) Nous sommes dans un endroit où ce marnage est l’un des plus importants au monde puisque nous avons plus de douze mètres entre la basse mer et la pleine mer. Cela varie tout au long de la journée donc ça complexifie les travaux. » (https://www.letelegramme.fr/economie/eoliennes-un-chantier-hors-norme-en-baie-de-saint-brieuc-08-06-2021-12765049.php)

Autant de caractéristiques connues de tous et de longue date -dès le néolithique, cf. les haches polies en dolérite de Plussulien ! Le nord de la concession d’Ailes Marines-Iberdrola se situe dans le prolongement du gneiss du Trégor, des roches très dures âgées de 2 milliards d’années, quant au reste de la concession, il est traversé comme la baie de Saint-Brieuc, et comme tout le département des Côtes d’Armor, de multiples filons de dolérite, une roche volcanique de 600 millions d’années également particulièrement dure.

On ne peut qu’être inquiet devant un tel manque d’anticipation des risques, on comprend d’autant moins la précipitation de RTE à vouloir réaliser le raccordement, et les documents mis à disposition du public par RTE dans cette nouvelle enquête sont loin de nous rassurer.

Le plan parcellaire du cadastre présenté par RTE ne correspond pas au cadastre officiel comme le montrent les trois documents qui suivent.

  • Le bâtiment de stabulation de vaches laitières BIO de l’exploitation de Saint-Querreuc n’y figure pas.
  • Le chemin des Moineries a été « reconstitué », le faisant apparaître comme communal, alors que le parcellaire cadastral indique clairement qu’il est privé, le chemin n’existe pas sur le cadastre.

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Cadastre officiel

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Capture d’écran Google

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Capture d’écran de la carte intitulée « Synthèse des contraintes de la liaison souterraine » fournie par RTE dans l’enquête publique de 2016.

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De plus, l’exploitation de Saint-Querreuc se trouve en zone humide partiellement drainée.

Il ne sera pas indifférent d’enfouir 225.000 volts dans le sol, a fortiori quand il y a de l’eau, qui va nécessiter un gainage supplémentaire. RTE a-t-il prévu d’apporter la preuve que le gainage réalisé est suffisant, qu’il n’y a pas d’interférences avec les équipements électriques et électroniques de l’exploitation de Saint-Querreuc, avec une vérification par un expert, le bureau Véritas par exemple ?

Si la mise en souterrain d’une ligne annule le champ électrique par la simple configuration technique des câbles et le type de pose, il n’en est pas de même pour le champ magnétique qui persiste même s’il est atténué et plus concentré dans l’espace. Or les champs magnétiques EBF sont classés comme un cancérogène possible par l’OMS. En ce qui concerne les leucémies aigües de l’enfant, le lien avec des champs magnétiques d’extrêmement basses fréquences de 0,4 uT a conduit le CIRC à les classer en catégorie 2B, c’est-à-dire de cancérogène possible. Ce classement a été établi en 2002 sur la base de l’épidémiologie. (https://www.senat.fr/rap/r09-506/r09-506_mono.html#toc113)

Le chemin des Moineries traverse l’exploitation de Saint-Querreuc, la coupant en deux. RTE s’est opposé à la décision d’expertise sanitaire des vaches laitières obtenue par l’exploitant de Saint-Querreuc en temps qu’intervenant volontaire avec les riverains des câbles à 225.000 volts depuis Caroual. RTE devra probablement s’y soumettre mais a fait appel !

Par ailleurs, si le chantier venait à se réaliser, la progression des travaux annoncée par RTE, de 9 mètres par jour, mettrait en danger le nourrissage des animaux, et de fait, l’exploitation agricole.

Enfin, il est bien précisé dans l’arrêté du 28 mars 2017, que « Les travaux de franchissement des cours d’eau sont réalisés en période sèche entre août et septembre. »

Tous ces éléments ne font que renforcer notre opposition ferme au passage du fuseau de raccordement sur le chemin des Moineries, et notre inquiétude de manière plus globale sur la volonté manifeste de RTE à tenter de poursuivre ce raccordement inutile « quoiqu’il en coûte ».

Les nuisances du précédent chantier de RTE dans Erquy sont déjà multiples, notamment les nombreuses fissures côté mer et côté route, certaines en débord, survenues sur la digue de Caroual, du poste de secours jusqu’à l’avenue de la plage depuis les travaux du printemps dernier. Qu’en est-il des habitations ? Que compte faire RTE ?

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Autrefois les « enquêtes publiques » étaient dénommées « enquêtes d’utilité publique ». C’est bien dommage que ce ne soit plus le cas, car s’interroger sur la notion d’utilité publique est particulièrement opportun dans le cas du projet éolien d’Iberdrola en baie de Saint-Brieuc pour lequel le montant de l’aide publique accordée par la France s’élève à 4,7 milliards d’euros sur vingt ans grâce au tarif de rachat obligatoire de l’électricité par EDF de 155 euros par mégawattheure, auquel il faut encore ajouter 20 euros pour RTE, soit 175 euros par mégawattheure, un tarif totalement disproportionné par rapport à ce qui se pratique ailleurs en Europe, l’électricité éolienne la plus chère du monde selon le président de WindEurope, Giles Dickson …

Bien des actions d’intérêt général dans le secteur énergétique permettraient de faire bien mieux pour un coût et un impact bien moindre, économies d’énergie, rénovation de l’habitat, projet houlomoteur-hydrogène Hace-Armoric proposé par le Comité des Pêches des Côtes d’Armor. (https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc-pourquoi-l-hydrogene-est-presente-par-les-pecheurs-comme-une-meilleure-alternative-1945480.html)

Une seule solution s’impose : l’abandon du projet.

Katherine Poujol
Présidente de Gardez les Caps

Ci-dessous, quelques déclarations présidentielles et ministérielles faisant le constat que des projets éoliens mal zonés ne pouvaient que susciter l’opposition farouche des riverains et des premiers usagers de la mer -88% d’opposition à Erquy dans l’enquête publique de 2016, et qu’en conséquence, s’il est impossible de les adapter, ces projets doivent être abandonnés.

  • 28 août 2021. Intervention du premier ministre Jean Castex le lors de la visite du chantier éolien de Saint-Nazaire (à 00:24:04 https://www.youtube.com/watch?v=p-5_zDINVJo« Il faut le dire quand même, il fut un temps où la concertation commençait alors que le projet était déjà acté et figé pas que dans ce registre d’ailleurs mais ne laisser aucune marge de manœuvre à la concertation a évidemment alimenté les tensions dont nous constatons encore les effets sur plusieurs autres projets en cours de réalisation. »
  • 3 décembre 2019. Emmanuel Macron aux Assises de l’économie de la mer à Montpellier rappelle les engagements pris en matière d’accompagnement du développement économique maritime, d’environnement, d’énergies marines renouvelables. (https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/12/03/locean-poumon-de-lhumanite-qui-menace-de-setouffer« Mais c’est un travail derrière qu’il ne faut pas négliger, qui est un travail avec nos pêcheurs et tous ceux qui ont l’usage de la mer, parce qu’il faut que les conflits d’usage soient réglés avant que les parcs ne soient déployés, et là aussi, à chaque fois, nous avons su régler ces problèmes et il faut continuer dans l’esprit de responsabilité. »
  • 5 avril 2019. Courrier du premier ministre Édouard Philippe aux 120 députés s’inquiétant des ambitions EnR de la PPE en projet. (http://gardezlescaps.org/wp-content/uploads/2014/10/Edouard-Philippe-5-avril-2019.pdf« Mais j’ai constaté, dès mon arrivée, les difficultés majeures générées par les décisions des précédents gouvernements concernant les appels d’offres éoliens en mer initiés en 2011 et 2013. Lancés trop tôt, avec des procédures inadaptées et pour des volumes trop importants, ces projets étaient très largement retardés du fait des défauts de leur conception même, alors qu’ils obéraient par ailleurs de manière très substantielle le financement de la transition énergétique. »

Baie de St-Brieuc. Nouvelle enquête publique pour les travaux inutiles de RTE. Les ministères de la Mer et de l’Écologie font le choix de la contrainte.

 

Affichage à la mairie d'Erquy

Affichage à la mairie d’Erquy

Le chantier de raccordement électrique des 62 éoliennes d’IBERDROLA mené par RTE est aujourd’hui BLOQUÉ à ERQUY en amont et en aval du Chemin des Moineries à La Couture.
Pour continuer son chantier, RTE avait besoin d’une autorisation de la mairie d’ERQUY que l’équipe municipale élue sur la base de son engagement à s’opposer au projet d’IBERDROLA lui a refusée. Le Préfet des Côtes d’Armor a donc ouvert une nouvelle enquête publique.
Arrêté portant ouverture d’une enquête en vue de l’établissement des servitudes légales pour le chemin des Moineries sur la commune d’Erquy pour la création d’une liaison électrique à deux circuits à 225 000 volts sous-marine et souterraine dans le cadre du raccordement du parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc
 
Nous vous communiquerons des informations complémentaires dès que nous aurons pris connaissance du dossier d’enquête dont voici les principaux éléments ci-dessous. 

x Du lundi 27 septembre à 9H au lundi 4 octobre à 16H30.

x Le dossier d’enquête est disponible à ces dates à la mairie d’Erquy.

x La commissaire enquêtrice se tiendra à la disposition du public à la mairie d’Erquy, le lundi 4 octobre de 13H30 à 16H30.

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TÉLÉCHARGER la synthèse non technique de RTE pour l’enquête publique de 2016 RNT

Résumé non technique de l'étude d'impact

TÉLÉCHARGER le fichier RTE contraintes Terre

Synthèses des contraintes à Terre

❌ 4,7 milliards d’euros d’aide d’Etat pour le projet écocide d’IBERDROLA.

❌ 400 millions d’euros pour les câbles de RTE qui ne serviront à rien.

Pour sauver le climat, le compte n’y est pas !

L’argent public est gaspillé !

 

Depuis 3 mois, IBERDROLA détruit méthodiquement les fonds benthiques de la Baie de Saint-Brieuc pour tenter d’installer 62 éoliennes.

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Baie de Saint-Brieuc depuis Erquy. Citation, conclusion débat public Eolien Offshore en Normandie

La baie de Saint-Brieuc se caractérise par :
🔹 Un système hydrologique complexe,
🔹 Une mosaïque d’habitats exceptionnelle,
🔹 Une richesse d’espèces faunistiques et avifaunistiques remarquable,
🔹 Des fonctionnalités variées, présentes sur la frange littorale comme au large.

Non seulement, la Baie de Saint-Brieuc est une zone de reproduction et de nourricerie majeure pour de nombreux poissons, coquillages et grands crustacés, qui permet la concentration d’exceptionnelles populations d’oiseaux d’eau et de mammifères marins (niveau supérieur de la chaîne alimentaire), mais elle est une zone d’exportation pour toute la Manche Ouest, d’où l’importance de préserver l’ensemble des éléments constitutifs de cet écosystème remarquablement géré depuis 40 ans par les organisations professionnelles de la pêche en collaboration avec l’Ifremer.

C’est ce patrimoine naturel exceptionnel que l’industriel espagnol IBERDROLA tente de détruire en pleine saison de reproduction des espèces, « quoiqu’il en coûte », avec l’accord du ministère de la Transition écologique et du gouvernement.

Communiqué du Comité des Pêches des Côtes d’Armor :

« Le développeur et l’ÉTAT sont les seuls maîtres à bord du navire TRANSITION ECOLOGIQUE, IBERDROLA décide et l’ÉTAT exécute, les marins et l’environnement trinquent »

Après 3 mois de forages dans la baie de Saint-Brieuc, sans aspiration des sédiments secs extraits, sans rideaux de bulles pour protéger la faune marine, IBERDROLA n’a pas réussi un seul ancrage de fondation mais a pollué par 3 fois la baie à l’huile hydraulique, transformé les fonds marins en gruyère, et défoncé les habitats rocheux à homards, gorgones et coraux du nord de la baie.

Le 19 mars dernier, devant la Commission nautique locale réunie, IBERDROLA présentait son calendrier des travaux et annonçait une durée de 4 jours de forage pour réaliser un ancrage. Aucun des engagements de chantier annoncés n’a été respecté jusqu’à présent.

Combien de temps encore le Ministère et la Préfecture Maritime vont-ils laisser ce chaos continuer ?

AEOLUS

 

AETHRA

HAVILA SUBSEA

NORDNESS

REM TRADER

Peut-on croire AILES MARINES ?

Après 10 ans de refus, AILES MARINES annonce l’ensouillage des 150 km de câbles électriques de son projet de centrale éolienne en baie de Saint-Brieuc.

Avril 2020, le promoteur envoie une nouvelle salve. La pêche sous pression

Bien loin de l’image collaborative et vertueuse qu’il se donne dans les médias, AILES MARINES tente une fois de plus d’imposer aux marins pêcheurs son projet et son calendrier, feignant d’oublier les accords et engagements passés en 2012 avec les instances de la pêche.

Une fois de plus, AILES MARINES oublie que ce territoire de la baie de Saint-Brieuc est d’abord celui d’une activité économique majeure préexistant au projet d’IBERDROLA, une activité dont vit toute la baie : la PÊCHE, c’est à dire 300 bateaux, 800 marins pêcheurs, 20 ateliers de mareyage et de transformation, 2400 emplois à terre.

Qu’importe ! AILES MARINES proclame en conquistador une occupation des zones de pêche de mai à septembre, pour « des essais de forage, et plusieurs tranchées d’un kilomètre pour des essais d’ensouillage, et préalablement, des études UXO*1 (détection des éléments métalliques et engins explosifs) et géophysique (émissions sonores supérieures à 200db), et côté RTE, des études UXO, géophysiques et géotechniques ». (Communiqué du CDPMEM 22)

Une tentative de passage en force loin de toute préoccupation environnementale en cette période essentielle de repos biologique pour la reproduction des coquilles Saint-Jacques, palourdes, praires, amandes, au mépris des pêcheurs artisans de seiches, homards, bulots, bars, lieus, maquereaux, sans respect des engagements pris avec les Comités des pêches.

Mais, qu’est-ce qui pousse AILES MARINES à accélérer ainsi son calendrier, puisque l’aide d’État nécessaire à IBERDROLA pour développer ce projet, 5 milliards d’euros tout de même, demeure illégale et non autorisée, en cours d’examen par le tribunal de l’union européenne  ?

Vaines promesses et langue de bois

Devant la réaction plus que légitime des marins pêcheurs, AILES MARINES passe à l’offensive en maniant langue de bois et annonces invérifiables, dans un communiqué repris par Le Télégramme et Ouest-France daté du 22 avril « Ailes Marines réalisera deux campagnes de tests en mer visant les opérations de forage et d’ensouillage des câbles. L’objectif étant de définir à la fois des solutions de moindre impact pour l’environnement et de disposer d’outils performants et adaptés POUR ENSOUILLER LA TOTALITÉ DES CÂBLES. »

Le Télégramme- Ouest France

Tiens donc, après des refus réitérés pendant quasiment 10 ans, AILES MARINES s’engagerait pour l’ensouillage intégral des 100 km de câbles électriques en mer le concernant : « Saint-Brieuc sera le premier et, à ce jour, le seul parc éolien en mer français dont les câbles inter-éoliennes seront ensouillés en intégralité ». Dès 2010, les instances de pêche (CDPMEM 22, CDPMEM 35, CRPMEM Bretagne) avaient exigé un ensouillage total, obligatoire pour la pêche et la sécurité des bateaux sur la zone. Or, à la différence de RTE qui a toujours certifié l’ensouillage des 49 km de câbles du raccordement, AILES MARINES a continuellement refusé, ne s’engageant que sur 50% de ses câbles.

Il est vrai qu’AILES MARINES s’est fait une spécialité du refus navré : pas de courant imposé pour protéger les fondations éoliennes, mais des anodes qui largueront 160 kg d’aluminium par jour dans la baie, au-delà du seuil autorisé par l’INERIS; pas d’aspiration des sédiments extraits des 200 forages de 60-70m qui seront déversés dans les fonds marins ; pas de rideaux de bulles pour protéger la faune marine du vacarme des travaux, etc.

Doit-on tout avaler ?

Voici la carte géologique présentée par AILES MARINES en 2016 dans l’enquête publique. A l’emplacement du projet éolien, cette carte montre des fonds chahutés, une alternance de fonds meubles (sables grossiers, sables fins) et de fonds durs (lits rocheux, champs de blocs rocheux).

©Ailes Marines Enquête publique

Ce sont ces habitats variés qui créent toute la richesse halieutique de la baie. Ils abritent et protègent une grande diversité d’espèces animales et végétales. Au nord de la zone, la bathymétrie est élevée, 42m. Les pêcheurs et les plongeurs qui racontent les fonds marins à cet endroit, décrivent émerveillés d’« immenses cathédrales en dentelle de roches ».

Sachant que les blocs rocheux peuvent avoir des dimensions très importantes, il ne va pas être facile d’y creuser une tranchée pour ensouiller des câbles ! Quant aux lits rocheux (bedrocks), AILES MARINES va-t-il dynamiter les fonds marins pour créer des tranchées ?

A 225.000 Volts, les câbles électriques doivent garder une totale intégrité dans le temps face aux phénomènes de dégradation sous-marine, corrosion, houle, mouvements sédimentaires, etc. C’est pourquoi, le mode de protection conforme dans des fonds meubles est l’ensouillage, et sur des fonds durs, l’enrochement ou la pose de matelas de béton, de coquilles en acier ou en fonte dont le volume, le poids, la hauteur sont fonction des courants.

Bref, à notre connaissance, il est impossible d’ensouiller sur de la roche. Il faut nécessairement ballaster sur le câble, soit par des blocs d’une granulométrie adaptée à la force des courants pour que le dépôt ne se mette pas en mouvement, soit déposer des matelas de béton, voire des coquilles en acier ou en fonte.

AILES MARINES est rattrapé aujourd’hui par ses trois limites, sociale, environnementale, industrielle. A bon chat, bon rat, ce n’est pas avec de belles paroles qu’AILES MARINES évitera le naufrage.

Exemples d’enrochements et de matelas ©RTE Projet du banc de Guérande 2016
RTE Projet du banc de Guérande 2016

RTE Projet du banc de Guérande 2016 -2

©Emyn 2018
Exemple de coquilles en fonte ©Centrale Nantes & FMGC
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Refusons les éoliennes comme nous avons refusé Plogoff et les radars de l’écotaxe

Merci à YANN QUEFFÉLEC pour cette magnifique tribune publiée hier dans Le Télégramme. Les EOLIENNES, c’est « … le faux-nez d’une panacée bidon fourguée aux braves gens par les mauvaises gens, les cyniques, race intemporelle (…) un mensonge écologique mal ficelé par les voyous du fait accompli ».

« Mais qui sont les éoliens aux dents longues ? »

Le Télégramme 9 janvier 2019