Calendrier Enquête publique en baie de Saint-Brieuc

1. Enquête publique unique sur les demandes d’autorisation relatives au projet de construction d’un parc éolien en mer en Baie de Saint-Brieuc

L’enquête se déroulera du jeudi 4 août 2016 à 9 heures au jeudi 29 septembre 2016 inclus à 16 heures.

Il est procédé à une enquête publique unique sur la demande de procéder à la construction d’un parc éolien en mer en Baie de Saint-Brieuc déposée par la société Ailes Marines en vue de :

  • L’autorisation d’utiliser le domaine public maritime, au titre de l’article L. 2121-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
  • L’autorisation unique IOTA portant sur l’autorisation au titre de la loi sur l’eau et sur l’autorisation dérogation d’atteinte aux espèces et habitats protégés d’un ouvrage réalisé en contact avec le milieu marin et ayant une incidence directe sur le milieu au titre de l’ordonnance n° 2014-619 du 12 juin 2014 relative à l’expérimentation d’une autorisation unique pour les installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation au titre de l’article L. 214-3 du code de l’environnement.

Communes concernées

carte-périmètre_500x343.jpgPleubian, Lanmodez, Lézardrieux, Ploubazlanec, Bréhat, Paimpol, Plouezec, Plouha, Treveneuc, Saint-Quay-Portrieux, Binic-Etables, Pordic-Tréméloir, Plérin, Saint-Brieuc, Langueux, Hillion, Morieux, Planguenoual, Pléneuf-Val-André, Erquy, Plurien, Fréhel, Plévenon, Pléboulle, Matignon, Saint-Cast-Le-Guildo, Saint-Jacut-de-la-Mer, Lancieux, Saint-Briac-sur-Mer, Saint-Lunaire, Dinard, Saint-Malo, Saint-Coulomb et Cancale.

Commission d’enquête

Madame Sylvie CHATELIN (Présidente)
Madame Danielle FAYSSE (Présidente suppléante)
Monsieur Jean-Louis MARECHAL
Monsieur Jean-Luc PIROT
Monsieur Gérard BAVOUZET
Monsieur Jean-Yves LE COULS (membre suppléant)

Le siège de l’enquête est fixé à la direction départementale des territoires et de la mer – Délégation à la mer et au littoral ; 5 rue Jules Vallès 22000 Saint-Brieuc.

Les pièces du dossier ainsi que les registres d’enquête seront déposés dans les mairies concernées par l’enquête.

Le dossier sera également consultable en ligne sur le site internet des services de l’Etat des Côtes-d’Armor http://cotes-d’armor.gouv.fr, ainsi qu’un registre électronique.

Prendre connaissance des dates et horaires de consultation pour chaque mairie :

x dans l’avis d’enquête adressé aux mairies : Enquête publique Parc-éolien St-Brieuc Mairies

x dans le document de présentation des enquêtes publiques édité par les services de l’Etat : Enquêtes publiques baie de St-Brieuc

Avis d’enquête intégral et dossier complet sur le site de la Préfecture.


2. Enquête publique unique sur les demandes d’autorisation relatives au raccordement au réseau public de transport d’électricité du parc éolien en mer en Baie de Saint-Brieuc, au poste électrique de la Doberie sur la commune d’Hénansal et aux travaux connexes d’extension de ce poste électrique.

1. Il est procédé à l’enquête publique dans les communes de Pleubian, Lanmodez, Lézardrieux, Ploubazlanec, Bréhat, Paimpol, Plouezec, Plouha, Treveneuc, Saint-Quay-Portrieux, Binic-Etables, Pordic-Tréméloir, Plérin, Saint-Brieuc, Langueux, Hillion, Morieux, Planguenoual, Pléneuf-Val-André, Erquy, Plurien, Fréhel, Plévenon, Pléboulle, Matignon, Saint-Cast-Le-Guildo, et au siège de la Direction départementale des Territoires et de la Mer des Côtes d’Armor :

  • Sur la demande d’autorisation de procéder au raccordement du parc éolien en Baie de Saint-Brieuc au poste électrique de la Doberie sur la commune d’Hénensal déposée par Réseau Transport d’électricité (RTE),
  • En vue de l’autorisation d’utiliser le domaine public maritime, au titre de l’article L. 2121-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

2. Il est procédé à l’enquête publique dans les communes de Pleubian, Lanmodez, Lézardrieux, Ploubazlanec, Bréhat, Paimpol, Plouezec, Plouha, Treveneuc, Saint-Quay-Portrieux, Binic-Etables, Pordic-Tréméloir, Plérin, Saint-Brieuc, Langueux, Hillion, Morieux, Planguenoual, Pléneuf-Val-André, Erquy, Plurien, Fréhel, Plévenon, Pléboulle, Matignon, Saint-Cast-Le-Guildo, Hénansal, Saint-Alban, et au siège de la Direction départementale des Territoires et de la Mer des Côtes d’Armor :

  • Sur la demande d’autorisation de procéder au raccordement du parc éolien en Baie de Saint-Brieuc au poste électrique de la Doberie sur la commune d’Hénensal déposée par Réseau Transport d’électricité (RTE),
  • En vue de l’autorisation unique IOTA portant sur l’autorisation au titre de la loi sur l’eau d’un ouvrage réalisé en contact avec le milieu marin et ayant une incidence directe sur ce milieu au titre de l’ordonnance n° 2014-619 du 12 juin 2014 relative à l’expérimentation d’une autorisation unique pour les installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ai titre de l’article L. 214-3 du code de l’environnement.

3. Il est procédé à l’enquête publique dans les communes de Erquy, Hénansal, Saint-Alban, et au siège de la Direction départementale des Territoires et de la Mer des Côtes d’Armor :

  • Sur la demande d’autorisation de procéder au raccordement du parc éolien en Baie de Saint-Brieuc au poste électrique de la Doberie sur la commune d’Hénensal déposée par Réseau Transport d’électricité (RTE),
  • En vue de la déclaration d’utilité publique de la création d’une liaison électrique à double circuit de 225.000 volts reliant la sous-station électrique en mer au poste de la Doberie
  • En vue de la mise en compatibilité des documents d’urbanisme des communes de Erquy, Saint-Alban et Hénansal.

4. Il est procédé à l’enquête publique dans la commune d’Hénansal et au siège de la Direction départementale des Territoires et de la Mer des Côtes d’Armor sur :

  • La demande d’autorisation de procéder au raccordement du parc éolien en Baie de Saint-Brieuc au poste électrique de la Doberie sur la commune d’Hénansal déposée par Réseau Transport d’électricité (RTE), en vue de :
  • La déclaration d’utilité publique des travaux d’extension du poste électrique à 225.000 volts de la Doberie situé sur la commune Hénansal,
  • La mise en compatibilité du document d’urbanisme d’Hénansal.

Nettoyer les rivages et la mer

La collecte des déchets en mer sera testée à Erquy, cet été

Lu dans Côtes d’Armor magazine page 14, article de Stéphanie Stoll
©E BREZHONEG Logo
©E BREZHONEG 2La mer, hélas, ne recèle pas seulement une biodiversité exceptionnelle. Décennie après décennie, s’y accumulent des déchets. Face à ce problème, des habitants les ramassent sur le littoral et cet été, à Erquy, on testera leur collecte en mer.

Des morceaux de plastique. Des bouts de filets de pêche. Des mégots. Des bouteilles écrasées. Des chaussures sur lesquelles se fixent des pouce-pied (1). Trop souvent, le littoral est souillé de ces objets. Il faut attendre deux ans pour dégrader un filtre de cigarette; 50 ans pour un emballage de polystyrène; 200 ans pour des boîtes en aluminium ou des piles ; 400 ans pour des couche-culotte ou des bouteilles de plastique et 600 ans pour des filets de pêche en nylon.

288 millions de tonnes de plastique produites en 2012

Selon Surfrider Foundation, la production mondiale de plastique est passée de 1,5 tonne par an en 1950 à 288 millions de tonnes en 2012. Selon cette même organisation, entre 2 et 5 % du plastique fabriqué en 2010 a fini dans les océans. « Quand on traverse le rail des cargos, on voit beaucoup d’objets, même des réfrigérateurs ! raconte Vincent Biarnès, skipper de Saint-Brieuc. Il faut rester vigilant car on peut casser le bateau. En Manche, on a beaucoup de courant, les déchets partent vite ailleurs, vers l’Angleterre ou au large. En Atlantique, il y a moins de courant, donc davantage de déchets. Et c’est pire encore en Méditerranée. »

Du plastique dans les nids d’oiseaux des Sept-Iles

©E BREZHONEG 1

Le guillemot de Troïl, pris dans un filet de pêche, est mort.

On estime que 80 % des déchets marins proviennent de la terre. Souvent, les municipalités, les associations, les écoles, les clubs de sport et même des commerçants organisent des collectes de déchets sur le littoral. Fin mai, à Louannec, on a chargé trente sacs-poubelles en une matinée; d’autres ont été remplis à Erquy ou à Saint-Cast-le-Guildo début juin. Cependant, ces détritus ne finissent généralement pas dans une poubelle.

« À la réserve naturelle des Sept-Îles(2), les fous de Bassan(3) et les cormorans huppés (4) utilisent des morceaux de filets pour fabriquer leurs nids, observe Gilles Bentz, responsable de la station de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de l’Ile- Grande. Certains restent prisonniers des filets et meurent. »

En juillet à Erquy, se déroulera une démonstration pour ramasser des déchets avec des bateaux de pêche au moyen d’un chalut ad hoc. Les détritus seront aussitôt transférés dans un camion-benne et conduits au centre de tri de Ploufragan.

Cette expérimentation a déjà été conduite en France par Waste free oceans, une organisation non-gouvernementale de Bruxelles, liée aux industries plastiques. Six navires d’Honfleur, Ciboure, Capbreton et Saint-Mandrier ont ramené 2084 kg de déchets en 62 jours de sortie au total; un tiers était composé d’emballages plastiques, 23 % des filets de pêche et 19 % de bouteilles.

« Les petits ruisseaux vont à la rivière et les rivières vont à la mer, commente Alain Coudray, président du comité des pêches des Côtes-d’Armor. L’eau charrie des déchets, des microbes, des pesticides (7)… La pollution terrestre met en danger la pêche. La qualité de l’eau, c’est important ! »

Stéphanie Stoll

Lire dans côtes d’Armor magazine  http://cotesdarmor.fr/fileadmin/user_upload/magazines/p8fr_Mag152.pdf

Peut-on vraiment pêcher dans les parcs éoliens en mer ?

Retours d’expérience danois, allemands, anglais

©Archives Le TélégrammeEn baie de St-Brieuc, une pêche côtière jeune et dynamique

A 17 km du port d’Erquy, sur une zone de pêche de 75 km2 (concession totale : 103 km2), l’Etat envisage d’implanter 62 éoliennes de 216m de haut pour une durée de 40 ans. L’enquête publique approche, de nombreuses questions demeurent en suspens.

L’usine électrique sera plantée en plein cœur de la baie, dans le gisement de coquilles St-Jacques dit du large, la pointe sud du parc sera localisée dans le gisement principal, sachant que la pêche côtière en baie de St-Brieuc se caractérise par la drague à la coquille St-Jacques. 74 % des navires côtiers possèdent une licence coquille St-Jacques. La moitié des St-Jacques pêchées en France provient de la baie de Saint-Brieuc, soit environ 6500 tonnes par an. C’est une pêche gérée durablement sans surexploitation de la ressource, dépendant de quotas définis chaque année par l’Ifremer après évaluation de la biomasse exploitable.

Avec 280 navires de pêches immatriculés, les Côtes d’Armor occupent le 2ème rang en Bretagne, derrière le Finistère. 88% des navires sont déclarés en petite pêche. Les armateurs sont les patrons de leur navire. Les armateurs briochins sont plus jeunes que dans le reste de la Bretagne, avec une majorité âgée de moins de 40 ans, notamment sur le port de Saint-Quay-Portrieux.


Quelles conditions pour la  pêche si le projet de centrale éolienne voit le jour ?

On ne sait toujours pas ce qui serait imposé aux pêcheurs.

L’implantation des éoliennes modifiera nécessairement la ressource halieutique d’une part, les habitudes de pêche d’autre part. La question fondamentale de l’ouverture à la navigation, du droit de pêcher, de jour comme de nuit, n’a reçu pour l’instant aucune réponse précise du Préfet maritime. La décision appartient à la Préfecture maritime, ainsi que la définition des modalités, calendrier, métiers, zones d’exclusion et/ou de sécurité en cas d’autorisation.
Le 1er avril dernier, la Grande Commission Nautique (organisme consultatif qui réunit des représentants de l’Etat et des usagers de la mer), a rendu un avis favorable à l’unanimité à l’implantation de la centrale éolienne dans la baie.

Concernant la sécurité en mer, on peut lire :
« Il faudra s’adapter aux éléments rencontrés, fondations sur pieux ou jackets, éolienne ou sous-station… Néanmoins, le danger existe. Dans le champ de Barrow-in-Furness, au nord de Liverpool, un bateau de maintenance s’est retrouvé coincé à la marée montante dans un jacket. Le navire a été fortement endommagé et a dû être remorqué ». Jacques Sauban, Inspecteur général Atlantique de la SNSM
Ou encore à propos de la possibilité d’hélitreuillage au milieu d’éoliennes de 216m de haut : « Cette possibilité reste à confirmer dans la mesure où cela n’a jamais encore été pratiqué, ni testé ».

Le principe de la pêche au sein du parc est validé avec une réglementation stricte :

  • « limiter l’activité pêche à la seule pêche à la coquille pendant les créneaux d’ouverture, et en dehors de ces périodes laisser les instances de la pêche gérer la co-activité des différents types de pêche»
  • pour les arts dormant, une zone d’exclusionde 200m autour de la station électrique (6km2) et de 50m autour de chaque éolienne avec utilisation de gueuses à la place de grappins;
  • pour les arts traînant, une autorisation uniquement entre certaines rangées d’éoliennes, et hors zone centrale, « la distance minimale rapportée à la ligne d’éoliennes faisant l’objet d’une réflexion ultérieure

Par ailleurs, dès le début des travaux programmés en 2018, les chenaux d’accès aux ports de St-Brieuc et St-Malo seront allongés afin de contourner la centrale éolienne.

Pendant les travaux, la navigation sera interdite à tous les navires extérieurs à la zone de chantier pendant 2 ans.

Le procès verbal est disponible sur le site internet du SHOM.  http://www.shom.fr/le-shom/conseils-et-comites/les-commissions-nautiques/les-commissions-nautiques-2016/


Les impacts prévisibles sur la ressource et leurs conséquences sur la pêche

Plus de 23 000 tonnes de crustacés, coquillages, et poissons, ont été vendue aux criées d’Erquy et de St-Quay-Portrieux en 2015.

Coquilles St-Jacques, praires, palourdes, amandes, araignées, tourteaux, homards, seiches, encornets, bars, lottes, raies, grondins, St-Pierre, églefins, etc., les 77 km² préemptés pour la centrale éolienne abritent une rare richesse halieutique réglementée et à forte valeur ajoutée.

Ce à quoi peuvent s’attendre les pêcheurs :

o  La destruction des fonds marins
o  La pollution aux métaux lourds de l’eau de mer de toute la baie, et au-delà, de l’océan (15 tonnes d’anode sacrificielle par éolienne)
o  Une vie marine asphyxiée
o  Une augmentation du trafic maritime
o  La possible fermeture de certaines zones
o  Une augmentation du bruit sous-marin
o  Des vibrations éoliennes transmises au socle rocheux et au sable qui le recouvre
o  Des champs électromagnétiques autour des câbles électriques
o  Des câbles électriques, des empilements de roches pour les maintenir en place, qui seront autant d’obstacles sur lesquels s’accrocheront dragues, filets, palangres.


Qu’en est-il à l’étranger ? Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Suède, la navigation dans les parcs éoliens est interdite aux pêcheurs. Au Danemark des restrictions proches de l’interdiction

Allemagne   Allemagne

La navigation et la pêche sont interdites dans tous les parcs éoliens allemands sans dérogation administrative possible. A cette interdiction s’ajoute l’interdiction de naviguer, l’interdiction d’utiliser des filets chalut de fond, dérivants ou autres équipements similaires dans une zone dite de sécurité de 500 mètres autour du parc.
Source BSH, Organisme d’état allemand délivrant les autorisations d’installation et d’exploitation des parcs éoliens en mer, Bundesamt für Seeschifffahrt und Hydrographie, Interdiction de circuler dans tous les parcs eoliens offshore allemands, janvier 2016
http://gardezlescaps.org/wp-content/uploads/2015/08/Interdiction-de-circuler-dans-tous-les-parcs-eoliens-offshore-allemands-01-2016.pdf

Belgique   Belgique

Même réglementation en Belgique,
« Il est interdit de naviguer et de pêcher à proximité des éoliennes.»
Source Plan d’aménagement des espaces marins Belge page 6

Pays-Bas   Pays-Bas

Même réglementation aux Pays-Bas,
« Aucun bateau n’a le droit de naviguer et la pêche est interdite. »
Source de Volkskrant-Amsterdam, 21 septembre 2011, http://www.volkskrant.nl

Danemark  Danemark

Au Danemark, la pêche côtière a presque disparu. « Les espaces à l’intérieur et en bordure immédiate du parc éolien constituent une zone marine protégée dans laquelle la pêche est restreinte. »
Source : Étude sur les parcs éoliens en mer publiée par les promoteurs et l’administration danoise, page 78 http://ec.europa.eu/ourcoast/download.cfm?fileID=975

Royaume-Uni  Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, la pêche est autorisée dans les parcs éoliens, mais beaucoup de marins-pêcheurs abandonnent ces zones de pêche parce qu’elles sont devenues trop dangereuses : danger des collision, danger des engins de pêche qui s’accrochent dans les structures ou dans les enrochements qui recouvrent les câbles.
Les bases des éoliennes mettent les bateaux en danger, marées fortes et grosses vagues balancent loin du bateau et emmêlent facilement les engins de pêche autour des pieux et des structures sous-marines. En Grande-Bretagne, il est demandé aux pêcheurs de ne pas s’approcher à 55 mètres d’une turbine. En cas d’incident, les pêcheurs ne sont pas autorisés à démêler leurs engins. Ils doivent signaler l’incident et attendre que l’exploitant leur fournisse des engins de remplacement.

o Greater Gabbard

A 25 km au large des côtes du Suffolk, 140 éoliennes Siemens pour une capacité de 500 MW

La pêche a quasiment disparu, les pêcheurs ont été contraints d’abandonner leur métier.

Témoignage de Ben Stebbing, ancien marin pêcheur reconverti dans le transfert de personnel sur les champs éoliens.
« A l’époque où j’ai créé la société Enviroserve, à Lowestoft, dans le sud-est de l’Angleterre, les pêcheurs n’ont pas eu trop d’alternative. Soit on prenait un chèque en contrepartie de l’abandon de notre métier, soit on se reconvertissait dans le transport de passagers. … Dans ma région, la pêche a quasiment disparu et il n’est pas possible de pêcher à l’intérieur des champs éoliens. »

«… lors des phases de construction des parcs éoliens. C’est la période où il y a beaucoup de demandes dans notre métier. A titre d’exemple, London Array, le plus grand parc sur lequel nous avons travaillé a mobilisé 35 bateaux de transfert pendant la construction. Aujourd’hui, en phase d’exploitation, il n’y a plus besoin que de 4 navires. »

Bateaux de transfert : « Il faut être capable de proposer la télé, des douches, le couchage à bord, l’air conditionné… » « Chez nous, les premiers à arriver ont été les Néerlandais. »

Pas d’emplois durables créés. « Dans six mois, l’activité va peut-être redémarrer. Il y a de gros projets au nord du Pays de Galles »

Source http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/pecheur-anglais-reconverti-dans-leolien-offshore-26-09-2013-110971

Ceux qui sont restés sont amers, la ressource a fortement diminué, les fonds marins sont dangereux.

« Désormais, les bateaux de pêche d’Aldeburgh sont incapables d’accéder à d’importants stocks de soles de Douvres à environ deux miles au large de la côte, en raison des perturbations causées aux fonds marins par le chenal du câble d’atterrage.

Les promoteurs s’étaient engagés à remettre les fonds marins dans leur état d’origine une fois les travaux terminés, mais ils ont prétendu qu’ils n’avaient pas réussi, ce qui a créé des obstacles et des risques pour les bateaux et pour les filets.

Jerry Percy, porte-parole de l’Association des pêcheurs côtiers :
« L’impact du développement de ces sites éoliens sur les stocks et sur les marins pêcheurs est très préoccupant ». La pêche artisanale étant déjà sous pression, ces perturbations supplémentaires pourraient signifier la fin de l’activité.

« Nous avons été ici depuis des générations et pourtant avec ces développements, les promoteurs nous poussent dehors. »

Le porte-parole de Greater Gabbard Offshore Winds Limited (GGOWL) a répondu que des réunions régulières avec les représentants de l’industrie de la pêche avaient été tenues pour tenir compte des préoccupations des marins pêcheurs. »

Source  EAST ANGLIAN Daily Times février 2015 http://eadt.co.uk/1.3945934

o London Array

A 28,6 km au large de Foreland sur la côte du Kent en Angleterre, 341 éoliennes Siemens pour une capacité de 1000 MW.

Des câbles à éviter

« Il est difficile de pêcher au London Array. Dans un parc éolien, tout utilisateur d’une drague doit savoir précisément où se trouvent les câbles, qu’ils soient ensouillés ou non. Cette information est vitale pour éviter d’être pris sur le câblage sous-marin.

Et c’est dangereux en cas de mauvaise visibilité, d’autant que les radars sont très imprécis à causes des ondes électromagnétiques émises par les éoliennes. En effet,chacune d’entre elles est représentée par une tache oblongue d’environ 1 km sur l’écran radar, donc sa position est très vague.

De plus, l’image radar d’un autre bateau peut se confondre avec l’image démesurée d’une éolienne. D’où le danger de collision par brouillard ou mauvais temps. Et ces jours-là, les équipes de sauvetages seront à peu près impuissantes pour intervenir dans le parc éolien, pour les mêmes raisons. »
Source  http://www.seakeeper.org/?page_id=1298

o Thanet

A 11 km au large des côtes du district de Thanet, dans le Kent, 100 éoliennes Vestas pour une capacité de 300 MW.

Des radars brouillés

« Le radar était de peu d’aide. Les pales créent un champ électromagnétique qui interfère avec la façon dont chaque éolienne apparaît sur le radar. Au lieu de se présenter comme des points, elles apparaissent comme des lignes horizontales obscures quelle que soit leur taille.

Par beau temps, traverser un parc éolien ne semble pas poser de risque majeur. « Il suffit de regarder par la fenêtre » pour voir ce qui est autour de votre bateau au lieu de compter sur le radar ». Mais par mauvais temps – un brouillard inattendu, un gros temps, des grosses vagues, des marées rapides, naviguer avec la précision du radar est d’une importance vitale. Si un pêcheur ne peut pas dire où il est par rapport aux éoliennes ou d’autres bateaux, les chances de collision sont élevées. Et les sauvetages en hélicoptère ne peuvent pas être menés dans les parcs éoliens.

« Il vous faut réfléchir à deux fois avant d’entrer dans un parc éolien ».


Danger des câbles sous-marins. Un exemple récent en baie de Saint-Brieuc

En baie de Saint-Brieuc, deux câbles sous-marins de fibre optique ont été installés en 2001 entre les Etats-Unis et l’Europe, « Flag Atlantic-1 », soit 14.500 km de longueur pour un investissement de 1,13 milliard d’euros. Un câble relie Long Island (USA) à la plage du Palus à Plouha avant de rejoindre la station télécom de Plérin. Le second relie Long Island à la plage des Rosaires à Plérin, avec un détour par la Cornouaille où il alimente la Grande-Bretagne. Ce second câble passe par le gisement de coquilles Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc.

Le passage répété des dragues des coquillers a désensouillé le câble. Le risque de croche par les engins de pêche s’est accru, plusieurs incidents ont eu lieu.

Le constructeur a jugé trop coûteux de ré-ensouiller le câble. L’autorisation d’occupation du domaine maritime n’a pas été été prorogée. Un tronçon de 7 km a déjà été retiré en septembre 2015, avant le lancement de la campagne de pêche à la coquille. Pour enlever le reste jusqu’à la limite des eaux territoriales françaises, une autorisation préfectorale est nécessaire, et donc une enquête publique. Le coût de ce démantèlement prévu avant l’été est de 2,28 millions d’euros.
Source  http://www.ouest-france.fr/bretagne/plerin-22190/flag-atlantic-1-le-tres-cher-cable-sous-marin-naura-vecu-que-15-ans-4083741


L’écosystème de la baie de St-Brieuc a fait vivre des générations de pêcheurs. Qu’est-ce qui justifie une privatisation industrielle de cet espace préservé, protégé, géré ?

Il ne s’agit pas de pourfendre le développement des énergies renouvelables en mer, mais de s’interroger sur le bien fondé de l’éolien industriel côtier, quand son implantation impose l’appropriation et l’industrialisation des espaces collectifs de pêche par un consortium privé international.

180 km2 de la baie de Saint-Brieuc ont été préemptés.

Cette industrialisation de l’espace maritime public voulue par l’Etat se fait au dépends de l’économie locale, des populations riveraines, des marins pêcheurs.

Les marins pêcheurs vont supporter d’énormes impacts négatifs par la perte de zones de pêche, et par la dégradation globale de l’écosystème de la baie, qu’aucune mesure de compensation financière ne pourra restaurer. Le temps des écosystèmes est infiniment long, celui des destructions singulièrement rapide.

La multiplication des projets EmR le long du littoral breton et du littoral français met en péril l’avenir de la pêche professionnelle au profit d’une énergie hors de prix, subventionnée, de mauvaise qualité (intermittente), non décentralisée (consommation nationale ou européenne), polluante (430 kg de terres rares par éolienne en mer et relarguage d’environ 100kg d’aluminium par jour dans la colonne d’eau pour la centrale), nocive pour tous les organismes vivants (infrasons, ondes basse fréquence, champs électromagnétiques).

Enfin, il faut réaliser que ce projet dont le coût s’élève désormais à 2,7milliards d’euros hors aménagement terrestres et portuaires, produira en 365 jours à peine 1 journée de la consommation électrique des Français …

©Greater Gabbard

Participez au nettoyage des plages du cap Fréhel

Logo Malicorneo  Dimanche 24 avril à partir de 13H30  o RDV Plage de l’anse du croc devant le local de Malicorne Surf Association

L’océan est la plus grande poubelle de l’activité humaine. La quantité de déchets trouvés dans les océans est telle que son accumulation a créé des continents massifs dont la taille représente 1/3 de l’Europe.

Sfr-Malicorne 2016

Les déchets plastiques sont un fléau en forte augmentation cet hiver sur nos plages.
Mobilisons-nous pour cette journée de sensibilisation, et aussi toute l’année, bien sûr !

Une ballade, un déchet ramassé. Si tout le monde s’y met, les mentalités vont changer ! Ne passons plus à côté d’un déchet plastique sur la plage, en forêt, n’importe où, sans le ramasser et le mettre à la poubelle. Ce petit geste permettra d’améliorer au quotidien la qualité de notre environnement et d’éviter que des oiseaux, des poissons, des dauphins ne les ingèrent.

La photo ci-desous  a été prise en mars 2016 sur la plage de La Fosse à Plévenon.
Fréhel Anse du Croc ©Maël

sticker_FRSurfrider Foundation est une association créée en 1990 par un groupe de surfeurs. Elle regroupe plus de 9 000 adhérents en Europe et agit dans 14 pays via ses antennes bénévoles sur la protection et la mise en valeur des lacs, des rivières, de l’océan, des vagues et du littoral.

Située au cœur du Grand Site Cap d’Erquy Cap Fréhel, la Malicorne Surf Association héberge l’antenne Surfrider dans les Côtes d’Armor. Malicorne Surf accompagne le développement du surf (bodyboard, Stand Up Paddle) tout en fédérant les pratiquants autour des valeurs du partage et de la préservation de l’environnement. Chaque année, l’association participe aux Initiatives Océanes en organisant un nettoyage de plage au printemps.

© Malicorne Surf Association

 

Le droit de se battre. Fréhel rend un avis défavorable au projet éolien en baie de Saint-Brieuc

La réunion du conseil municipal s’est tenue jeudi soir, à la mairie, avec à l’ordre du jour un dossier important : le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Michèle Moisan, maire, a donné lecture des termes du courrier du préfet des Côtes-d’Armor du 29 janvier 2016 concernant ce dossier.

Les falaises du Cap Fréhel
Cap_Frehel

 « Suite à l’appel d’offres national portant sur les installations éoliennes de production d’électricité en mer, la société Ailes Marines a été retenue en avril 2012 pour un projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc, composé de 62 éoliennes en mer d’une puissance unitaire de huit mégawatts et d’un poste électrique. Le raccordement de ce parc éolien en baie de Saint-Brieuc au poste électrique existant sur la commune d’Hénansal sera réalisé par le réseau de transport d’électricité RTE, sur un linéaire total de 49 km. Les deux maîtres d’ouvrage, Ailes Marines et RTE, ont déposé en préfecture les dossiers l’étude d’impact du projet ainsi que deux demandes.
La première est celle de concession d’utilisation du domaine public maritime au titre du code général de la propriété des personnes publiques.
La deuxième concerne la déclaration d’utilité publique (DUP) avec mise en compatibilité des documents d’urbanisme au titre des codes de l’énergie, de l’environnement, de l’expropriation pour cause d’utilité publique et de l’urbanisme.
La troisième est une demande d’autorisation unique pour les installations, ouvrages, travaux et activités au titre du code de l’environnement. »

L’édile ajoute que le conseil doit se prononcer uniquement sur ces deux questions, la troisième interviendra après l’enquête publique.

« Le droit de se parler et se battre »

« Les questions posées ne sont pas claires. On subira peut-être, mais en attendant, on a le droit de parler et de se battre ». Les élus reconnaissent que ce dossier est très technique et se posent de nombreuses questions. Après délibération, le conseil se prononce défavorablement à la demande de concession d’utilisation du domaine public maritime par treize voix contre et quatre abstentions. Et, par quatorze voix contre et trois abstentions, le conseil municipal se prononce défavorablement à la demande de déclaration d’utilité publique (DUP).
© Le Télégramme, 5 avril 2016, http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/frehel/conseil-avis-defavorable-pour-le-parc-eolien-05-04-2016-11019133.php#lLzZkJiyV2Xx8I4X.99

Cap Fréhel, Fort-la-Latte
Cap_Fréhel Fort_la_Latte

Pléneuf-VAL-André contre le projet éolien en baie de Saint-Brieuc

Intervention lors du conseil municipal de Pléneuf-Val André du 23 mars 2016 de Christine Divay, adjointe à l’Education, à la Culture, au Sport et à la Vie Associative de Pléneuf-Val André

Nous venons de parler d’espaces remarquables et de préserver un paysage de qualité en protégeant les sites naturels du littoral, notre intervention portera sur l’implantation d’un champ d’éoliennes en baie de Saint Brieuc au regard des objections déjà formulées dans le projet de délibération.

Pléneuf-Val André, Le Verdelet, réserve ornithologique depuis 1973
Pleneuf_Val_Andre_LeVerdelet

Des paysages ravagés

Je me réfère au passage à la TRIBUNE DU SENATEUR Jean GERMAIN du 29 janvier 2015. Gisements précieux d’activités et d’emplois non délocalisables, les paysages sont des éléments déterminants du cadre de vie, de la santé et du bien-être de chacun et la condition d’un art de vivre ensemble. Les Français sont très attachés à ce patrimoine terrestre, marin et même sous-marin ; nombreux sont ceux qui se mobilisent pour l’inventorier ou le défendre. Ils sont sensibles à la qualité paysagère de leur environnement. Ailes Marines, le consortium chargé de la construction du parc éolien fait preuve d’une mauvaise foi scandaleuse en affirmant que celui-ci ne sera pas visible de la côte. En outre l’implantation annoncée ne constitue qu’une première tranche.

Un non sens économique

Afin que des éoliennes aient une certaine utilité pour contribuer à la satisfaction des besoins courants des ménages et des entreprises en électricité, il en faudrait un nombre gigantesque. Qui peut sérieusement imaginer couvrir tout notre pays verdoyant et ses côtes. Quelle farce et quel aplomb que de classer site remarquable les caps d’Erquy et de Fréhel, et au même moment d’implanter ce rideau métallique qui va les défigurer. (Rappelons que l’implantation du parc à moins de 9 miles se fait en dérogation à la règle des 12 miles, dérogation obtenue par un vote en catimini entre Noël et Nouvel an par une toute petite poignée de députés.)

Vouloir implanter le plus possible d’éoliennes industrielles, est devenue une fin en soi. Cette démarche est défendue par des lobbyistes haut de gamme qui cajolent les pouvoirs publics pour bénéficier de la manne. (…) Pourtant le retour de l’expérience allemande montre qu’au niveau global, les éoliennes industrielles ne constituent pas une source d’énergie de substitution. Elles ne fonctionnent en moyenne qu’un quart du temps et pas quand on le souhaite ni quand on s’y attend. Elles impliquent en parallèle la construction de centrales classiques de même puissance pour faire face aux périodes sans vent. La préoccupation du profit écrase complètement le souci de l’environnement comme l’a signalé à plusieurs reprises la Cour des Comptes.

Un projet soit disant écologique  pour le prestige

216 m de haut, un budget colossal, un coût de l’électricité produite jusqu’à 4 fois supérieur à celui des méthodes classiques. Ces chiffres sont brandis avec fierté par ses promoteurs. Le projet est le plus grand, le plus cher, le plus prestigieux et … le plus inutile et le plus nuisible. Il va engloutir des sommes considérables prélevées dans la poche des contribuables, pour presque rien. Il n’y aura pas pour les communes littorales de retombées en termes d’emploi. Les éoliennes seront fabriquées loin d’ici, et les équipes très spécialisées chargées de leur montage et de l’entretien seront « importées » pour le temps des travaux.

Le creusement de fondations va diffuser dans la baie des centaines de milliers de tonnes de vase et de granulats, détruisant toute vie dans un périmètre rapproché. Que dire de l’impact de ces engins sur les oiseaux ! On estime le chiffre à une victime par éolienne et par jour. Etc… etc…

Aussi, je voterai défavorablement contre la demande de concession d’utilisation du domaine public ainsi que sur la demande de déclaration d’utilité publique.

Plage de Pléneuf-Val André
Val-Andre ©Tourisme Bretagne


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Plurien. Un avis défavorable par 12 voix et 2 abstentions

Jeudi, lors du conseil municipal, les élus ont été sollicités dans le cadre du projet éolien offshore pour émettre un avis sur la concession du domaine public maritime et la déclaration d’utilité publique du projet.
Il a émis un avis défavorable par douze voix et deux abstentions au projet tel que proposé par Ailes Marines et RTE. Ils ont souligné son très faible impact sur l’emploi local.

Les élus souhaiteraient voir le port d’Erquy jouer un rôle en matière de maintenance préventive. Concernant l’atterrage à Caroual, ils considèrent comme une absolue nécessité d’organiser des campagnes préventives régulières afin de s’assurer du bon ensouillage du câble. Ils demandent que RTE s’engage sur des seuils d’émissions des champs électromagnétiques plus stricts que la réglementation nationale et que les mesures du suivi des émissions soient effectuées de manières indépendantes.

Les élus demeurent à l’écoute de l’État et des porteurs de projet quant aux solutions techniques qui pourraient être apportées. Dans cette attente, ils ne se prononcent pas sur la demande d’autorisation de concession du domaine public maritime et par ailleurs n’étant pas concernés par la mise en compatibilité du Plan Local d’Urbanisme, ils s’abstiennent concernant la demande d’avis sur la déclaration d’utilité publique du projet éolien.

Le Télégramme, http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/plurien/conseil-avis-defavorable-au-parc-eolien-06-04-2016-11020532.php

Port des Hôpitaux et îlot Saint-Michel depuis la lagune de Plurien
Ilot_Saint-Michel _depuis_la_lagune_de_Plurien

Erquy, les élus disent NON au projet éolien, MAIS votent la modification du PLU

Le Conseil municipal d’Erquy s’est réuni le 17 mars 2016. Les conseillers ont donné à l’unanimité un avis défavorable au projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc, tel qu’il est proposé par Ailes marines et RTE.

Erquy©Jack

Le CD contenant l’ensemble des dossiers d’Ailes Marines et de RTE (4000 pages) est parvenu fin janvier à la mairie d’Erquy pour un avis attendu par le Préfet avant 1er avril 2016.
# Ce premier CD s’est avéré illisible.
# Il a fallu 15 jours supplémentaires pour que la mairie reçoive un CD lisible, ce qui a réduit d’autant la période d’étude des dossiers.

Un groupe de trois élus s’est consacré à cette étude, Jean-Paul Manis, Pierre Pélan, Sylvain Renaut. Madame le Maire a précisé que s’était tenu préalablement un groupe de travail à la Communauté de Communes et que la réflexion est communautaire.

Les dossiers Ailes Marines et RTE ont fait l’objet d’une brève présentation au cours de laquelle on apprend que :
# le budget prévisionnel s’élève désormais à 2,7 milliards d’euros, soit +35% par rapport au budget initial …
# pour Ailes Marines et RTE :
— les impacts physiques sont négligeables
— les impacts biologiques sont faibles
— les impacts visuels sont nuls à forts

Madame le Maire a fait lecture de la délibération rédigée en mairie, formalisant la position de la commune d’Erquy : « Sachant que le projet voulu par l’Etat se fera, nous avons voulu formuler un avis constructif. » Après avoir évoqué la nécessité de la transition énergétique et de trouver une alternative au nucléaire : « Le conseil municipal donne un avis négatif sur le projet tel que le proposent Ailes Marines et RTE, mais est d’accord pour la modification du PLU. »

Certains élus ont considéré que la modification du PLU (mise en compatibilité des plans locaux d’urbanisme), était anecdotique. Elle est pourtant indispensable pour permettre l’installation de la centrale éolienne.

L’avis défavorable des élus repose sur trois constats.

# L’absence de garantie de la préservation des activités de pêche
Les pécheurs professionnels d’Erquy sont très réservés, voire hostiles, au projet dans la mesure où ils n’ont pas la garantie de pouvoir pêcher entre les éoliennes, Ailes Marines n’ayant prévu l’ensouillage que de 50% des câbles. « Les élus d’Erquy et du territoire tiennent à soutenir l’avis des pêcheurs sur le projet. Si les fondations de type jackets sont satisfaisantes, il est inenvisageable que 50 % des câbles ne soient pas ensouillés. »

# Le manque de retombées économiques
« Ce projet doit répondre aux principes de développement durable, il faut que soient prises en compte les mesures ERC, éviter, réduire, compenser. Et si on est impacté, on doit aussi avoir un retour économique. »

# L’atterrage des câbles sur la plage de Caroual
Face à l’inquiétude sur l’impact sanitaire des ondes électromagnétiques émises par l’atterrage des câbles à Caroual, le conseil demande que les recommandations du CRIIREM soient suivis et que RTE fasse le nécessaires (blindage, coffrage,…) afin que le seuil du champ magnétique produit par les câbles de 225 000 volts soit inférieur à 0,4 microTesla. « Que les câbles atterrissent à Erquy ou ailleurs, ces précautions sont indispensables. Il faudra encore travailler de manière constructive sur ce dossier, avant l’enquête publique qui aura lieu cet été, en rencontrant la population et les associations. Nos propositions doivent être constructives et argumentées. »

Constatant que le projet n’apporterait quasiment pas d’emplois locaux, et que la commune d’Erquy était la commune la plus impactée par le projet, Madame le Maire souhaite être en mesure de négocier des compensations. Par exemple, comme les travaux du port n’ont pas été terminés pour des raisons financières, Madame le Maire souhaiterait que le port d’Erquy puisse jouer un rôle dans le projet, ce qui permettrait d’obtenir des financements pour achever les travaux.

Après avoir fait remarquer qu’elle doutait de l’efficacité du processus de décision exigé par l’Etat consistant à demander à des élus ne disposant pas du niveau de compétence technique de se prononcer sur un dossier qui les dépasse, Madame le Maire a demandé aux élus s’ils approuvaient le délibéré.

L’ensemble du conseil municipal a approuvé à l’unanimité.

Souhaitons que la prise de position des élus d’Erquy soit un engagement réel pour défendre les activités économiques, le cadre de vie, l’environnement de la baie de Saint-Brieuc, et non une prise de position circonstancielle destinée à faire augmenter d’éventuelles compensations financières.

Les compensations financières ne réparent pas les dommages aux hommes et à l’environnement. Un écosystème détruit met des dizaines d’années à se reconstruire ou ne se reconstruit pas. L’aquaculture ne remplacera pas la pêche côtière. Un belvédère avec vue sur éoliennes ne remplacera pas le panorama inspirant d’un horizon marin infini.

Pêcheurs d’Erquy. La baie de Saint-Brieuc, avec les ports d’Erquy, Loguivy-de-la-Mer et Saint-Quay-Portrieux, représente presque la moitié de la production française de coquilles Saint-Jacques (plus de 6 500 tonnes par an).
Erquy ©Bretagne Tourisme

Journée mondiale des oiseaux migrateurs

La Journée mondiale des oiseaux migrateurs 2016 est annoncée le 10 mai prochain. Organisée par la CMS** et l’AEWA***, le thème de cette année est la chasse illégale, la capture et le commerce des oiseaux migrateurs. http://www.worldmigratorybirdday.org/partners
Word Migratory Bird Day 2016 10 May
En 2015 l’événement a été centré sur l’impact du développement des énergies en général et de l’énergie dite ‘propre’ en particulier (éolien), pour la survie des oiseaux migrateurs.
Word Migratory Bird Day 2015
DES MENACES CROISSANTES : obstacles, bruit, lumière, champs électromagnétiques, ondes basses fréquence, pollution des ressources alimentaires, etc.

DES RISQUES MULTIPLIES : Collusion fatale, dépense d’énergie supplémentaire (contournement, survol), modification des ressources, perte d’habitat.

« Les oiseaux migrateurs, tels que les grues, les cigognes, les oiseaux de rivage et les aigles, voyagent sur des milliers de kilomètres le long de voies de migration s’étendant sur des pays et des continents entiers. Toutefois, les pressions résultant de la croissance de la population humaine, de l’urbanisation rapide, de la pollution, du changement climatique et de l’utilisation non durable des habitats naturels entraînent la perte, la fragmentation et la dégradation des habitats naturels dont dépendent oiseaux migrateurs. À ces pressions s’ajoutent les développements dans le secteur énergétique, car des millions d’oiseaux migrateurs sont affectés par l’expansion massive des divers moyens de générer et de distribuer l’énergie. » Bonn/Nairobi, 8 mai 2015

« Les espèces migratrices dépendent d’un ensemble de sites interconnectés. Des maillons non protégés dans ces chaînes de sites sont à l’origine du déclin rapide des populations de migrateurs dans le monde. Nous montrons que seulement 9 % des 1451 oiseaux migrateurs sont suffisamment couvert par les aires protégées à travers toutes les étapes de leur cycle annuel, en comparaison avec 45 % des oiseaux non migrateurs. Cet écart est du à l’implantation des aires protégées qui ne couvre pas le cycle annuel complet des espèces migratrices, ce qui indique que les efforts mondiaux face à la planification de la conservation coordonnée pour les migrateurs n’ont pas encore porté leurs fruits. Des investissements mieux ciblés et la coordination renforcée entre les pays sont nécessaires pour protéger les espèces migratrices tout au long de leur cycle migratoire. » Etude publiée dans Science magazine http://science.sciencemag.org/content/350/6265/1255

Puffinus mauretanicus Ben Lascelles 48444Les oiseaux de mer en particulier ont connu en l’espace de quelques décennies un déclin rapide. 97 des 346 espèces, soit 28%, sont menacées, et 10% sont considérées comme quasi-menacées (Rapport UICN*2012). Activités humaines et pollution des océans expliquent cette détérioration rapide. La pêche hauturière épuise les réserves de poissons, base de leur alimentation. Les lieux de rassemblement, de nourrissage en mer, et les sites de reproduction sur terre sont désormais impactés par le développement des parcs éoliens marins.

PARADOXE : Les différentes contributions pour l’événement sont marquées par la reconnaissance des impacts négatifs de l’éolien en mer sur les oiseaux migrateurs et sur les écosystèmes marins, ainsi que des effets cumulés sur le littoral européen. Mais ces impacts sont quasi-systématiquement mis en balance avec les avantages d’une énergie affirmée comme « propre » et qui « va protéger l’environnement ».  http://www.cms.int/en/news/energy-made-safer-birds-0

Message de fin d’année du Dr Jacques Trouvilliez, Secrétaire exécutif PNUE/AEWA, Bonn, 16 décembre 2015 « (…) Le sixième rapport sur l’état de conservation des espèces a montré que la situation des 255 espèces et des 555 populations couvertes par l’AEWA pouvait s’améliorer si des mesures concertées étaient prises : réseau d’aires protégées, utilisation durable et plans d’actions spécifiques pour les espèces prioritaires. Un article publié dans Science peu de temps après la MOP (Runge et al. 2015) confirme cette analyse : les actions doivent être cordonnées dans l’espace, le temps et par-delà les frontières. (…) Parmi les nombreux sujets traités à Bonn en Novembre, citons pêle-mêle et parmi tant d’autres les oiseaux marins, le développement des énergies renouvelables, le premier plan d’action multi-espèces… » http://www.unep-aewa.org/fr/news/message-de-fin-d’année-de-jacques-trouvilliez

POUR ALLER PLUS LOIN

o Mieux connaître les oiseaux migrateurs : Anthony STURBOIS, Râle d’eau n°153 pour la Réserve de la Baie de Saint-Brieuc, Oiseaux migrateurs Anthony STURBOIS

o Observatoire de la Biodiversité et du Patrimoine naturel en Bretagne, Espèces « rares et menacées » pour lesquelles la Bretagne abrite une part significative de la population nationale. Liste rouge Bretagne, juin 2015
http://www.observatoire-biodiversite-bretagne.fr/content/view/full/79848/%28categorie%29/76693

Logo UICNUICN Crée en 1948, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature est la plus grande et la plus ancienne des organisations globales environnementales au monde. Sur la problématique de l’éolien en mer, l’UICN France se caractérise par une rhétorique paradoxale de conciliation entre le développement des énergies renouvelables et la préservation de la biodiversité, « deux politiques qui concourent à la protection de l’environnement ». http://www.uicn.fr/-Les-Membres-.html

CMS_logo** CMS ou Convention de Bonn : Convention sur la Conservation des espèces migratrices de la faune sauvage qui a pour objectif de protéger les espèces migratrices terrestres, aquatiques et aviaires dans toute leur aire de répartition. C’est un traité intergouvernemental, conclu sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP). La CMS et ses Accords connexes sur les oiseaux migrateurs rassemblent les gouvernements et autres acteurs afin de coordonner et de développer davantage des mesures internationales en faveur des voies de migration, de garantir que toutes les voies de migration du monde bénéficient d’un mécanisme de coordination promouvant la coopération sur le terrain entre les pays concernés. http://www.cms.int

Logo AEWA*** AEWA : Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie. AEWA est un traité intergouvernemental développé sous l’égide de la CMS et dédié à la conservation des oiseaux d’eau migrateurs migrant le long de la voie de migration d’Afrique-Eurasie. L’Accord couvre 255 espèces d’oiseaux dépendant des zones humides pendant au moins une partie de leur cycle annuel. Le traité couvre 119 États de l’aire de répartition en Europe,au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi que dans certaines parties d’Asie et du Canada. Au 1er mai 2015, 74 pays, ainsi que l’Union européenne sont des Parties contractantes de l’AEWA.  http://www.unep-aewa.org

Mer du Nord, 29 cachalots échoués en 3 semaines

4 FEVRIER 2016  Un cachalot s’échoue sur une plage de Huntington, sur la côte est de l’Angleterre. C’est le 29 ème en trois semaines.
Ouest France 5 février 2016 Plage d'Huntington

3 FEVRIER 2016  Un cachalot d’une quinzaine de mètres est découvert mort sur la plage de Hemmes-de-Marck, près de Calais.

1er FEVRIER 2016  8 cachalots sont morts échoués sur une plage de la mer des Wadden dans le parc naturel national du Schleswig-Holstein, à Dithmarschen.
AFP

Les échouages de cétacés se multiplient en mer du Nord

Baleines échouées Calais
NOVEMBRE 2015
 : 10 baleines s’échouent en France sur une plage de Calais, 3 seulement survivent. « Ce troupeau était en migration pélagique vers les îles Féroé, pour se reproduire et s’alimenter », a indiqué Jacky Karpouzopoulos du centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle.

JANVIER 2016 : 17 cachalots d’environ 15 mètres de long s’échouent et meurent en mer du Nord
o Allemagne : 7 cachalots s’échouent sur les îles de Wangerooge et Helgoland (9 janvier)
o Pays-Bas : 5 cachalots s’échouent sur l’île de Texel au nord-ouest des Pays-Bas (12 janvier)
o Angleterre : 5 cachalots sont retrouvés morts sur les plages de Skegness, Norfolk, Wainfleet, et Hunstanton, côte est de l’Angleterre (22-24 janvier)
Texel
Les cachalots appartenaient vraisemblablement au même groupe. (Infographie Daily Mail)
Carte Daily Mail

Selon Rob Deaville, chef du programme d’investigation sur les échouages au Royaume-Uni : « Les cachalots étaient en assez bonnes conditions en arrivant ».

Andrew Brownlow du Scottish Marine Animal Stranding Scheme a autopsié les animaux. Il explique : « Nous ne sommes pas capables de regarder leur cerveau donc on ne peut pas exclure certaines maladies, ou un son soudain qui aurait pu les effrayer ».

Le cachalot est le plus grand des cétacés à dents. Il peut mesurer 20 mètres de long et peser plus de 50 tonnes. Pour s’orienter et s’alimenter, il utilise l’écholocation (principe du sonar), les yeux des cachalots ne pouvant pas pivoter dans leurs orbites et leur vue étant très faible.

La mer du Nord est une des régions maritimes les plus anthropisées du monde. Un trafic maritime très dense, des activités industrielles côtières et en mer créent un bruit ambiant considérable, augmenté par l’utilisation de sonars, de sondeurs, et désormais par le bruit et les infrasons permanents des éoliennes en activité.

Ces nuisances sonores cumulatives, de forte intensité, peuvent causer des dommages physiques aux mammifères marins, les empêcher de s’alimenter, de s’orienter ou de se reproduire en masquant leurs signaux de communication ou d’écholocation. (Clark et al., 2009)
Parcs éolien Mer du Nord actifs et en projet

 

 

 

Carte des parcs éoliens en activité (vert), en construction ou en projet en mer du Nord (http://www.4coffshore.com/offshorewind/)
Parcs actifs Sherringham Shoal et Lincs

Sur la photo ci-dessous légendée par le Daily Mail comme étant la plage d’Hunstanton, on voit très bien une ligne d’éoliennes, probablement les éoliennes du parc de Lincs ou alors celles de Sheringham Shoal (à une distance d’environ 17 à 20 km de la côte).

Hunstanton
Déjà en novembre 2014, au large de la côte d’Essex, une quarantaine de baleines ont failli s’échouer à proximité du parc éolien de Clacton-Brightlingsea. La marine britannique et un hélicoptère de la police ont du se porter au secours des cétacés. Lire plus : http://gardezlescaps.org/mammiferes-marins/
Anglia Press Agency Ltd:REX:SIPA

En 2015, les échouages de mammifères marins se sont multipliés, et le bilan mondial est lourd.

DECEMBRE 2015 : plus de 337 baleines ont été retrouvées échouées dans un fjord de la Patagonie chilienne.

JANVIER 2016 : Une centaine de baleines s’échouent sur une plage au sud de l’Inde.

VIDEO : Jaimen Hudson filme avec un drone deux baleines qui s’approchent d’un homme faisant du stand up paddle près des côtes d’Espérance, au Sud de l’Australie. https://www.youtube.com/watch?v=g6U3VCneKfs

SOURCES
http://www.dailymail.co.uk/news/article-3398316/Five-sperm-whales-die-getting-stranded-Dutch-beach-scientists-begun-grisly-task-working-WHY.html
http://www.europe1.fr/international/cinq-cachalots-sechouent-sur-une-plage-neerlandaise-2649253
http://fr.sputniknews.com/international/20160115/1020967115/morts-cachalots-allemagne.html
https://liledyeu.wordpress.com/2016/01/31/754/