Les échouages de cachalots dans la Manche se poursuivent

« Les parcs éoliens en mer sont une source de désorientation supplémentaire pour les cachalots, les baleines, les orques et les dauphins. »

logo-robin-des-boisRobin des bois alerte une nouvelle fois sur le danger de l’industrialisation toujours accrue du milieu marin. Le vacarme sonore de l’océan, infrasons, basses fréquences et vibrations, en désorientant les mammifères marins, leur est fatal.

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Echoué le 25 novembre. Depuis, toutes les dents ont disparu. © Maison de l’Estuaire

« Un cachalot adulte s’est échoué dans la Seine aval le vendredi 25 novembre 2016 à côté de Port 2000, Le Havre. Le cadavre est toujours en place. Des voleurs ont arraché ou coupé les dents d’ivoire. De tels actes de braconnage et de profanation se multiplient en Europe, en Islande et au Canada. Chaque cachalot porte sur sa mâchoire inférieure 20 à 25 dents coniques. Certaines pèsent un kilo, un kilo d’ivoire vendu sur le marché noir entre 2000 et 5000 €. Ce terrible cachalot de Noël rappelle que les eaux de la Manche et de la mer du Nord deviennent des milieux hostiles pour les cétacés. »

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Carte Robin des Bois des échouages de cachalots en Europe et en Méditerranée depuis janvier 2016.

« Le chaos acoustique sous-marin, les collisions avec les navires et l’ingestion des déchets de plastique sont les principales causes de la mort non naturelle des cachalots. Les bruits sous-marins proviennent des activités de dragage, de la motorisation des navires, des recherches sismiques, des sonars militaires et des activités industrielles offshore. Les parcs éoliens sont une source de désorientation supplémentaire pour les cachalots, les baleines, les orques et les dauphins. »
Lire l’article de Robin des Bois  http://www.robindesbois.org/vol-divoire-dans-la-baie-de-seine-2/  Et aussi : De l’utilité des baleines – avril 2010 (pdf 20 pages 1 Mo)

Plus de 3000 éoliennes sont déjà installées et raccordées aux réseaux électriques en mer du Nord. Elle dressent une gigantesque barrière opposée aux oiseaux, aux chauves-souris, aux poissons migrateurs, aux mammifères marins et aux hommes. Leurs anodes sacrificielles diffusent chaque jour dans l’eau des tonnes de métaux toxiques : environ 2,5 kg par éolienne et par jour, sans compter les pollutions accidentelles des lubrifiants, les produits de nettoyage des pâles, les composés toxiques des peintures, les rejets d’eau chaude des sous-stations électriques, etc.

En phase de construction, pour les opérations de battage, le bruit à la source est estimé à 206 décibels : 2000 coups successifs pour un pieu (4 pieux pour une éolienne sur fondations jacket). En phase d’exploitation, le bruit est estimé à 100 dB(A) en bout de pales.

Implantation éolienne en mer du Nord

Implantation éolienne en mer du Nord

Trafic maritime en temps réel

Rejet d’eau à 50°et 100 dB(A) : Pêche artisanale, le grand sacrifice

« Les promoteurs n’ont aucun scrupule. Ils vont s’enrichir grâce à vos factures d’électricité, et pendant ce temps, les pêcheurs vont perdre 20 % de leur chiffre d’affaires. C’est la mort d’un port de pêche et de son tourisme. »

Chalutier au Tréport. ©Stephane Bouilland

Dieppe–Le Tréport : 62 machines de 216 mètres de haut à 15 km de la côte sur 110 km². Devant l’opposition des pêcheurs, le promoteur Engie a tenté des concessions pour minimiser l’impact sur la pêche locale. « Nous restons toujours dans la zone prévue dans le cahier des charges, mais nous changeons la disposition des éoliennes et des câbles de façon à accorder plus d’espace pour la pêche » (…) « Cela nous coûte cher à la fois en termes de construction et en termes de revenus, mais on pense que cela est justifié pour faciliter la cohabitation avec les pêcheurs ».

Réaction d’Olivier Becquet, responsable de la Coopérative de pêche du Tréport et représentant des pêcheurs en Haute-Normandie : « Onze ans de combat, et je réexprime encore la position des pêcheurs. Ce parc va être établi dans une zone exceptionnelle en termes d’effectifs de pêcheurs, de qualité de la pêche et des entreprises de pêche. Nous, on embauche ! Les promoteurs n’ont aucun scrupule. Ils vont s’enrichir grâce à vos factures d’électricité, et pendant ce temps, les pêcheurs vont perdre 20 % de leur chiffre d’affaires. C’est la mort d’un port de pêche et de son tourisme. »
Source : http://www.courrier-picard.fr/region/eolien-en-mer-les-opposants-obtiennent-des-concessions-ia176b0n867887

Des impacts négatifs sur la pêche reconnus en baie de Somme et pas d’impact sur la pêche en baie de Saint-Brieuc ?

Les deux halles à marées d’Erquy et de Saint-Quay-Portrieux, classent la baie de Saint-Brieuc au 3ème rang des ventes en valeur (annuelles) en France :
(Source : France Agrimer, Données de ventes déclarées en halles à marée en 2015)

  1. Le Guilvinec : 71 883 k€
  2. Lorient : 63 274 k€
  3. Erquy et Saint-Quay-Portrieux : 60 024 k€
  4. Boulogne : 42 638 k€

La pêche emblématique de la baie de Saint-Brieuc est la coquille Saint-Jacques, donnée en exemple de pêcherie gérée durablement, mise en avant dans toutes les communications touristiques, pêche qui a construit la notoriété nationale de la région de Saint-Brieuc.

En baie de Saint-Brieuc, 670 emplois directs pour la pêche à la coquille Saint-Jacques

Campagne 2015-2016
5 990 tonnes de coquilles Saint-Jacques
13 millions d’euros de chiffres d’affaire
217 bateaux et 450 emplois embarqués
70 emplois dans les deux criées
12 ateliers d’expédition et de transformation soit 150 emplois directs
Source http://www.cad22.com/armorstat/Filieres-economiques/Filiere-Coquille-Saint-Jacques-Cotes-Armor.pdf

Imposé par l’Etat entre les deux gisements classés de coquilles Saint-Jacques de la baie, le projet éolien de l’Etat porté par Ailes Marines s’inscrit en totale contradiction avec les politiques d’aménagement et de développement menées pendant des dizaines d’années en baie de Saint-Brieuc. Ces gisements sont les plus productifs de France et constituent les plus grands gisements naturels européens. Le projet de l’Etat est même situé en partie sur le gisement « du large ». Si ce projet se réalise, l’impact économique sera désastreux pour la région de Saint-Brieuc.

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Que dit l’Ifremer ?

« On constate que pour quinze années (sur seize), la zone du voisinage est au moins légèrement voire nettement plus riche en coquilles Saint-Jacques que la totalité de la baie. En effet, plusieurs éléments indiquent que le barycentre du gisement coquillier de Saint-Brieuc se déplace progressivement vers l’Est vraisemblablement sous l’effet de l’expansion de la crépidule notamment dans la partie Ouest-Nord-Ouest de la baie en raison d’une configuration courantologique favorable pour cette espèce. Dans le même sens, il serait vraisemblable que la zone « éoliennes » bénéficie également de cette tendance d’enrichissement progressif en coquilles Saint-Jacques. »   Ifremer Brest-Lorient, p16 Etude coquilles Saint-Jacques campagne 2014 4-2-a-1-8-_4_-_stb-dev-r-ifr-1110_rev_0_rapport_coquilles_saint-jacques_campagne_2014

Ailes Marines n’a pas trouvé de coquilles Saint-Jacques

Campagne 2012, Evaluation des populations de bivalves / 3. Données générales de la campagne de prélèvement, p29 « Pour cette espèce, la taille commerciale, mesurée dans la longueur, n’est pas comparable aux mesures de hauteur relevées sur le terrain. Il est donc impossible de connaître les effectifs d’individus de taille commerciale. De plus, les effectifs récoltés (10 individus) sont insuffisants pour établir une structure en taille. Pour cette espèce, seule la répartition spatiale des individus, toutes classes de taille confondues, est présentée.

Les faibles effectifs prélevés ne permettent pas de dégager une quelconque tendance quant à la répartition géographique des densités de coquilles Saint-Jacques. L’espèce est présente sur seulement 8 stations d’échantillonnage. »

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L’eau à 50° rejetée en continu par la sous-station électrique entraînera une augmentation de la température de l’eau de 0,3°.

L’atteinte environnementale sera tragique compte-tenu des nuisances associées à l’implantation et au fonctionnement d’une usine éolienne de production d’électricité en mer. L’abondante littérature d’Ailes Marines est à ce sujet édifiante : forage/battage/bétonnage des fonds marins, rejets turbides, pollutions accidentelles, trafic des navires de servitude, pollution sonore, destruction d’habitats, relargage continu de métaux toxiques, relargage continu de 200 m3 d’eau à 50 degrés par heure.

Document d’incidence Natura 2000 page 371
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100 dB(A) annoncés en phase d’exploitation

A cela s’ajoutera le vacarme de la sous-station électrique : « Un niveau d’émission sonore de 90 à 100 dB(A), mesuré à la source, est attendu à pleine production du parc.» (page 58, Document d’incidence Natura 2000).

Auquel il faudra ajouter le bruit du générateur de la nacelle ainsi que le bruit des vibrations induites par les pâles. « La puissance nominale est atteinte pour une vitesse de vent de 43 km/h : à cette vitesse, les pâles tournent à 8,5 tours par minute, soit une vitesse de 288 km/h en bout de pale. » (page 46, Document d’incidence Natura 2000).

Ce vacarme multi-sources se propagera dans l’eau sous-marine à grande distance, massacrant à grande échelle les mollusques bivalves et l’acquafaune de la baie de Saint-Brieuc.echelle-ademe

Le projet éolien de la baie de St-Brieuc dénoncé par 9 associations environnementales riveraines

Neuf associations environnementales de la Côte de Penthièvre et de la Côte d’Emeraude, représentant 3 350 adhérents dans les Côtes d’Armor et en Ile et Vilaine se sont unies pour déclarer leur opposition ferme au projet éolien industriel en Baie de Saint-Brieuc.

Lire/ télécharger la déposition commune remise à la Commission d’enquête publique le 28 septembre à Saint-CastDéposition commune des associations

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Avec cette déposition, les associations ont remis les résultats d’une enquête auprès de leurs adhérents. Un grand merci à tous les adhérents qui ont participé.

Vous pouvez lire/télécharger les résultats ici :

Perception de l’enquête publique par les riverains

Que l’on soit résident habituel, résident secondaire ou touriste, la baie de Saint-Brieuc est unanimement perçue comme un territoire bien préservé et en bonne santé.  Ce territoire se définit prioritairement par ses grands paysages maritimes, ainsi que par la pêche.

A la veille de la clôture de l’enquête publique, les ¾ des riverains du projet ne s’estiment pas suffisamment informés. Les avis de l’enquête publique ont été peu vus. Une petite minorité seulement d’adhérents (12%) déclare avoir pu consulter tous les documents de l’enquête publique dont ils souhaitaient prendre connaissance. La quantité de dossiers est décourageante, le téléchargement pas toujours facile, il est parfois difficile de distinguer un dossier d’un autre tant les couvertures se ressemblent. Des difficultés qui construisent une défiance élevée vis à vis des documents fournis par Ailes Marines.

Aussi, plus d’1/3 des adhérents n’envisagent pas de déposer d’avis à l’enquête publique, alors que membres d’associations environnementales, ils représentent la part de la population civile la plus informée et la plus impliquée dans la réflexion sur les écosystèmes marins de la baie !

Auprès de cette population bien informée sur les enjeux environnementaux du golfe normand-breton, de très nombreux impacts environnementaux négatifs sont redoutés, tant sur la biodiversité, que sur l’avifaune et sur l’acquafaune.

En parallèle, de fortes inquiétudes ont été exprimées vis à vis de l’incidence négative du projet sur les activités économiques majeures de ce littoral, la pêche et le tourisme, susceptible d’impacter le dynamisme et la qualité de vie des communes.

Conclusion, 96% des adhérents émettent un avis défavorable au projet d’Ailes Marines, dont 87% sont des avis très défavorables.

On notera par ailleurs que l’extension possible du projet actuel n’est pas connue. Le 1er juillet dernier, Jean-Yves Le Drian a soumis au vote du conseil régional une feuille de route pour les énergies marines renouvelables en Bretagne qui définit les objectifs sur la période 2016-2022. Cette feuille de route mentionne la possible extension du parc actuel à l’est et à l’ouest, sous réserve de retours d’expérience de la zone actuelle, après deux ans de tests. 10% seulement des adhérents déclarent connaître ce second développement industriel en baie de Saint-Brieuc.

Prendre connaissance de la feuille de route régionale en faveur du développement des énergies marines renouvelables en Bretagne, particulièrement les pages 6 et 7 qui exposent les propositions d’extension du projet d’Ailes Marine.  http://www.bretagne.bzh/jcms/prod_337950/fr/session-juin-2016-emr
gardezlescaps

  • Associations environnementales des Côtes de Penthièvre et d’Emeraude
    Association pour la qualité de la Vie à Pléneuf-Val André
    Association Bien Vivre à Plurien
    Association pour la Défense du Site de Lancieux et de la baie de Beaussais (ADSLB)
    Association Gardez les Caps
    Cercle des Amis de Saint-Briac et de la Côte d’Emeraude
    Erquy Environnement (APSEE)
    Fédération des Associations et Usagers des bassins versants de la Rance et du Frémur (FAUR)
    Fréhel Environnement
    Saint-Cast Nature Environnement

Enquête publique : comment déposer ses observations

« Enquêtes publiques – Projet de parc éolien en mer en baie de Saint-Brieuc et son raccordement. »

Dates de l’enquête publique : du 4 août à 9 heures au 29 septembre 2016 inclus à 16 heures

Il y a trois enquêtes publiques :

  1.  L’enquête publique concernant le parc éolien
  2.  L’enquête publique concernant le raccordement
  3.  L’enquête publique concernant Jersey

On peut prendre connaissance du dossier et consigner ses observations :

Dans les mairies

Pleubian, Lanmodez, Lézardrieux, Bréhat, Ploubazlannec, Paimpol, Plouézec, Plouha, Tréveneuc, Saint-Quayportrieux, Binic Etables-sur-Mer, Pordic Tréméloir, Plérin, Saint-Brieuc, Langueux, Hillion, Morieux, Planguenoual, Pléneuf-Val-André, Saint-Alban, Hénansal, Erquy, Plurien, Fréhel, Plévenon, Pléboulle, Matignon, Saint-Cast-le-Guildo, Saint-Jacut-de-la-Mer, Lancieux, Saint-Briac-sur-Mer, Saint-Lunaire, Dinard, Saint-Malo, Saint-Coulomb, Cancale.

Des permanences sont organisées dans les mairies à certaines dates. Un ou plusieurs membres de la commission d’enquête se tiennent à la disposition du public pour recevoir les observations écrites ou orales.

Dates des Permanences de la Commission d’Enquête :  http://gardezlescaps.org/wp-content/uploads/2016/07/Enque%CC%82tes-publiques-baie-de-St-Brieuc.pdf

Par correspondance postale

Adressée à la présidente de la commission d’enquête au siège de l’enquête :
Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM)
Délégation à la mer et au littoral
Enquête publique projet éolien en mer
à l’attention de Madame la présidente de la commission d’enquête
C.S. 52256
1, rue du parc
22 022 Saint-Brieuc cedex

Sur le site internet de la Préfecture des Côtes-d’Armor

http://www.cotes-darmor.gouv.fr/Actualites/Enquetes-publiques-Projet-de-parc-eolien-en-mer-en-baie-de-Saint-Brieuc-et-son-raccordement

Télécharger les documentsOn peut télécharger les 6000 pages de l’enquête (environ 130 fichiers)

Ici pour le parc éolien : http://www.registre-numerique.fr/st-brieuc-parc/documents

Ici pour le raccordement : http://www.registre-numerique.fr/st-brieuc-raccordement/documents

Déposer une observation

On peut consulter et/ou déposer une observation :

Ici pour le parc éolien : http://www.registre-numerique.fr/st-brieuc-parc

Ici pour le raccordement : http://www.registre-numerique.fr/st-brieuc-raccordementSite Préfecture

Mobilisation générale au Val-André pour sauver les Côtes d’Armor du projet industriel éolien envisagé par l’Etat en baie de Saint-Brieuc.

La salle était comble (500 personnes) à la réunion publique du jeudi 11 août 2016 au casino Partouche du Val-André. On peut estimer la fréquentation à 550-600 personnes compte-tenu du turn over tout au long de la réunion qui s’est terminée à 20 heures pour la séance de cinéma du casino.

Val-André 11 août 2016

MERCI à tous les présents. Un TRES GRAND MERCI à tous ceux qui sont venus et ont du repartir après avoir cherché en vain une place de stationnement. Certains ont « tourné » pendant ¾ d’heures avant de rebrousser chemin tant la fréquentation de Pléneuf-Val-André était forte ce jour-là.

France3 a couvert la réunion. http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/parc-eolien-en-baie-de-st-brieuc-la-grogne-s-organise-1064795.html

Nous mettrons en ligne l’essentiel des interventions dans les jours qui viennent.

Le débat a été marqué par deux thématiques, le souci de la préservation de la qualité de l’environnement marin de la baie de Saint-Brieuc et la prise de conscience d’une volonté officielle manifeste de minimiser la visibilité des éoliennes depuis le littoral par des photomontages panoramiques ne correspondant pas à la réalité optique de la vision humaine.

La concession du domaine public demandée par Ailes Marines est de 103 km2 pendant une durée de 40 ans ! Hors, ce projet que l’Etat et Ailes Marines nomment projet de territoire, se révèle une usine électrique implantée au raz de la côte (moins de 17 km). Elle va couvrir l’équivalent de la surface d’une ville comme Paris, pour produire en 1 an à peine 1 journée de la consommation électrique française avec des emplois créés à l’étranger et la destruction de nos fonds marins benthiques par 256 forages.

Nous avons la chance de jouir de paysages marins magnifiques, de posséder une biodiversité marine protégée, une qualité d’eau exceptionnelle, une pêche côtière dynamique gérée durablement, un littoral animé par un tourisme vert, 2ème activité économique du département. Le milieu marin de la baie de Saint-Brieuc offre des biens et des services inestimables à tous, pas uniquement à ses riverains : qualité de l’air et de l’eau pour la planète, alimentation, emploi, paysages, loisirs.

Le projet de l’Etat porté par Ailes Marines est en contradiction absolue avec les politiques de l’environnement, de la préservation des paysages, de la biodiversité et des espèces sauvages, mises en place depuis des décennies dans les Côtes d’Armor. Volontarisme politique de l’Etat central et manque de transparence ont rythmé l’avancement du projet. A titre d’exemple, nous ne connaissons toujours pas le tarif de rachat de l’électricité garanti par l’Etat à Ailes Marines pour une durée de 20 ans et indexé. A minima, 220€ le mégawattheure (MWh), peut-être plus, alors qu’IBERDROLA et ADWEN se sont engagés avec 9 autres industriels de l’éolien le 3 juin dernier au Conseil de l’Union Européenne, à produire une électricité éolienne marine « en-dessous de 80 euros le mégawattheure (MWh) d’ici 2025 », coût de raccordement compris.

Engagement signé par Iberdrola 2016-06-03_1

Engagement signé par Iberdrola 2016-06-03_2

Autre exemple, à l’inauguration de la nouvelle salle de la criée d’Erquy, l’inquiétude légitime des riverains sur l’impact économique, l’impact environnemental, l’impact sanitaire du projet, a été balayée avec mépris par le Préfet Lambert qualifiant les habitants d’Erquy d’ « arriérés ».

Devant ce choix politique et administratif sans information objective de la société civile (facteur de charge irréaliste, tarif de rachat inconnu, minoration de l’impact paysager et environnemental), sans concertation démocratique (des débats et études programmés après que les décisions majeures aient déjà été prises par l’Etat), devant un projet qui remet en cause les activités économiques existantes des Côtes d’Armor, nous vous appelons à aller nombreux faire connaître votre opinion dans les mairies ou par internet sur les registres de l’enquête publique.

Rien n’est joué. Refusons un projet de l’Etat néfaste pour les citoyens, leur territoire, et bien au-delà. Bien au-delà, parce que les écosystèmes marins sont un bien public précieux pour tous les hommes. Les océans nous protègent du réchauffement climatique en stockant le carbone, ils apportent 50% de l’oxygène que nous respirons, ils abritent une grande part de la biodiversité mondiale. Ne laissons pas détruire l’écosystème marin de la baie de Saint-Brieuc par une industrialisation inutile aux productions électriques bretonnes et françaises.

Gardez les Caps

Calendrier Enquête publique en baie de Saint-Brieuc

1. Enquête publique unique sur les demandes d’autorisation relatives au projet de construction d’un parc éolien en mer en Baie de Saint-Brieuc

L’enquête se déroulera du jeudi 4 août 2016 à 9 heures au jeudi 29 septembre 2016 inclus à 16 heures.

Il est procédé à une enquête publique unique sur la demande de procéder à la construction d’un parc éolien en mer en Baie de Saint-Brieuc déposée par la société Ailes Marines en vue de :

  • L’autorisation d’utiliser le domaine public maritime, au titre de l’article L. 2121-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
  • L’autorisation unique IOTA portant sur l’autorisation au titre de la loi sur l’eau et sur l’autorisation dérogation d’atteinte aux espèces et habitats protégés d’un ouvrage réalisé en contact avec le milieu marin et ayant une incidence directe sur le milieu au titre de l’ordonnance n° 2014-619 du 12 juin 2014 relative à l’expérimentation d’une autorisation unique pour les installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation au titre de l’article L. 214-3 du code de l’environnement.

Communes concernées

carte-périmètre_500x343.jpgPleubian, Lanmodez, Lézardrieux, Ploubazlanec, Bréhat, Paimpol, Plouezec, Plouha, Treveneuc, Saint-Quay-Portrieux, Binic-Etables, Pordic-Tréméloir, Plérin, Saint-Brieuc, Langueux, Hillion, Morieux, Planguenoual, Pléneuf-Val-André, Erquy, Plurien, Fréhel, Plévenon, Pléboulle, Matignon, Saint-Cast-Le-Guildo, Saint-Jacut-de-la-Mer, Lancieux, Saint-Briac-sur-Mer, Saint-Lunaire, Dinard, Saint-Malo, Saint-Coulomb et Cancale.

Commission d’enquête

Madame Sylvie CHATELIN (Présidente)
Madame Danielle FAYSSE (Présidente suppléante)
Monsieur Jean-Louis MARECHAL
Monsieur Jean-Luc PIROT
Monsieur Gérard BAVOUZET
Monsieur Jean-Yves LE COULS (membre suppléant)

Le siège de l’enquête est fixé à la direction départementale des territoires et de la mer – Délégation à la mer et au littoral ; 5 rue Jules Vallès 22000 Saint-Brieuc.

Les pièces du dossier ainsi que les registres d’enquête seront déposés dans les mairies concernées par l’enquête.

Le dossier sera également consultable en ligne sur le site internet des services de l’Etat des Côtes-d’Armor http://cotes-darmor.gouv.fr, ainsi qu’un registre électronique.

Prendre connaissance des dates et horaires de consultation pour chaque mairie :

x dans l’avis d’enquête adressé aux mairies : Enquête publique Parc-éolien St-Brieuc Mairies

x dans le document de présentation des enquêtes publiques édité par les services de l’Etat : Enquêtes publiques baie de St-Brieuc

Avis d’enquête intégral et dossier complet sur le site de la Préfecture.


2. Enquête publique unique sur les demandes d’autorisation relatives au raccordement au réseau public de transport d’électricité du parc éolien en mer en Baie de Saint-Brieuc, au poste électrique de la Doberie sur la commune d’Hénansal et aux travaux connexes d’extension de ce poste électrique.

1. Il est procédé à l’enquête publique dans les communes de Pleubian, Lanmodez, Lézardrieux, Ploubazlanec, Bréhat, Paimpol, Plouezec, Plouha, Treveneuc, Saint-Quay-Portrieux, Binic-Etables, Pordic-Tréméloir, Plérin, Saint-Brieuc, Langueux, Hillion, Morieux, Planguenoual, Pléneuf-Val-André, Erquy, Plurien, Fréhel, Plévenon, Pléboulle, Matignon, Saint-Cast-Le-Guildo, et au siège de la Direction départementale des Territoires et de la Mer des Côtes d’Armor :

  • Sur la demande d’autorisation de procéder au raccordement du parc éolien en Baie de Saint-Brieuc au poste électrique de la Doberie sur la commune d’Hénensal déposée par Réseau Transport d’électricité (RTE),
  • En vue de l’autorisation d’utiliser le domaine public maritime, au titre de l’article L. 2121-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

2. Il est procédé à l’enquête publique dans les communes de Pleubian, Lanmodez, Lézardrieux, Ploubazlanec, Bréhat, Paimpol, Plouezec, Plouha, Treveneuc, Saint-Quay-Portrieux, Binic-Etables, Pordic-Tréméloir, Plérin, Saint-Brieuc, Langueux, Hillion, Morieux, Planguenoual, Pléneuf-Val-André, Erquy, Plurien, Fréhel, Plévenon, Pléboulle, Matignon, Saint-Cast-Le-Guildo, Hénansal, Saint-Alban, et au siège de la Direction départementale des Territoires et de la Mer des Côtes d’Armor :

  • Sur la demande d’autorisation de procéder au raccordement du parc éolien en Baie de Saint-Brieuc au poste électrique de la Doberie sur la commune d’Hénensal déposée par Réseau Transport d’électricité (RTE),
  • En vue de l’autorisation unique IOTA portant sur l’autorisation au titre de la loi sur l’eau d’un ouvrage réalisé en contact avec le milieu marin et ayant une incidence directe sur ce milieu au titre de l’ordonnance n° 2014-619 du 12 juin 2014 relative à l’expérimentation d’une autorisation unique pour les installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ai titre de l’article L. 214-3 du code de l’environnement.

3. Il est procédé à l’enquête publique dans les communes de Erquy, Hénansal, Saint-Alban, et au siège de la Direction départementale des Territoires et de la Mer des Côtes d’Armor :

  • Sur la demande d’autorisation de procéder au raccordement du parc éolien en Baie de Saint-Brieuc au poste électrique de la Doberie sur la commune d’Hénensal déposée par Réseau Transport d’électricité (RTE),
  • En vue de la déclaration d’utilité publique de la création d’une liaison électrique à double circuit de 225.000 volts reliant la sous-station électrique en mer au poste de la Doberie
  • En vue de la mise en compatibilité des documents d’urbanisme des communes de Erquy, Saint-Alban et Hénansal.

4. Il est procédé à l’enquête publique dans la commune d’Hénansal et au siège de la Direction départementale des Territoires et de la Mer des Côtes d’Armor sur :

  • La demande d’autorisation de procéder au raccordement du parc éolien en Baie de Saint-Brieuc au poste électrique de la Doberie sur la commune d’Hénansal déposée par Réseau Transport d’électricité (RTE), en vue de :
  • La déclaration d’utilité publique des travaux d’extension du poste électrique à 225.000 volts de la Doberie situé sur la commune Hénansal,
  • La mise en compatibilité du document d’urbanisme d’Hénansal.

Nettoyer les rivages et la mer

La collecte des déchets en mer sera testée à Erquy, cet été

Lu dans Côtes d’Armor magazine page 14, article de Stéphanie Stoll
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©E BREZHONEG 2La mer, hélas, ne recèle pas seulement une biodiversité exceptionnelle. Décennie après décennie, s’y accumulent des déchets. Face à ce problème, des habitants les ramassent sur le littoral et cet été, à Erquy, on testera leur collecte en mer.

Des morceaux de plastique. Des bouts de filets de pêche. Des mégots. Des bouteilles écrasées. Des chaussures sur lesquelles se fixent des pouce-pied (1). Trop souvent, le littoral est souillé de ces objets. Il faut attendre deux ans pour dégrader un filtre de cigarette; 50 ans pour un emballage de polystyrène; 200 ans pour des boîtes en aluminium ou des piles ; 400 ans pour des couche-culotte ou des bouteilles de plastique et 600 ans pour des filets de pêche en nylon.

288 millions de tonnes de plastique produites en 2012

Selon Surfrider Foundation, la production mondiale de plastique est passée de 1,5 tonne par an en 1950 à 288 millions de tonnes en 2012. Selon cette même organisation, entre 2 et 5 % du plastique fabriqué en 2010 a fini dans les océans. « Quand on traverse le rail des cargos, on voit beaucoup d’objets, même des réfrigérateurs ! raconte Vincent Biarnès, skipper de Saint-Brieuc. Il faut rester vigilant car on peut casser le bateau. En Manche, on a beaucoup de courant, les déchets partent vite ailleurs, vers l’Angleterre ou au large. En Atlantique, il y a moins de courant, donc davantage de déchets. Et c’est pire encore en Méditerranée. »

Du plastique dans les nids d’oiseaux des Sept-Iles

©E BREZHONEG 1

Le guillemot de Troïl, pris dans un filet de pêche, est mort.

On estime que 80 % des déchets marins proviennent de la terre. Souvent, les municipalités, les associations, les écoles, les clubs de sport et même des commerçants organisent des collectes de déchets sur le littoral. Fin mai, à Louannec, on a chargé trente sacs-poubelles en une matinée; d’autres ont été remplis à Erquy ou à Saint-Cast-le-Guildo début juin. Cependant, ces détritus ne finissent généralement pas dans une poubelle.

« À la réserve naturelle des Sept-Îles(2), les fous de Bassan(3) et les cormorans huppés (4) utilisent des morceaux de filets pour fabriquer leurs nids, observe Gilles Bentz, responsable de la station de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de l’Ile- Grande. Certains restent prisonniers des filets et meurent. »

En juillet à Erquy, se déroulera une démonstration pour ramasser des déchets avec des bateaux de pêche au moyen d’un chalut ad hoc. Les détritus seront aussitôt transférés dans un camion-benne et conduits au centre de tri de Ploufragan.

Cette expérimentation a déjà été conduite en France par Waste free oceans, une organisation non-gouvernementale de Bruxelles, liée aux industries plastiques. Six navires d’Honfleur, Ciboure, Capbreton et Saint-Mandrier ont ramené 2084 kg de déchets en 62 jours de sortie au total; un tiers était composé d’emballages plastiques, 23 % des filets de pêche et 19 % de bouteilles.

« Les petits ruisseaux vont à la rivière et les rivières vont à la mer, commente Alain Coudray, président du comité des pêches des Côtes-d’Armor. L’eau charrie des déchets, des microbes, des pesticides (7)… La pollution terrestre met en danger la pêche. La qualité de l’eau, c’est important ! »

Stéphanie Stoll

Lire dans côtes d’Armor magazine  http://cotesdarmor.fr/fileadmin/user_upload/magazines/p8fr_Mag152.pdf

Peut-on vraiment pêcher dans les parcs éoliens en mer ?

Retours d’expérience danois, allemands, anglais

©Archives Le TélégrammeEn baie de St-Brieuc, une pêche côtière jeune et dynamique

A 17 km du port d’Erquy, sur une zone de pêche de 75 km2 (concession totale : 103 km2), l’Etat envisage d’implanter 62 éoliennes de 216m de haut pour une durée de 40 ans. L’enquête publique approche, de nombreuses questions demeurent en suspens.

L’usine électrique sera plantée en plein cœur de la baie, dans le gisement de coquilles St-Jacques dit du large, la pointe sud du parc sera localisée dans le gisement principal, sachant que la pêche côtière en baie de St-Brieuc se caractérise par la drague à la coquille St-Jacques. 74 % des navires côtiers possèdent une licence coquille St-Jacques. La moitié des St-Jacques pêchées en France provient de la baie de Saint-Brieuc, soit environ 6500 tonnes par an. C’est une pêche gérée durablement sans surexploitation de la ressource, dépendant de quotas définis chaque année par l’Ifremer après évaluation de la biomasse exploitable.

Avec 280 navires de pêches immatriculés, les Côtes d’Armor occupent le 2ème rang en Bretagne, derrière le Finistère. 88% des navires sont déclarés en petite pêche. Les armateurs sont les patrons de leur navire. Les armateurs briochins sont plus jeunes que dans le reste de la Bretagne, avec une majorité âgée de moins de 40 ans, notamment sur le port de Saint-Quay-Portrieux.


Quelles conditions pour la  pêche si le projet de centrale éolienne voit le jour ?

On ne sait toujours pas ce qui serait imposé aux pêcheurs.

L’implantation des éoliennes modifiera nécessairement la ressource halieutique d’une part, les habitudes de pêche d’autre part. La question fondamentale de l’ouverture à la navigation, du droit de pêcher, de jour comme de nuit, n’a reçu pour l’instant aucune réponse précise du Préfet maritime. La décision appartient à la Préfecture maritime, ainsi que la définition des modalités, calendrier, métiers, zones d’exclusion et/ou de sécurité en cas d’autorisation.
Le 1er avril dernier, la Grande Commission Nautique (organisme consultatif qui réunit des représentants de l’Etat et des usagers de la mer), a rendu un avis favorable à l’unanimité à l’implantation de la centrale éolienne dans la baie.

Concernant la sécurité en mer, on peut lire :
« Il faudra s’adapter aux éléments rencontrés, fondations sur pieux ou jackets, éolienne ou sous-station… Néanmoins, le danger existe. Dans le champ de Barrow-in-Furness, au nord de Liverpool, un bateau de maintenance s’est retrouvé coincé à la marée montante dans un jacket. Le navire a été fortement endommagé et a dû être remorqué ». Jacques Sauban, Inspecteur général Atlantique de la SNSM
Ou encore à propos de la possibilité d’hélitreuillage au milieu d’éoliennes de 216m de haut : « Cette possibilité reste à confirmer dans la mesure où cela n’a jamais encore été pratiqué, ni testé ».

Le principe de la pêche au sein du parc est validé avec une réglementation stricte :

  • « limiter l’activité pêche à la seule pêche à la coquille pendant les créneaux d’ouverture, et en dehors de ces périodes laisser les instances de la pêche gérer la co-activité des différents types de pêche»
  • pour les arts dormant, une zone d’exclusionde 200m autour de la station électrique (6km2) et de 50m autour de chaque éolienne avec utilisation de gueuses à la place de grappins;
  • pour les arts traînant, une autorisation uniquement entre certaines rangées d’éoliennes, et hors zone centrale, « la distance minimale rapportée à la ligne d’éoliennes faisant l’objet d’une réflexion ultérieure

Par ailleurs, dès le début des travaux programmés en 2018, les chenaux d’accès aux ports de St-Brieuc et St-Malo seront allongés afin de contourner la centrale éolienne.

Pendant les travaux, la navigation sera interdite à tous les navires extérieurs à la zone de chantier pendant 2 ans.

Le procès verbal est disponible sur le site internet du SHOM.  http://www.shom.fr/le-shom/conseils-et-comites/les-commissions-nautiques/les-commissions-nautiques-2016/


Les impacts prévisibles sur la ressource et leurs conséquences sur la pêche

Plus de 23 000 tonnes de crustacés, coquillages, et poissons, ont été vendue aux criées d’Erquy et de St-Quay-Portrieux en 2015.

Coquilles St-Jacques, praires, palourdes, amandes, araignées, tourteaux, homards, seiches, encornets, bars, lottes, raies, grondins, St-Pierre, églefins, etc., les 77 km² préemptés pour la centrale éolienne abritent une rare richesse halieutique réglementée et à forte valeur ajoutée.

Ce à quoi peuvent s’attendre les pêcheurs :

o  La destruction des fonds marins
o  La pollution aux métaux lourds de l’eau de mer de toute la baie, et au-delà, de l’océan (15 tonnes d’anode sacrificielle par éolienne)
o  Une vie marine asphyxiée
o  Une augmentation du trafic maritime
o  La possible fermeture de certaines zones
o  Une augmentation du bruit sous-marin
o  Des vibrations éoliennes transmises au socle rocheux et au sable qui le recouvre
o  Des champs électromagnétiques autour des câbles électriques
o  Des câbles électriques, des empilements de roches pour les maintenir en place, qui seront autant d’obstacles sur lesquels s’accrocheront dragues, filets, palangres.


Qu’en est-il à l’étranger ? Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Suède, la navigation dans les parcs éoliens est interdite aux pêcheurs. Au Danemark des restrictions proches de l’interdiction

Allemagne   Allemagne

La navigation et la pêche sont interdites dans tous les parcs éoliens allemands sans dérogation administrative possible. A cette interdiction s’ajoute l’interdiction de naviguer, l’interdiction d’utiliser des filets chalut de fond, dérivants ou autres équipements similaires dans une zone dite de sécurité de 500 mètres autour du parc.
Source BSH, Organisme d’état allemand délivrant les autorisations d’installation et d’exploitation des parcs éoliens en mer, Bundesamt für Seeschifffahrt und Hydrographie, Interdiction de circuler dans tous les parcs eoliens offshore allemands, janvier 2016
http://gardezlescaps.org/wp-content/uploads/2015/08/Interdiction-de-circuler-dans-tous-les-parcs-eoliens-offshore-allemands-01-2016.pdf

Belgique   Belgique

Même réglementation en Belgique,
« Il est interdit de naviguer et de pêcher à proximité des éoliennes.»
Source Plan d’aménagement des espaces marins Belge page 6

Pays-Bas   Pays-Bas

Même réglementation aux Pays-Bas,
« Aucun bateau n’a le droit de naviguer et la pêche est interdite. »
Source de Volkskrant-Amsterdam, 21 septembre 2011, http://www.volkskrant.nl

Danemark  Danemark

Au Danemark, la pêche côtière a presque disparu. « Les espaces à l’intérieur et en bordure immédiate du parc éolien constituent une zone marine protégée dans laquelle la pêche est restreinte. »
Source : Étude sur les parcs éoliens en mer publiée par les promoteurs et l’administration danoise, page 78 http://ec.europa.eu/ourcoast/download.cfm?fileID=975

Royaume-Uni  Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, la pêche est autorisée dans les parcs éoliens, mais beaucoup de marins-pêcheurs abandonnent ces zones de pêche parce qu’elles sont devenues trop dangereuses : danger des collision, danger des engins de pêche qui s’accrochent dans les structures ou dans les enrochements qui recouvrent les câbles.
Les bases des éoliennes mettent les bateaux en danger, marées fortes et grosses vagues balancent loin du bateau et emmêlent facilement les engins de pêche autour des pieux et des structures sous-marines. En Grande-Bretagne, il est demandé aux pêcheurs de ne pas s’approcher à 55 mètres d’une turbine. En cas d’incident, les pêcheurs ne sont pas autorisés à démêler leurs engins. Ils doivent signaler l’incident et attendre que l’exploitant leur fournisse des engins de remplacement.

o Greater Gabbard

A 25 km au large des côtes du Suffolk, 140 éoliennes Siemens pour une capacité de 500 MW

La pêche a quasiment disparu, les pêcheurs ont été contraints d’abandonner leur métier.

Témoignage de Ben Stebbing, ancien marin pêcheur reconverti dans le transfert de personnel sur les champs éoliens.
« A l’époque où j’ai créé la société Enviroserve, à Lowestoft, dans le sud-est de l’Angleterre, les pêcheurs n’ont pas eu trop d’alternative. Soit on prenait un chèque en contrepartie de l’abandon de notre métier, soit on se reconvertissait dans le transport de passagers. … Dans ma région, la pêche a quasiment disparu et il n’est pas possible de pêcher à l’intérieur des champs éoliens. »

«… lors des phases de construction des parcs éoliens. C’est la période où il y a beaucoup de demandes dans notre métier. A titre d’exemple, London Array, le plus grand parc sur lequel nous avons travaillé a mobilisé 35 bateaux de transfert pendant la construction. Aujourd’hui, en phase d’exploitation, il n’y a plus besoin que de 4 navires. »

Bateaux de transfert : « Il faut être capable de proposer la télé, des douches, le couchage à bord, l’air conditionné… » « Chez nous, les premiers à arriver ont été les Néerlandais. »

Pas d’emplois durables créés. « Dans six mois, l’activité va peut-être redémarrer. Il y a de gros projets au nord du Pays de Galles »

Source http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/pecheur-anglais-reconverti-dans-leolien-offshore-26-09-2013-110971

Ceux qui sont restés sont amers, la ressource a fortement diminué, les fonds marins sont dangereux.

« Désormais, les bateaux de pêche d’Aldeburgh sont incapables d’accéder à d’importants stocks de soles de Douvres à environ deux miles au large de la côte, en raison des perturbations causées aux fonds marins par le chenal du câble d’atterrage.

Les promoteurs s’étaient engagés à remettre les fonds marins dans leur état d’origine une fois les travaux terminés, mais ils ont prétendu qu’ils n’avaient pas réussi, ce qui a créé des obstacles et des risques pour les bateaux et pour les filets.

Jerry Percy, porte-parole de l’Association des pêcheurs côtiers :
« L’impact du développement de ces sites éoliens sur les stocks et sur les marins pêcheurs est très préoccupant ». La pêche artisanale étant déjà sous pression, ces perturbations supplémentaires pourraient signifier la fin de l’activité.

« Nous avons été ici depuis des générations et pourtant avec ces développements, les promoteurs nous poussent dehors. »

Le porte-parole de Greater Gabbard Offshore Winds Limited (GGOWL) a répondu que des réunions régulières avec les représentants de l’industrie de la pêche avaient été tenues pour tenir compte des préoccupations des marins pêcheurs. »

Source  EAST ANGLIAN Daily Times février 2015 http://eadt.co.uk/1.3945934

o London Array

A 28,6 km au large de Foreland sur la côte du Kent en Angleterre, 341 éoliennes Siemens pour une capacité de 1000 MW.

Des câbles à éviter

« Il est difficile de pêcher au London Array. Dans un parc éolien, tout utilisateur d’une drague doit savoir précisément où se trouvent les câbles, qu’ils soient ensouillés ou non. Cette information est vitale pour éviter d’être pris sur le câblage sous-marin.

Et c’est dangereux en cas de mauvaise visibilité, d’autant que les radars sont très imprécis à causes des ondes électromagnétiques émises par les éoliennes. En effet,chacune d’entre elles est représentée par une tache oblongue d’environ 1 km sur l’écran radar, donc sa position est très vague.

De plus, l’image radar d’un autre bateau peut se confondre avec l’image démesurée d’une éolienne. D’où le danger de collision par brouillard ou mauvais temps. Et ces jours-là, les équipes de sauvetages seront à peu près impuissantes pour intervenir dans le parc éolien, pour les mêmes raisons. »
Source  http://www.seakeeper.org/?page_id=1298

o Thanet

A 11 km au large des côtes du district de Thanet, dans le Kent, 100 éoliennes Vestas pour une capacité de 300 MW.

Des radars brouillés

« Le radar était de peu d’aide. Les pales créent un champ électromagnétique qui interfère avec la façon dont chaque éolienne apparaît sur le radar. Au lieu de se présenter comme des points, elles apparaissent comme des lignes horizontales obscures quelle que soit leur taille.

Par beau temps, traverser un parc éolien ne semble pas poser de risque majeur. « Il suffit de regarder par la fenêtre » pour voir ce qui est autour de votre bateau au lieu de compter sur le radar ». Mais par mauvais temps – un brouillard inattendu, un gros temps, des grosses vagues, des marées rapides, naviguer avec la précision du radar est d’une importance vitale. Si un pêcheur ne peut pas dire où il est par rapport aux éoliennes ou d’autres bateaux, les chances de collision sont élevées. Et les sauvetages en hélicoptère ne peuvent pas être menés dans les parcs éoliens.

« Il vous faut réfléchir à deux fois avant d’entrer dans un parc éolien ».


Danger des câbles sous-marins. Un exemple récent en baie de Saint-Brieuc

En baie de Saint-Brieuc, deux câbles sous-marins de fibre optique ont été installés en 2001 entre les Etats-Unis et l’Europe, « Flag Atlantic-1 », soit 14.500 km de longueur pour un investissement de 1,13 milliard d’euros. Un câble relie Long Island (USA) à la plage du Palus à Plouha avant de rejoindre la station télécom de Plérin. Le second relie Long Island à la plage des Rosaires à Plérin, avec un détour par la Cornouaille où il alimente la Grande-Bretagne. Ce second câble passe par le gisement de coquilles Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc.

Le passage répété des dragues des coquillers a désensouillé le câble. Le risque de croche par les engins de pêche s’est accru, plusieurs incidents ont eu lieu.

Le constructeur a jugé trop coûteux de ré-ensouiller le câble. L’autorisation d’occupation du domaine maritime n’a pas été été prorogée. Un tronçon de 7 km a déjà été retiré en septembre 2015, avant le lancement de la campagne de pêche à la coquille. Pour enlever le reste jusqu’à la limite des eaux territoriales françaises, une autorisation préfectorale est nécessaire, et donc une enquête publique. Le coût de ce démantèlement prévu avant l’été est de 2,28 millions d’euros.
Source  http://www.ouest-france.fr/bretagne/plerin-22190/flag-atlantic-1-le-tres-cher-cable-sous-marin-naura-vecu-que-15-ans-4083741


L’écosystème de la baie de St-Brieuc a fait vivre des générations de pêcheurs. Qu’est-ce qui justifie une privatisation industrielle de cet espace préservé, protégé, géré ?

Il ne s’agit pas de pourfendre le développement des énergies renouvelables en mer, mais de s’interroger sur le bien fondé de l’éolien industriel côtier, quand son implantation impose l’appropriation et l’industrialisation des espaces collectifs de pêche par un consortium privé international.

180 km2 de la baie de Saint-Brieuc ont été préemptés.

Cette industrialisation de l’espace maritime public voulue par l’Etat se fait au dépends de l’économie locale, des populations riveraines, des marins pêcheurs.

Les marins pêcheurs vont supporter d’énormes impacts négatifs par la perte de zones de pêche, et par la dégradation globale de l’écosystème de la baie, qu’aucune mesure de compensation financière ne pourra restaurer. Le temps des écosystèmes est infiniment long, celui des destructions singulièrement rapide.

La multiplication des projets EmR le long du littoral breton et du littoral français met en péril l’avenir de la pêche professionnelle au profit d’une énergie hors de prix, subventionnée, de mauvaise qualité (intermittente), non décentralisée (consommation nationale ou européenne), polluante (430 kg de terres rares par éolienne en mer et relarguage d’environ 100kg d’aluminium par jour dans la colonne d’eau pour la centrale), nocive pour tous les organismes vivants (infrasons, ondes basse fréquence, champs électromagnétiques).

Enfin, il faut réaliser que ce projet dont le coût s’élève désormais à 2,7milliards d’euros hors aménagement terrestres et portuaires, produira en 365 jours à peine 1 journée de la consommation électrique des Français …

©Greater Gabbard

Participez au nettoyage des plages du cap Fréhel

Logo Malicorneo  Dimanche 24 avril à partir de 13H30  o RDV Plage de l’anse du croc devant le local de Malicorne Surf Association

L’océan est la plus grande poubelle de l’activité humaine. La quantité de déchets trouvés dans les océans est telle que son accumulation a créé des continents massifs dont la taille représente 1/3 de l’Europe.

Sfr-Malicorne 2016

Les déchets plastiques sont un fléau en forte augmentation cet hiver sur nos plages.
Mobilisons-nous pour cette journée de sensibilisation, et aussi toute l’année, bien sûr !

Une ballade, un déchet ramassé. Si tout le monde s’y met, les mentalités vont changer ! Ne passons plus à côté d’un déchet plastique sur la plage, en forêt, n’importe où, sans le ramasser et le mettre à la poubelle. Ce petit geste permettra d’améliorer au quotidien la qualité de notre environnement et d’éviter que des oiseaux, des poissons, des dauphins ne les ingèrent.

La photo ci-desous  a été prise en mars 2016 sur la plage de La Fosse à Plévenon.
Fréhel Anse du Croc ©Maël

sticker_FRSurfrider Foundation est une association créée en 1990 par un groupe de surfeurs. Elle regroupe plus de 9 000 adhérents en Europe et agit dans 14 pays via ses antennes bénévoles sur la protection et la mise en valeur des lacs, des rivières, de l’océan, des vagues et du littoral.

Située au cœur du Grand Site Cap d’Erquy Cap Fréhel, la Malicorne Surf Association héberge l’antenne Surfrider dans les Côtes d’Armor. Malicorne Surf accompagne le développement du surf (bodyboard, Stand Up Paddle) tout en fédérant les pratiquants autour des valeurs du partage et de la préservation de l’environnement. Chaque année, l’association participe aux Initiatives Océanes en organisant un nettoyage de plage au printemps.

© Malicorne Surf Association