Hydrolien

# Surprise. Feu vert européen pour le projet hydrolien de Naval Energies qui vient d’annoncer son retrait de l’hydrolien …

27 juillet 2018. Le Marin
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/32047-raz-blanchard-feu-vert-europeen-pour-le-projet-hydrolien

La Commission européenne a annoncé le 26 juillet que le projet de ferme pilote hydrolienne Normandie hydro était compatible avec les règles européennes en matière de subvention alors que le même jour, Naval énergies annonce son retrait de l’hydrolien.

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Photo Naval Energies

Les 7 hydroliennes du projet de Naval Energies dans le Raz Blanchard devaient être fournies par OpenHydro dont le placement en liquidation judiciaire a été décidé par Naval Energies.


# Sans surprise, Naval Energies arrête ses investissements dans l’hydrolien

26 juillet 2018. Benoît Arrivé, maire de Cherbourg à La Manche Libre
« Nous espérions beaucoup que l’hydrolien soit lui aussi porteur d’emplois. Notamment pour les fermes commerciales, là où il était question d’immerger plusieurs centaines d’hydroliennes dans le Raz Blanchard où nous avons les plus forts courants d’Europe. » (!)

Le ministre Nicolas Hulot
« Les coûts de production des hydroliennes (…) apparaissent très élevés, même à long terme et même par rapport à l’éolien offshore. »

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Usine hydrolienne de Cherbourg ©Naval Group

Le Télégramme, 27 juillet 2018
https://www.letelegramme.fr/france/naval-energies-la-societe-arrete-ses-investissements-dans-l-hydrolien-26-07-2018-12037883.php
Un mois et demi après avoir inauguré sa première usine de fabrication d’hydroliennes, à Cherbourg, Naval Energies, a annoncé qu’elle mettait fin à ses investissements dans l’hydrolien en fermant son usine de Cherbourg. « Naval Energies vient de décider, lors de son conseil d’administration extraordinaire du 25 juillet, de mettre fin à ses investissements dans le domaine des hydroliennes », a déclaré le groupe dans un communiqué, invoquant un manque de perspectives sur le marché de l’hydrolien.

En novembre 2017, Naval Energies avait mis fin à son projet d’expérimentation avec EDF, de l’hydrolienne OpenHydro sur le site de Paimpol-Bréhat, en test depuis 2011, tout en poursuivant ses expérimentations dans la baie de Fundy au Canada, avec Cape Sharp Tidal.

« L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) n’a prévu que 100 à 150 MW installés d’ici 2028, soit 50 turbines de 2 MW dans dix ans », a indiqué le groupe. Naval Energies justifie la fin de ses investissements dans l’hydrolien par un « décalage entre l’offre technologique et la demande du marché » et dénonce « le système de subventions qui n’apporte pas d’aides directes aux constructeurs pendant les phases de développement », ne permettant pas à l’industrie de « financer seule » le développement de ce secteur.

Naval Energies est détenue à 60 % par Naval Group (ex DCNS) et à 34 % par le fonds SPI de Bpifrance. OpenHydro, start-up irlandaise en charge spécifiquement de l’hydrolien pour Naval Energies, a été placée en redressement judiciaire.

Et aussi, dans La Manche Libre du 27 juillet 2018. https://www.lamanchelibre.fr/actualite-559027-coup-de-tonnerre-en-normandie-naval-energies-arrete-l-hydrolien

Une décision qui impacte en tout premier lieu Cherbourg où la société de Naval Group avait inauguré la première usine d’assemblage d’hydroliennes au monde le 14 juin 2018. L’usine cherbourgeoise fraîchement inaugurée devait être exclusivement consacrée à l’assemblage d’hydroliennes. Avant même qu’en sorte une seule hydrolienne, elle ferme. Les promesses d’emplois s’envolent de la même manière. Un énorme gâchis pour la société qui a investi 250 millions d’euros dans l’hydrolien depuis 2008. Ce secteur était alors jugé prometteur par Naval Energies. Un énorme gâchis également pour les pouvoirs publics qui avaient, de leur côté, investis entre 10 à 15 millions d’euros pour que l’usine de Cherbourg puisse ouvrir.


# Canada. Après un an de ‘réparations’, Cape Sharp Tidal remet à l’eau une hydrolienne OpenHydro dans la baie de Fundy

23 juillet 2018. The New Wark Times https://warktimes.com/2018/07/23/cape-sharp-tidal-deploys-another-bay-of-fundy-turbine/ , http://capesharptidal.com/cape-sharp-tidlectrical-grid/

Cape Sharp Tidal Inc. a remis à l’eau avec succès une hydrolienne de 2MW dans les eaux du passage Minas, à huit kilomètres à l’ouest de Parrsboro en Nouvelle-Écosse, et l’a raccordée au réseau électrique du Centre de recherche océanographique sur l’énergie de Fundy (FORCE).

©OpenHydro

La barge spécialement construite transportant la turbine de 16 mètres et 300 tonnes attachée à sa base de 700 tonnes a été lentement remorquée par deux remorqueurs à marée descendante puis larguée à 27 mètres de fond.

C’est la deuxième fois que Cape Sharp installe une hydrolienne OpenHydro dans le passage Minas. La première hydrolienne mise à l’eau en novembre 2016 était tombée en panne en avril 2017 et n’avait réussie à être retirée de l’eau qu’en juin 2017, les câbles s’étant emmêlés.

Stacey Pineau, porte-parole de Cape Sharp Tidal, a déclaré : « Tout ce que nous avons appris de la première turbine, nous l’avons appliqué à celle-ci. (…) Il y avait des améliorations à apporter à son efficacité de fonctionnement et ses dispositifs de surveillance de l’environnement. »


# Le Syndicat des énergies renouvelables promeut l’hydrolien sur des bases technologiques et financières invérifiables

18 juillet 2018Enerpresse
http://mailing.groupemoniteur.fr/images/diffusion/LettreEnerpresse/Enerpresse-12118_20180718135234a.PDF

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a annoncé que les programmes d’hydrolien permettront « de proposer une technologie commerciale à court terme ». Pour éviter de passer à côté de cette technologie et concrétiser le passage à la phase commerciale, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui est en cours de rédaction, doit prévoir « le lancement d’appels d’offres commerciaux avant 2023 pour des volumes compris entre 50 MW et 100 MW sur le Fromveur et entre 100 MW et 150 MW sur le Raz-Blanchard ».

Le syndicat déclare que pour les acteurs français, l’énergie hydrolienne pourrait atteindre « un coût actualisé de l’énergie (LCoE) entre 185 et 250 € /MWh à partir de 100 MW installés, diminuant à une fourchette entre 110 et 150 € /MWh dès 1 000 MW installés ».

« Ces premiers parcs pourront être initiés à un coût acceptable pour le budget de l’État, notamment grâce à la mobilisation de financements européens qui permettront de diminuer d’environ 30 % le coût du soutien ».

Dans le cadre du programme Horizon 2020, le SER estime avec Ocean Energy Europe que « le recours à de tels soutiens européens permettrait de mobiliser plus de 100 millions d’euros pour la filière hydrolienne en France et pourrait conduire à une baisse du tarif d’achat sollicité de 30 à 40 €/MWh ».


# Le jour de l’inauguration de l’usine hydrolienne de Cherbourg, Nicolas Hulot s’inquiète du coût de cette énergie qui n’a pas atteint sa maturité technologique

14 juin 2018BatiActu https://www.batiactu.com/edito/nicolas-hulot-s-inquiete-cout-production-hydroliennes-53285.php

Le gouvernement a demandé à l’Ademe « une étude complémentaire » pour identifier le potentiel de l’hydrolien, et permettre d’éclairer la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) sur cette technologie. Lors de la séance de questions au gouvernement, Nicolas Hulot a été interpellé par Didier Le Gac, député LREM du Finistère, sur le manque de visibilité pour cette filière industrielle.

L’hydrolien n’a pas atteint sa maturité technologique et Nicolas Hulot doute qu’il puisse y arriver. « Le coût de production des hydroliennes présenté par les professionnels apparaît très élevé même à long terme et même par rapport à l’éolien offshore », a-t-il déclaré devant les députés. Et d’ajouter que les premiers démonstrateurs portés par EDF et Sabella « n’ont été que partiellement convaincants ».


# OpenHydro inaugure à Cherbourg la première usine d’assemblage d’hydroliennes au monde alors que la technologie n’est pas encore au point

14 juin 2018Ouest France https://www.ouest-france.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin-50100/cherbourg-l-usine-d-hydroliennes-inauguree-un-moment-historique-5823109

Le site est implanté sur 5500 m2 et dispose de deux moyens de levage de 87 tonnes chacun. Il dispose aussi d’un accès direct aux nouveaux quais lourds réalisés sur le port de Cherbourg. Cette usine devrait fournir les hydroliennes pour tous les sites français. Elle montera progressivement en cadence pour produire 25 turbines par an.

« Nous avons la capacité de produire une hydrolienne de 16 mètres de diamètre toutes les deux semaines », déclare Laurent Schneider Maunoury, Président de Naval Energies et d’OpenHydro.

navalgroup-140618-usine-hydrolienne-cherbourg-photo7-copie-800x445« Il est essentiel que le soutien public soit maintenu avec les fermes commerciales. Les acteurs de la filière sont prêts, la technologie est mature et l’industrialisation est en marche. Il ne manque plus que la visibilité sur les marchés. Le plan pluriannuel de programmation de l’énergie (PPE) scellera l’avenir de l’hydrolien à court terme » , insistent les élus et les industriels dans les différentes prises de parole.

On ne peut que s’interroger sur le fondement de ces déclarations quand on prend connaissance des avaries et des piètres performances de l’hydrolienne OpenHydro dans la baie de Fundy au Canada, publiées par Cape Sharp Tidal en février 2018 … https://warktimes.com/2018/02/16/cape-sharp-tidal-turbine-generated-little-power-but-was-a-success-force-expanding-test-site-makes-sense/comment-page-1/


# Paimpol-Bréhat. Nouveau projet hydrolien

6 juin 2018Le Télégramme

https://www.letelegramme.fr/economie/paimpol-brehat-le-site-relance-par-deux-nouveaux-projets-hydroliens-06-06-2018-11983886.php

La start-up boulonnaise EEL Energy a développé une hydrolienne dont l’utilisation repose sur une membrane ondulante. Les premiers essais au large de Bréhat devraient avoir lieu dans deux ans.

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Maquette de l’hydrolienne ondulante EEL Energy dans un bassin de l’IFREMER

En novembre 2017, Naval Group et EDF annonçaient leur décision de renoncer aux essais hydroliens d’OpenHydro sur le site de Paimpol-Bréhat. Refusant d’enterrer le projet d’hydrolien en mer, les élus locaux et régionaux se sont mis en quête de nouveaux opérateurs pour relancer le site, d’autant plus déterminés que « les installations ont été en partie financées par les pouvoirs publics européens, régionaux et locaux », rappelle Jean-Yves de Chaisemartin, le maire de Paimpol.


# ATLANTIS. Un nouveau projet non crédible dans le Raz Blanchard

24 avril 2018ATLANTIS est le groupe écossais (maison mère singapourienne faisant partie du conglomérat australien GFG Alliance) qui a racheté Marine Current Turbines.

On apprend par ce communiqué la production de leur « ferme » pilote hydrolienne MeyGen de 6 MW au Nord de l’écosse, opérationnelle depuis mai 2015, qui a produit 6 GWh d’électricité en 3 ans, ce qui équivaut à 1000 heures de fonctionnement par an, soit un facteur de charge de 11%, modeste, mais conforme à ce que l’on peut attendre de cette technologie quand tout marche bien …

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L’Usine Nouvelle, 24 avril 2018, Le vrai-faux projet d’un parc de 2GW d’hydroliennes marines au Raz Blanchard https://www.usinenouvelle.com/article/le-vrai-faux-projet-de-2gw-d-hydroliennes-marines-d-atlantis-au-raz-blanchard.N684849

Dans un communiqué à peine crédible, l’écossais Atlantis Resources « propose d’investir 3,3 milliards d’euros dans un projet d’énergie marine en Normandie avec un potentiel de création de 10 000 emplois ». Il explique qu’une de ses études « identifie des ressources de 2 GW d’énergie marémotrice sur le site du Raz Blanchard ». Et qu’Atlantis Resources aurait « soumis au gouvernement un plan stratégique pour le développement d’un site d’installation marémotrice au Raz Blanchard, qui fournirait 1 GW d’énergie d’ici 2025 ».


# Canada. Un nouveau projet hydrolien dans la baie de Fundy porté par Big Moon Power

12 avril 2018The New Wark Times, https://warktimes.com/2018/04/13/big-moon-aims-to-generate-tidal-power-at-competitive-rates/

Big Moon Power a obtenu deux permis pour tester son système unique de production d’énergie marémotrice dans le passage Minas, le long de la rive nord de la péninsule de Blomidon, près du cap Split.

Quille cinétique de Big Moon

Le premier permis permet à l’entreprise de tester un prototype de 100 kilowatts pendant une période maximale de 14 mois. Le deuxième permis renouvelable de cinq ans permettra à Big Moon d’installer jusqu’à 5 MW de capacité de production et de vendre l’électricité à Nova Scotia Power.

Big Moon recevra 35 cents par kilowatt-heure, soit beaucoup moins que le tarif de 53 cents obtenu par Cape Sharp Tidal sur le site de FORCE, de l’autre côté du passage Minas.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a cependant fixé un plafond pour la quantité d’électricité que Big Moon pourra vendre chaque année au plein tarif, vraisemblablement pour limiter le coût global pour les contribuables. Une fois le plafond atteint, l’entreprise bénéficiera d’un taux supplémentaire. (Le tarif est noirci dans les documents d’autorisation.)

La technologie de Big Moon se compose d’un générateur à terre avec un tambour qui est enroulé autour d’une corde marine de haute résistance. La corde de polymère est attachée à une péniche de marée dans l’eau avec une pièce perpendiculaire d’acier, appelée une quille cinétique, sur son fond.

Lorsque les marées fluctuent, la quille se déplace avec le courant et lorsque la barge se déplace lentement et se rapproche de la rive, la corde fait tourner le tambour pour générer de l’électricité.

Big Moon a déjà testé des prototypes dans le passage Minas et la baie de Fundy en 2016 et 2017. Le ministère provincial de l’Énergie a imposé certaines conditions, notamment l’exigence que le projet soit soumis à une évaluation environnementale avant d’être réalisé. Big Moon devra également effectuer une surveillance de l’environnement et tenir des consultations avec la population locale et les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse.


# Canada. Publication de la production de l’hydrolienne OpenHydro : 500 foyers alimentés annoncés / 4 foyers en réalité …

16 février 2018The New Wark Times https://warktimes.com/2018/02/16/cape-sharp-tidal-turbine-generated-little-power-but-was-a-success-force-expanding-test-site-makes-sense/comment-page-1/

Stacey Pineau, porte parole de Cape Sharp Tidal a déclaré que l’hydrolienne OpenHydro a produit 111 MWh en trois mois, de janvier à mars 2017 pour une puissance installée de 2MW. Les 2/3 de cette énergie ont été consommés par le système lui-même, notamment par les convertisseurs. Ce qui fait que 41,4 MWh d’électricité seulement ont été vendus à Nova Scotia Power !

©Cape Sharp Tidal

Rappelons qu’en avril 2017, la machine victime d’avaries avait du être retirée de l’eau

In fine, Cape Sharp Tidal n’a vendu que 41,4 mégawattheures (MWh) d’électricité à Nova Scotia Power soit l’équivalent de l’alimentation d’environ 4 foyers, très loin des 500 foyers annoncés au moment de la mise à l’eau de l’hydrolienne.

Communiqué de Cape Sharp Tidal publié en novembre 2016 au moment de la mise à l’eau de la machine : « Les foyers et les commerces de Nouvelle-Écosse sont désormais alimentés par la première turbine marémotrice d’Amérique du Nord. (…) La turbine de démonstration conçue et fabriquée par OpenHydro utilise une fraction des 7 000 MW du passage Minas et alimentera l’équivalent d’environ 500 foyers en Nouvelle-Écosse avec l’énergie de nos marées ».

Cape Sharp Tidal considère cependant qu’en dépit de sa faible production d’énergie, le déploiement de l’hydrolienne a été un succès. « Nous sommes toujours le premier et le seul promoteur à avoir installé avec succès une turbine marémotrice dans la baie de Fundy et à l’avoir reliée au réseau électrique de Nouvelle-Écosse. C’est une grande réussite. »

Sans commentaire .


# « Nous espérons lancer les études préalables dans le courant de l’année, mais la filière devra de son côté tirer le retour d’expérience des premiers démonstrateurs. » Sébastien Lecornu

29 janvier 2018Dans une interview donnée le 29 janvier 2018 à Philippe Rodrigues (Enerpresse) et diffusée par le site d’échanges de documents en ligne SCRIBD, Sébastien Lecornu, Secrétaire d’État, auprès du Ministre de la transition écologique et solidaire interrogé à propos de l’appel d’offres sur l’hydrolien déclare : « Nous espérons lancer les études préalables dans le courant de l’année, mais la filière devra de son côté tirer le retour d’expérience des premiers démonstrateurs. »
https://fr.scribd.com/document/370045799/Entretien-Sebastien-Lecornu

L’importance du retour d’expérience avait été souligné par la DREAL Bretagne dans son bilan de la consultation du public sur les « Travaux préparatoires à un appel d’offres pour une ferme commerciale d’hydroliennes de 50 à 100 MW dans le passage du Fromveur » (Ouessant, Finistère), automne 2017. http://www.bretagne.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/17_12_11-rap-consult-planif-hydro-fromveur_vf.pdf

Sabella Ouessant

Hydrolienne Sabella, Ouessant

Le Ministre dispose déjà des informations concernant les performances réalisées par Sabella dans le Fromveur. L’hydrolienne D10 a en effet été raccordée au réseau de l’île, et ENEDIS détient nécessairement les chiffres de production et de consommation de la machine.

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Hydrolienne EDF-NAVAL Group, Paimpol-Bréhat

En ce qui concerne l’expérimentation menée sur le site de Paimpol-Bréhat par EDF puis NAVAL Group, les hydroliennes n’ont pas été raccordées au réseau, ce sont les données enregistrées par ces opérateurs qui doivent être prises en compte. Ces données peuvent être utilement complétées par celles de l’hydrolienne expérimentée au Canada dans la baie de Fundy par la société Cape Sharp Tidal, filiale de NAVAL GROUP et du canadien EMERA.

Le Ministre dispose donc de toutes les données permettant d’évaluer l’intérêt de lancer un appel d’offres, et au delà, de prendre des décisions sur l’avenir d’une filière très médiatique mais jusqu’ici peu productive, dans laquelle ont été probablement englouties plusieurs centaines de millions d’euros.


# Naval Energies supprime 100 postes

Ouest France, 30 novembre 2017. Naval Energies, filiale de Naval Group, annonce supprimer 100 postes sur 260 alors qu’à Cherbourg, la première usine au monde dédiée à la fabrication d’hydroliennes océaniques est en cours de construction, un projet fortement soutenu par les collectivités publiques (Région, Département, Agglomération et Ville).

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30 salariés de Naval Energies vont être transférés vers Naval Group et 70 salariés d’OpenHydro, filiale en Irlande, verront leur poste supprimé.

D’une capacité de production de 25 hydroliennes par an, l’usine de Cherbourg doit entrer en service en mars 2018, les recrutements des salariés (une quarantaine) ont démarré il y a quelques semaines. L’usine devra livrer fin 2018 une machine pour le Japon, puis en 2019, une deuxième pour le Canada. La fabrication des machines pour le Raz Blanchard doit commencer en 2019, une fois la commande d’EDF confirmée.

https://www.ouest-france.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin-50100/hydroliennes-naval-energies-reduit-la-voilure-5414756/amp


# OpenHydro en baie de Fundy. Pas d’immersion avant l’été 2018

Newark Times, 2 novembre 2017. Cape Sharp Tidal vient d’annoncer qu’elle ne déploierait pas d’autre hydrolienne dans le passage Minas, près de Parrsboro, en Nouvelle-Écosse, avant l’été prochain « lorsque le temps sera plus calme et plus prévisible ».

OpenhydroLe 7 novembre 2016, Cape Sharp avait immergé une première hydrolienne sur son site d’essai dans le passage Minas. L’hydrolienne, après avoir produit de l’électricité quelques mois, a du être arrêtée en avril 2017 afin de permettre des réparations à terre. Il a fallu près de deux mois à Cape Sharp pour sortir l’hydrolienne de l’eau à cause d’une ligne d’amarrage emmêlée autour de la base.

Cape Sharp affirme que des travaux sont en cours pour améliorer « l’efficacité et la fiabilité » de la deuxième hydrolienne qui sera celle remise à l’eau. La porte-parole de Cape Sharp, Stacey Pineau a refusé dans un courriel de préciser la nature des travaux. « Les améliorations spécifiques que nous apportons font partie de notre propriété intellectuelle confidentielle ».

Stacey Pineau a toutefois déclaré que des dispositifs permettant de détecter la présence de poissons et de mammifères marins à moins de 100 mètres de l’hydrolienne étaient en cours de réparation ou de remplacement.

Le dernier rapport de Cape Sharp sur son programme de surveillance des effets sur l’environnement, publié le 18 octobre dernier, révèle qu’il y a eu de nombreux problèmes au cours des cinq mois précédant la déconnexion de l’hydrolienne.

‼ l’un des quatre hydrophones n’a fonctionné que par intermittence, tandis qu’un autre est tombé en panne peu de temps après l’immersion ;

‼ les sonars d’imagerie ont pointé sur le fond marin au lieu de capter les mouvements des poissons et des mammifères marins dans la colonne d’eau ;

‼ les interférences électriques ont provoqué des interruptions dans la transmission des données vers les ordinateurs basés à terre brouillant l’analyse des données ;

‼ une caméra vidéo placée sur l’hydrolienne a été endommagée peu de temps après l’immersion et n’a donc pu enregistrer aucune séquence.

Darren Porter, un pêcheur de homards qui parle pour l’association Fundy United, se demande pourquoi l’hydrolienne a été autorisée à fonctionner pendant sept mois alors qu’un si grand nombre de ses dispositifs de surveillance ne fonctionnaient pas correctement.

https://warktimes.com/2017/11/02/cape-sharp-tidal-announces-delay-in-deploying-another-fundy-turbine/


# Hydroliennes. Naval Energies et EDF annoncent officiellement l’abandon du site de Paimpol-Bréhat.

Le Télégramme, 7 novembre 2017. EDF et Naval Energies (filiale de Naval Group, ex-DCNS) stoppent leur cycle d’expérimentation d’hydroliennes devant Paimpol-Bréhat.

Les essais se poursuivent au Canada, en baie de Fundy (projet Cape Sharp mené par Naval Group), et gardent pour objectif la ferme-pilote du Raz Blanchard (7 hydroliennes). « Une fois la technologie confirmée sur le projet expérimental canadien, EDF sera en capacité de lancer la phase industrielle du projet Normandie Hydro », résumait, hier après-midi, le service de communication de Naval Group.

http://www.letelegramme.fr/bretagne/hydroliennes-openhydro-fin-de-l-experimentation-a-paimpol-brehat-06-11-2017-11730436.php


# Consultation du public sur l’identification d’une zone pour une ferme commerciale d’hydrolienne dans le passage du Fromveur (Finistère) 

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Le 22 mars 2017, à l’occasion des dernières assises nationales des énergies renouvelables en mer, Ségolène Royal a confié au préfet de Bretagne la mission d’identifier le périmètre précis de zones permettant d’accueillir des fermes de 50 à 100 MW, assorties le cas échéant de l’étude d’une tranche complémentaire, en concertation avec les acteurs locaux et le public.
Consultation du public sur… – Préfecture maritime Atlantique

TELECHARGER le document soumis à consultation 20171013_doc_consult_crml_public-v4_vfinal

LIRE la REPONSE de  Jean-Pierre Le Gorgeu

LIRE la REPONSE de Jean-Pierre Pervès

LIRE la REPONSE de Jean-Pierre Abalain

Les avis émis sont disponibles sur le site de la DREAL Bretagne en cliquant sur ce lien.


# Les hydroliennes de Bréhat parties dans la baie de Fundy au Canada ont perdu 10 anodes  d’1 mètre de long !

Deux hydrolienne DCNS ont été installées par Cape Sharp Tidal, coentreprise créée par Emera et OpenHydro (DCNS), dans la baie de Fundy au Canada en novembre 2016. Les deux hydroliennes sont aujourd’hui à terre.

The New Wark Times 23 août 2017 https://warktimes.com/2017/08/23/cape-sharp-tidal-cant-say-when-its-turbine-will-go-back-in-the-water/

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L’hydrolienne récupérée le 15 juin 2017, est toujours en cours de réparation et de mise à niveau dans le port de Saint John. L’entreprise ne sait pas quand elle pourra être de nouveau immergée sur son site d’essai. « Depuis la récupération de l’hydrolienne, nous avons pris le temps nécessaire pour effectuer un bilan complet de l’unité dans le port », a déclaré Stacey Pineau par e-mail au nom de l’entreprise, ajoutant que l’extérieur de l’hydrolienne est en bon état, mais les courants forts dans le Passage de Minas ont détaché 10 anodes de trois pieds de long du rotor.

Stacey Pineau a déclaré que la deuxième turbine de Cape Sharp est également soumise à des modifications à Saint John, et que l’entreprise ne peut pas dire quand elle pourra être ré-immergée.

En attendant, dans sa première Newsletter http://capesharptidal.com/wp-content/uploads/2017/08/Cape-Sharp-Tidal-community-newsletter-Sept-2017.pdf publiée aujourd’hui, Cape Sharp est optimiste quant à la possibilité d’exploiter les marées les plus élevées du monde, mais ne tient pas compte des problèmes qui ont affecté le projet.

Pendant les sept premières semaines d’exploitation, Cape Sharp a vendu seulement 5,4 mégawatts-heure d’électricité à Nova Scotia Power. Cela équivaut à 2,7 heures de production à pleine capacité.

https://warktimes.com/2017/04/07/minas-passage-tidal-power-off-to-bumpy-start-figures-show/

Et, il a fallu à la société environ deux mois pour récupérer sa turbine depuis le Passage de Minas après avoir découvert qu’elle était enchevêtrée dans une ligne d’amarrage.

Les pêcheurs se sont plaints que l’opération de récupération avait gâché leur saison de homard.

Les communications de Cape Sharp avec les médias et le public ont été constamment optimistes. Par exemple, deux semaines après le déploiement de la turbine, la société a publié un rapport sur son site Web: « Nous utilisons seulement une fraction du potentiel estimé de 7 000 MW du passage de Minas, pour alimenter l’équivalent d’environ 500 maisons de la Nouvelle-Écosse avec l’énergie de nos marées ».

Cependant, à en juger par les chiffres de Nova Scotia Power, la turbine a produit assez d’électricité au cours de ses premières sept semaines pour alimenter l’équivalent d’une maison de la Nouvelle-Écosse pendant une demi-année.

Lire également notre article du 7 janvier dernier http://gardezlescaps.org/20-000-animaux-marins-retrouves-morts-dans-une-baie-ou-une-hydrolienne-vient-detre-installee/


# GE abandonne l’hydrolien en France, DCNS poursuit. 

6 janvier 2017. General Electric a décidé d’arrêter le développement de son hydrolienne Oceade de 1,4 MW, qui utilise les courants marins pour produire de l’électricité. Cette technologie française Alstom devait être développée par Engie sur le projet Nepthyd de quatre hydroliennes au Raz Blanchard courant à l’ouest du Cotentin. Engie indique avoir « malheureusement décidé d’arrêter le projet Netphyd suite au défaut d’un fournisseur ».

DCNS filialise ses activités marines et invite ses partenaires à une augmentation de capital de 150 millions d’euros. Selon le groupe, l’activité énergie marine pourrait représenter, d’ici à dix ans, entre 500 millions et 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires (Fred Tanneau/AFP)

hydrolienne-baie-fundyHervé Guillou : « Notre stratégie est simple : être le numéro un mondial des énergies hydroliennes et donner du travail à nos bassins d’emploi. A terme, d’ici à dix ans, cette activité peut représenter entre 500 millions et 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires »

« On a d’autres projets d’hydroliennes, l’un est signé au Japon, l’autre est en cours de conclusion dans la zone Ecosse Irlande, tandis qu’une deuxième ferme de 5 à 10 turbines est en discussion au Canada. »

DCNS vient d’obtenir le permis de construire à Cherbourg d’une usine de fabrication d’hydroliennes. Première commande : la fourniture des sept machines du projet pilote dans le Raz ­Blanchard.

Les deux premières hydroliennes testées par DCNS, immergées en janvier et mai 2016 au large de Bréhat, ont du être retirées pour des raisons techniques dues à la corrosion en mer. (1 MW à 40 mètres de profondeur).

En novembre 2016 une hydrolienne DCNS de 2 MW et 1 000 tonnes pour 16 mètres de diamètre a été installée dans la baie de Fundy au Canada par Cape Sharp Tidal, coentreprise créée par Emera et OpenHydro (DCNS). Cette hydrolienne est raccordée au réseau électrique. L’installation d’une deuxième hydrolienne est déjà programmée.


# 20 000 animaux marins trouvés morts dans une baie où une hydrolienne vient d’être installée.

Le 28 décembre dernier 20 000 animaux marins (au moins) se sont échoués, sans vie, sur les plages de St Mary dans la baie de Fundy au Canada. Un échouage massif inquiétant par son nombre, mais surtout par la très grande diversité des espèces présentes. Il s’agit principalement de poissons, de crabes, de langoustes, coquillages, mollusques, étoiles de mer, et même d’une baleine à bosse.

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Officiellement rien d’anormal dans l’environnement

baie-de-fundyLa baie de Fundy connue pour ses grandes marées (jusqu’à 21 m) et ses forts courants, a la forme d’un entonnoir de 270 km de long et de 80-100 km de large se terminant en deux étroits prolongements. Son fond est irrégulier, 50 mètres de profondeur avec quelques chenaux de 150 mètres.

Le ministère des Pêches et des Océans du Canada (MPO) a expliqué que les chercheurs n’ont aucune conclusion à proposer. Les tests effectués afin de déceler de possibles toxines dans les poissons morts se sont révélés négatifs.

Immersion d’une hydrolienne en novembre 2016

dsc_7284Une modification notable de l’environnement marin est pourtant survenue avec l’installation en novembre 2016 d’une hydrolienne immergée de 2 MW et 1 000 tonnes pour 16 mètres de diamètre, désormais raccordée au réseau électrique.

Il s’agit d’une hydrolienne DCNS installée par Cape Sharp Tidal, coentreprise créée par Emera et OpenHydro (DCNS), dont l’objectif est ce projet de démonstration de 4 MW (2 hydroliennes) raccordé au réseau dans la baie de Fundy. L’installation de la deuxième hydrolienne est déjà programmée.

Les deux premières hydroliennes testées par DCNS, immergées en janvier et mai 2016 au large de Bréhat, ont du être retirées pour des raisons techniques dues à la corrosion en mer. (1 MW à 40 mètres de profondeur).

L’impact des hydroliennes sur la vie marine n’est pas connu

170102_113655_echouage-493x328L’Association des pêcheurs côtiers de la baie de Fundy a tenté en vain de suspendre cette installation en attente d’études plus complètes sur l’impact des hydroliennes sur la vie marine. Colin Sproul, porte-parole des pêcheurs : « Il y a peut-être moyen d’exploiter un jour la puissance [des marées] dans le Passage Minas. Mais certainement pas avec des dispositifs de production d’énergie marémotrice. C’est très mauvais pour l’environnement ! »

Des apprentis-sorciers

Pour le directeur du Fundy Ocean Research Center for Energy, Tony Wrigh, il faut d’abord mettre la turbine dans l’eau puis voir ce qui se passe. Il indique que plus de 70 études d’impacts sur l’environnement ont été menées. « Nous n’aurons jamais le portrait global. Nous pouvons dépenser des centaines de millions de dollars et ne jamais comprendre complètement les effets sur l’environnement, mais nous avons déjà une bonne compréhension ».

La ministre de l’Environnement de la Nouvelle-Écosse, Margaret Miller, a néanmoins reconnu que le programme de surveillance n’était pas prêt.

Pêcheurs et résidents manifestent

A Digby, pêcheurs et résidents de la région pas convaincus de l’innocence de l’hydrolienne réclament l’arrêt des tests.
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Souces
°http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1008468/environnement-mort-milliers-animaux-marins-nouvelle-ecosse
°http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1001460/production-turbine-maremotrice-baie-fundy-parrsboro
°Communiqué de Presse DCNS