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Saint-Brieuc : pas de surprise, le projet éolien en mer d’Ailes Marines obtient un avis favorable en dépit de l’opposition de 60% des riverains !

Le projet de centrale électrique éolienne en baie de Saint-Brieuc constitué de 62 machines industrielles de 216 mètres de haut implantées sur des fonds benthiques à 16 kilomètres du littoral a reçu un avis favorable de la part de la commission d’enquête publique.

Frinton-on-Sea-1-©Colin-Brooks.-768x489Eoliennes Siemens de Gunfleet Sands depuis Frinton-on-Sea, éoliennes de 128 mètres de haut (3,6 MW) à 7 km de la côte. Photo Colin Brooks©

Le rapport est publié sur le site de la préfecture des Côtes d’Armor assorti de quelques recommandations. Ce n’est qu’une étape. N’oublions pas que l’avis du commissaire enquêteur n’est qu’un avis personnel. 

« Souvent nommé par le président du tribunal administratif, il est indépendant et impartial. C’est une personne compétente, qualifiée, mais pas un expert. »

« À l’issue de la consultation, il rédige d’une part, un rapport relatant le déroulement de l’enquête, rapportant les observations du public dont ses suggestions et contre-propositions et d’autre part, des conclusions dans lesquelles il donne son avis personnel et motivé. » http://www.cnce.fr/enquetes-publiques/commissaire-enqueteur

Eh oui, deux mois d’enquête publique auprès des riverains qui se sont déplacés en  masse, pour un avis personnel in fine …

  1013 dépositions, 2582 observations

59,5 % des avis sont défavorables au projet et ce chiffre monte à 64,4 % si l’on y ajoute les avis réservés.

28,4 % des avis sont favorables au projet ce chiffre monte à 31,2 % si l’on y ajoute les favorables avec réserve.

Nous allons lire le rapport de la commission d’enquête avec le plus grand intérêt.

L’avis rendu est favorable, c’est donc que sincèrement, en leur âme et conscience la commission d’enquête et le Préfet considèrent les impacts sur le milieu marin et sur les activités économiques du littoral négligeables, ou que des solutions sont proposées pour éviter la destruction et la pollution de notre baie.

  Des solutions ?

x aux 256 forages dans les fonds marins benthiques
x aux 800 km de câbles électriques dont 50% seulement seront ensouillés alors que la principale pêche en baie de St-Brieuc est une pêche à la coquille, c’est à dire à la drague
x aux rejets d’eau en continu à 50° de la sous-station électrique (200 litres par heure)
x aux 160 kg d’aluminium relargués chaque jour dans la baie
x à la barrière industrielle opposée aux migrations des oiseaux, des poissons, des chauves-souris
x à l’industrialisation des grands panoramas maritimes de la baie d’où les éoliennes se verront en tout point. Des grands horizons libres et naturels qui sont la fierté des costarmoricains et contribuent à la qualité de vie dans les Côtes d’Armor.

Le rapport du commissaire enquêteur a été remis au Préfet la semaine dernière. Il est en ligne sur le site de la Préfecture des Côtes d’Armor à l’adresse suivante :
http://www.cotes-darmor.gouv.fr/Politiques-publiques/Energie/Energies-marines/Rapport-de-la-commission-d-enquete

20 000 animaux marins trouvés morts dans une baie où une hydrolienne vient d’être installée.

Le 28 décembre dernier 20 000 animaux marins (au moins) se sont échoués, sans vie, sur les plages de St Mary dans la baie de Fundy au Canada. Un échouage massif inquiétant par son nombre, mais surtout par la très grande diversité des espèces présentes. Il s’agit principalement de poissons, de crabes, de langoustes, coquillages, mollusques, étoiles de mer, et même d’une baleine à bosse.

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Officiellement rien d’anormal dans l’environnement

baie-de-fundyLa baie de Fundy connue pour ses grandes marées (jusqu’à 21 m) et ses forts courants, a la forme d’un entonnoir de 270 km de long et de 80-100 km de large se terminant en deux étroits prolongements. Son fond est irrégulier, 50 mètres de profondeur avec quelques chenaux de 150 mètres.

Le ministère des Pêches et des Océans du Canada (MPO) a expliqué que les chercheurs n’ont aucune conclusion à proposer. Les tests effectués afin de déceler de possibles toxines dans les poissons morts se sont révélés négatifs.

Immersion d’une hydrolienne en novembre 2016

dsc_7284Une modification notable de l’environnement marin est pourtant survenue avec l’installation en novembre 2016 d’une hydrolienne immergée de 2 MW et 1 000 tonnes pour 16 mètres de diamètre, désormais raccordée au réseau électrique.

Il s’agit d’une hydrolienne DCNS installée par Cape Sharp Tidal, coentreprise créée par Emera et OpenHydro (DCNS), dont l’objectif est ce projet de démonstration de 4 MW (2 hydroliennes) raccordé au réseau dans la baie de Fundy. L’installation de la deuxième hydrolienne est déjà programmée.

Les deux premières hydroliennes testées par DCNS, immergées en janvier et mai 2016 au large de Bréhat, ont du être retirées pour des raisons techniques dues à la corrosion en mer. (1 MW à 40 mètres de profondeur).

L’impact des hydroliennes sur la vie marine n’est pas connu

170102_113655_echouage-493x328L’Association des pêcheurs côtiers de la baie de Fundy a tenté en vain de suspendre cette installation en attente d’études plus complètes sur l’impact des hydroliennes sur la vie marine. Colin Sproul, porte-parole des pêcheurs : « Il y a peut-être moyen d’exploiter un jour la puissance [des marées] dans le Passage Minas. Mais certainement pas avec des dispositifs de production d’énergie marémotrice. C’est très mauvais pour l’environnement ! »

Des apprentis-sorciers

Pour le directeur du Fundy Ocean Research Center for Energy, Tony Wrigh, il faut d’abord mettre la turbine dans l’eau puis voir ce qui se passe. Il indique que plus de 70 études d’impacts sur l’environnement ont été menées. « Nous n’aurons jamais le portrait global. Nous pouvons dépenser des centaines de millions de dollars et ne jamais comprendre complètement les effets sur l’environnement, mais nous avons déjà une bonne compréhension ».

La ministre de l’Environnement de la Nouvelle-Écosse, Margaret Miller, a néanmoins reconnu que le programme de surveillance n’était pas prêt.

Pêcheurs et résidents manifestent

A Digby, pêcheurs et résidents de la région pas convaincus de l’innocence de l’hydrolienne réclament l’arrêt des tests.
digby-manifestation-poissons-morts
Souces
°http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1008468/environnement-mort-milliers-animaux-marins-nouvelle-ecosse
°http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1001460/production-turbine-maremotrice-baie-fundy-parrsboro
°Communiqué de Presse DCNS

Eolien en baie de Saint-Brieuc. Nass&Wind rappelle les conditions singulières de l’attribution de l’appel d’offres à Ailes Marines

Les dirigeants de Nass & Wind, entreprise bretonne éliminée de l’appel d’offres pour l’implantation d’éoliennes industrielles devant les caps d’Erquy et de Fréhel, s’expriment dans Le Télégramme daté du 7 décembre dernier,

Nass&Wind Services sort de son silence, par Flore Limantour
« Devant les incertitudes qui pèsent sur les délais de mise en service du futur parc éolien offshore de Saint-Brieuc et sur l’implantation d’une usine de production de machines en France », Peter Nass et Nathalie Le Meur, les dirigeants de Nass & Wind Services, un développeur de sites éoliens offshore, ont décidé de sortir de leur silence.

« Nous n’avons toujours pas compris comment l’État a pu s’affranchir de ses propres règles. Éolien Maritime France (EMF), le consortium dont nous faisions partie, est arrivé en tête de l’appel d’offres pour le projet éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc. Pourtant, c’est Ailes Marines, un projet concurrent qui l’a emporté. » La Cour des comptes a d’ailleurs souligné que l’option retenue par le gouvernement « a abouti à privilégier un candidat en dépit d’un prix plus élevé que celui proposé par EMF ». L’État avait souhaité répartir les différents sites (Saint-Brieuc, Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Saint-Nazaire) soumis à appel d’offres entre Alstom (consortium EMF) et Areva (consortium Ailes Marines), afin de favoriser l’émergence de deux filières de production d’éoliennes en France.

Évincée d’un dossier sur lequel elle travaillait depuis 2005, l’entreprise lorientaise Nass & Wind Services a dû réduire ses effectifs. « Nous avons effectué plusieurs demandes d’indemnisation à l’amiable et introduit des recours… En vain », regrette Nathalie Le Meur. D’autant que les choix industriels de l’État ne semblent plus d’actualité. « Areva Wind a été intégralement cédée à Gamesa, avant une fusion en cours avec Siemens où ce dernier sera majoritaire ».

Résultat : « Comme Siemens possède des usines à l’étranger pour fabriquer sa machine 8 MW, il n’y a pas de logique industrielle et financière pour la construction d’usines en France », fait valoir Peter Nass. De fait, au Havre, où devait être implanté le futur site de production d’Areva, on est dans l’expectative.

Conséquence : « S’il faut développer une nouvelle éolienne, la mise en service du parc de la baie de Saint-Brieuc ne sera possible qu’en 2023 au mieux. Alors que le projet d’EMF était programmé pour 2018 », remarquent les dirigeants de N & WS qui rappellent leur volonté initiale de coller au plan énergétique breton. Et l’entreprise d’enfoncer le clou en rappelant qu’au final, les choix de l’État feront de surcroît peser sur la collectivité le prix plus élevé de l’énergie.

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/bretagne/mer/eolien-offshore-nass-wind-services-sort-de-son-silence-07-12-2016-11321184.php#b9XK5LCKx4sy73og.99

Plusieurs séismes sur le littoral breton. De nouveaux échouages de dauphins

La terre a tremblé le 11 décembre dans le Nord-Finistère, une secousse ressentie fortement de Brest à Plouvorn. Un séisme de magnitude 3,9 sur l’échelle de Richter a été enregistré vers 22h30,  à 2 km au nord de la commune du Drennec. Après le séisme de 2,2 observé autour de Ploudalmézeau le 17 novembre, un autre de 3,4 à Pencran le 8 décembre, et celui de samedi entre Le Folgoët et Guissény de magnitude 2,9, cette dernière secousse est la plus forte enregistrée ces derniers temps.

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Publié le 12 décembre 2016 par Thierry Dilasser
Plusieurs cas d’échouages de dauphins communs ont été constatés, ce week-end, le long de la façade atlantique. Un phénomène suffisamment rare pour interpeller les spécialistes, et dont l’origine pourrait être un séisme sous-marin.

Grands dauphins en mer d'Iroise

Grands dauphins en mer d’Iroise

Samedi, en début d’après-midi, la présence d’un dauphin dans le port du Conquet a été signalée par des passants. L’animal, qui s’était en outre empêtré dans des cordages, n’a dû son salut qu’à l’intervention du personnel du parc marin, qui l’a aidé à regagner le large. Deux heures plus tard, c’est en rade de Brest, à hauteur de l’île du Renard, près du port de Roscanvel, que trois jeunes dauphins se sont à leur tour échoués. En lien avec Océanopolis, les pompiers de la presqu’île de Crozon, embarqués dans des bateaux pneumatiques, ont aidé les cétacés, qui n’étaient pas blessés, à retrouver le chemin du large, mais non sans quelques difficultés. Visiblement très désorientés, ils avaient, en effet, tendance à revenir vers le bord plutôt qu’à s’en éloigner.

Plus généralement, ce ne sont pas moins de cinq cas de dauphins en difficulté qui ont été rapportés, samedi, à l’observatoire Pelagis, qui gère le réseau national d’échouages des mammifères marins. Des cas recensés en Bretagne, donc, mais aussi au Pays Basque, à Hendaye. « C’est assez rare de voir des dauphins vivants s’échouer en différents endroits au cours de la même journée », explique Christine Dumas, chef d’équipe mammifères marins d’Océanopolis. Selon cette dernière, ces échouages « sont souvent liés à un grand stress, qui peut être provoqué par un bruit sourd et profond ».

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/dauphins-echoues-un-seisme-sous-marin-evoque-12-12-2016-11327282.php#z87lrJftcM48a1y4.99

Les échouages de cachalots dans la Manche se poursuivent

« Les parcs éoliens en mer sont une source de désorientation supplémentaire pour les cachalots, les baleines, les orques et les dauphins. »

logo-robin-des-boisRobin des bois alerte une nouvelle fois sur le danger de l’industrialisation toujours accrue du milieu marin. Le vacarme sonore de l’océan, infrasons, basses fréquences et vibrations, en désorientant les mammifères marins, leur est fatal.

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Echoué le 25 novembre. Depuis, toutes les dents ont disparu. © Maison de l’Estuaire

« Un cachalot adulte s’est échoué dans la Seine aval le vendredi 25 novembre 2016 à côté de Port 2000, Le Havre. Le cadavre est toujours en place. Des voleurs ont arraché ou coupé les dents d’ivoire. De tels actes de braconnage et de profanation se multiplient en Europe, en Islande et au Canada. Chaque cachalot porte sur sa mâchoire inférieure 20 à 25 dents coniques. Certaines pèsent un kilo, un kilo d’ivoire vendu sur le marché noir entre 2000 et 5000 €. Ce terrible cachalot de Noël rappelle que les eaux de la Manche et de la mer du Nord deviennent des milieux hostiles pour les cétacés. »

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Carte Robin des Bois des échouages de cachalots en Europe et en Méditerranée depuis janvier 2016.

« Le chaos acoustique sous-marin, les collisions avec les navires et l’ingestion des déchets de plastique sont les principales causes de la mort non naturelle des cachalots. Les bruits sous-marins proviennent des activités de dragage, de la motorisation des navires, des recherches sismiques, des sonars militaires et des activités industrielles offshore. Les parcs éoliens sont une source de désorientation supplémentaire pour les cachalots, les baleines, les orques et les dauphins. »
Lire l’article de Robin des Bois  http://www.robindesbois.org/vol-divoire-dans-la-baie-de-seine-2/  Et aussi : De l’utilité des baleines – avril 2010 (pdf 20 pages 1 Mo)

Plus de 3000 éoliennes sont déjà installées et raccordées aux réseaux électriques en mer du Nord. Elle dressent une gigantesque barrière opposée aux oiseaux, aux chauves-souris, aux poissons migrateurs, aux mammifères marins et aux hommes. Leurs anodes sacrificielles diffusent chaque jour dans l’eau des tonnes de métaux toxiques : environ 2,5 kg par éolienne et par jour, sans compter les pollutions accidentelles des lubrifiants, les produits de nettoyage des pâles, les composés toxiques des peintures, les rejets d’eau chaude des sous-stations électriques, etc.

En phase de construction, pour les opérations de battage, le bruit à la source est estimé à 206 décibels : 2000 coups successifs pour un pieu (4 pieux pour une éolienne sur fondations jacket). En phase d’exploitation, le bruit est estimé à 100 dB(A) en bout de pales.

Implantation éolienne en mer du Nord

Implantation éolienne en mer du Nord

Trafic maritime en temps réel

Rejet d’eau à 50°et 100 dB(A) : Pêche artisanale, le grand sacrifice

« Les promoteurs n’ont aucun scrupule. Ils vont s’enrichir grâce à vos factures d’électricité, et pendant ce temps, les pêcheurs vont perdre 20 % de leur chiffre d’affaires. C’est la mort d’un port de pêche et de son tourisme. »

Chalutier au Tréport. ©Stephane Bouilland

Dieppe–Le Tréport : 62 machines de 216 mètres de haut à 15 km de la côte sur 110 km². Devant l’opposition des pêcheurs, le promoteur Engie a tenté des concessions pour minimiser l’impact sur la pêche locale. « Nous restons toujours dans la zone prévue dans le cahier des charges, mais nous changeons la disposition des éoliennes et des câbles de façon à accorder plus d’espace pour la pêche » (…) « Cela nous coûte cher à la fois en termes de construction et en termes de revenus, mais on pense que cela est justifié pour faciliter la cohabitation avec les pêcheurs ».

Réaction d’Olivier Becquet, responsable de la Coopérative de pêche du Tréport et représentant des pêcheurs en Haute-Normandie : « Onze ans de combat, et je réexprime encore la position des pêcheurs. Ce parc va être établi dans une zone exceptionnelle en termes d’effectifs de pêcheurs, de qualité de la pêche et des entreprises de pêche. Nous, on embauche ! Les promoteurs n’ont aucun scrupule. Ils vont s’enrichir grâce à vos factures d’électricité, et pendant ce temps, les pêcheurs vont perdre 20 % de leur chiffre d’affaires. C’est la mort d’un port de pêche et de son tourisme. »
Source : http://www.courrier-picard.fr/region/eolien-en-mer-les-opposants-obtiennent-des-concessions-ia176b0n867887

Des impacts négatifs sur la pêche reconnus en baie de Somme et pas d’impact sur la pêche en baie de Saint-Brieuc ?

Les deux halles à marées d’Erquy et de Saint-Quay-Portrieux, classent la baie de Saint-Brieuc au 3ème rang des ventes en valeur (annuelles) en France :
(Source : France Agrimer, Données de ventes déclarées en halles à marée en 2015)

  1. Le Guilvinec : 71 883 k€
  2. Lorient : 63 274 k€
  3. Erquy et Saint-Quay-Portrieux : 60 024 k€
  4. Boulogne : 42 638 k€

La pêche emblématique de la baie de Saint-Brieuc est la coquille Saint-Jacques, donnée en exemple de pêcherie gérée durablement, mise en avant dans toutes les communications touristiques, pêche qui a construit la notoriété nationale de la région de Saint-Brieuc.

En baie de Saint-Brieuc, 670 emplois directs pour la pêche à la coquille Saint-Jacques

Campagne 2015-2016
5 990 tonnes de coquilles Saint-Jacques
13 millions d’euros de chiffres d’affaire
217 bateaux et 450 emplois embarqués
70 emplois dans les deux criées
12 ateliers d’expédition et de transformation soit 150 emplois directs
Source http://www.cad22.com/armorstat/Filieres-economiques/Filiere-Coquille-Saint-Jacques-Cotes-Armor.pdf

Imposé par l’Etat entre les deux gisements classés de coquilles Saint-Jacques de la baie, le projet éolien de l’Etat porté par Ailes Marines s’inscrit en totale contradiction avec les politiques d’aménagement et de développement menées pendant des dizaines d’années en baie de Saint-Brieuc. Ces gisements sont les plus productifs de France et constituent les plus grands gisements naturels européens. Le projet de l’Etat est même situé en partie sur le gisement « du large ». Si ce projet se réalise, l’impact économique sera désastreux pour la région de Saint-Brieuc.

gisement-classe-de-coquilles-saint-jacques 

Que dit l’Ifremer ?

« On constate que pour quinze années (sur seize), la zone du voisinage est au moins légèrement voire nettement plus riche en coquilles Saint-Jacques que la totalité de la baie. En effet, plusieurs éléments indiquent que le barycentre du gisement coquillier de Saint-Brieuc se déplace progressivement vers l’Est vraisemblablement sous l’effet de l’expansion de la crépidule notamment dans la partie Ouest-Nord-Ouest de la baie en raison d’une configuration courantologique favorable pour cette espèce. Dans le même sens, il serait vraisemblable que la zone « éoliennes » bénéficie également de cette tendance d’enrichissement progressif en coquilles Saint-Jacques. »   Ifremer Brest-Lorient, p16 Etude coquilles Saint-Jacques campagne 2014 4-2-a-1-8-_4_-_stb-dev-r-ifr-1110_rev_0_rapport_coquilles_saint-jacques_campagne_2014

Ailes Marines n’a pas trouvé de coquilles Saint-Jacques

Campagne 2012, Evaluation des populations de bivalves / 3. Données générales de la campagne de prélèvement, p29 « Pour cette espèce, la taille commerciale, mesurée dans la longueur, n’est pas comparable aux mesures de hauteur relevées sur le terrain. Il est donc impossible de connaître les effectifs d’individus de taille commerciale. De plus, les effectifs récoltés (10 individus) sont insuffisants pour établir une structure en taille. Pour cette espèce, seule la répartition spatiale des individus, toutes classes de taille confondues, est présentée.

Les faibles effectifs prélevés ne permettent pas de dégager une quelconque tendance quant à la répartition géographique des densités de coquilles Saint-Jacques. L’espèce est présente sur seulement 8 stations d’échantillonnage. »

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L’eau à 50° rejetée en continu par la sous-station électrique entraînera une augmentation de la température de l’eau de 0,3°.

L’atteinte environnementale sera tragique compte-tenu des nuisances associées à l’implantation et au fonctionnement d’une usine éolienne de production d’électricité en mer. L’abondante littérature d’Ailes Marines est à ce sujet édifiante : forage/battage/bétonnage des fonds marins, rejets turbides, pollutions accidentelles, trafic des navires de servitude, pollution sonore, destruction d’habitats, relargage continu de métaux toxiques, relargage continu de 200 m3 d’eau à 50 degrés par heure.

Document d’incidence Natura 2000 page 371
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100 dB(A) annoncés en phase d’exploitation

A cela s’ajoutera le vacarme de la sous-station électrique : « Un niveau d’émission sonore de 90 à 100 dB(A), mesuré à la source, est attendu à pleine production du parc.» (page 58, Document d’incidence Natura 2000).

Auquel il faudra ajouter le bruit du générateur de la nacelle ainsi que le bruit des vibrations induites par les pâles. « La puissance nominale est atteinte pour une vitesse de vent de 43 km/h : à cette vitesse, les pâles tournent à 8,5 tours par minute, soit une vitesse de 288 km/h en bout de pale. » (page 46, Document d’incidence Natura 2000).

Ce vacarme multi-sources se propagera dans l’eau sous-marine à grande distance, massacrant à grande échelle les mollusques bivalves et l’acquafaune de la baie de Saint-Brieuc.echelle-ademe

Le projet éolien de la baie de St-Brieuc dénoncé par 9 associations environnementales riveraines

Neuf associations environnementales de la Côte de Penthièvre et de la Côte d’Emeraude, représentant 3 350 adhérents dans les Côtes d’Armor et en Ile et Vilaine se sont unies pour déclarer leur opposition ferme au projet éolien industriel en Baie de Saint-Brieuc.

Lire/ télécharger la déposition commune remise à la Commission d’enquête publique le 28 septembre à Saint-CastDéposition commune des associations

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Avec cette déposition, les associations ont remis les résultats d’une enquête auprès de leurs adhérents. Un grand merci à tous les adhérents qui ont participé.

Vous pouvez lire/télécharger les résultats ici :

Perception de l’enquête publique par les riverains

Que l’on soit résident habituel, résident secondaire ou touriste, la baie de Saint-Brieuc est unanimement perçue comme un territoire bien préservé et en bonne santé.  Ce territoire se définit prioritairement par ses grands paysages maritimes, ainsi que par la pêche.

A la veille de la clôture de l’enquête publique, les ¾ des riverains du projet ne s’estiment pas suffisamment informés. Les avis de l’enquête publique ont été peu vus. Une petite minorité seulement d’adhérents (12%) déclare avoir pu consulter tous les documents de l’enquête publique dont ils souhaitaient prendre connaissance. La quantité de dossiers est décourageante, le téléchargement pas toujours facile, il est parfois difficile de distinguer un dossier d’un autre tant les couvertures se ressemblent. Des difficultés qui construisent une défiance élevée vis à vis des documents fournis par Ailes Marines.

Aussi, plus d’1/3 des adhérents n’envisagent pas de déposer d’avis à l’enquête publique, alors que membres d’associations environnementales, ils représentent la part de la population civile la plus informée et la plus impliquée dans la réflexion sur les écosystèmes marins de la baie !

Auprès de cette population bien informée sur les enjeux environnementaux du golfe normand-breton, de très nombreux impacts environnementaux négatifs sont redoutés, tant sur la biodiversité, que sur l’avifaune et sur l’acquafaune.

En parallèle, de fortes inquiétudes ont été exprimées vis à vis de l’incidence négative du projet sur les activités économiques majeures de ce littoral, la pêche et le tourisme, susceptible d’impacter le dynamisme et la qualité de vie des communes.

Conclusion, 96% des adhérents émettent un avis défavorable au projet d’Ailes Marines, dont 87% sont des avis très défavorables.

On notera par ailleurs que l’extension possible du projet actuel n’est pas connue. Le 1er juillet dernier, Jean-Yves Le Drian a soumis au vote du conseil régional une feuille de route pour les énergies marines renouvelables en Bretagne qui définit les objectifs sur la période 2016-2022. Cette feuille de route mentionne la possible extension du parc actuel à l’est et à l’ouest, sous réserve de retours d’expérience de la zone actuelle, après deux ans de tests. 10% seulement des adhérents déclarent connaître ce second développement industriel en baie de Saint-Brieuc.

Prendre connaissance de la feuille de route régionale en faveur du développement des énergies marines renouvelables en Bretagne, particulièrement les pages 6 et 7 qui exposent les propositions d’extension du projet d’Ailes Marine.  http://www.bretagne.bzh/jcms/prod_337950/fr/session-juin-2016-emr
gardezlescaps

  • Associations environnementales des Côtes de Penthièvre et d’Emeraude
    Association pour la qualité de la Vie à Pléneuf-Val André
    Association Bien Vivre à Plurien
    Association pour la Défense du Site de Lancieux et de la baie de Beaussais (ADSLB)
    Association Gardez les Caps
    Cercle des Amis de Saint-Briac et de la Côte d’Emeraude
    Erquy Environnement (APSEE)
    Fédération des Associations et Usagers des bassins versants de la Rance et du Frémur (FAUR)
    Fréhel Environnement
    Saint-Cast Nature Environnement

Enquête publique : comment déposer ses observations

« Enquêtes publiques – Projet de parc éolien en mer en baie de Saint-Brieuc et son raccordement. »

Dates de l’enquête publique : du 4 août à 9 heures au 29 septembre 2016 inclus à 16 heures

Il y a trois enquêtes publiques :

  1.  L’enquête publique concernant le parc éolien
  2.  L’enquête publique concernant le raccordement
  3.  L’enquête publique concernant Jersey

On peut prendre connaissance du dossier et consigner ses observations :

Dans les mairies

Pleubian, Lanmodez, Lézardrieux, Bréhat, Ploubazlannec, Paimpol, Plouézec, Plouha, Tréveneuc, Saint-Quayportrieux, Binic Etables-sur-Mer, Pordic Tréméloir, Plérin, Saint-Brieuc, Langueux, Hillion, Morieux, Planguenoual, Pléneuf-Val-André, Saint-Alban, Hénansal, Erquy, Plurien, Fréhel, Plévenon, Pléboulle, Matignon, Saint-Cast-le-Guildo, Saint-Jacut-de-la-Mer, Lancieux, Saint-Briac-sur-Mer, Saint-Lunaire, Dinard, Saint-Malo, Saint-Coulomb, Cancale.

Des permanences sont organisées dans les mairies à certaines dates. Un ou plusieurs membres de la commission d’enquête se tiennent à la disposition du public pour recevoir les observations écrites ou orales.

Dates des Permanences de la Commission d’Enquête :  http://gardezlescaps.org/wp-content/uploads/2016/07/Enque%CC%82tes-publiques-baie-de-St-Brieuc.pdf

Par correspondance postale

Adressée à la présidente de la commission d’enquête au siège de l’enquête :
Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM)
Délégation à la mer et au littoral
Enquête publique projet éolien en mer
à l’attention de Madame la présidente de la commission d’enquête
C.S. 52256
1, rue du parc
22 022 Saint-Brieuc cedex

Sur le site internet de la Préfecture des Côtes-d’Armor

http://www.cotes-darmor.gouv.fr/Actualites/Enquetes-publiques-Projet-de-parc-eolien-en-mer-en-baie-de-Saint-Brieuc-et-son-raccordement

Télécharger les documentsOn peut télécharger les 6000 pages de l’enquête (environ 130 fichiers)

Ici pour le parc éolien : http://www.registre-numerique.fr/st-brieuc-parc/documents

Ici pour le raccordement : http://www.registre-numerique.fr/st-brieuc-raccordement/documents

Déposer une observation

On peut consulter et/ou déposer une observation :

Ici pour le parc éolien : http://www.registre-numerique.fr/st-brieuc-parc

Ici pour le raccordement : http://www.registre-numerique.fr/st-brieuc-raccordementSite Préfecture

Mobilisation générale au Val-André pour sauver les Côtes d’Armor du projet industriel éolien envisagé par l’Etat en baie de Saint-Brieuc.

La salle était comble (500 personnes) à la réunion publique du jeudi 11 août 2016 au casino Partouche du Val-André. On peut estimer la fréquentation à 550-600 personnes compte-tenu du turn over tout au long de la réunion qui s’est terminée à 20 heures pour la séance de cinéma du casino.

Val-André 11 août 2016

MERCI à tous les présents. Un TRES GRAND MERCI à tous ceux qui sont venus et ont du repartir après avoir cherché en vain une place de stationnement. Certains ont « tourné » pendant ¾ d’heures avant de rebrousser chemin tant la fréquentation de Pléneuf-Val-André était forte ce jour-là.

France3 a couvert la réunion. http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/parc-eolien-en-baie-de-st-brieuc-la-grogne-s-organise-1064795.html

Nous mettrons en ligne l’essentiel des interventions dans les jours qui viennent.

Le débat a été marqué par deux thématiques, le souci de la préservation de la qualité de l’environnement marin de la baie de Saint-Brieuc et la prise de conscience d’une volonté officielle manifeste de minimiser la visibilité des éoliennes depuis le littoral par des photomontages panoramiques ne correspondant pas à la réalité optique de la vision humaine.

La concession du domaine public demandée par Ailes Marines est de 103 km2 pendant une durée de 40 ans ! Hors, ce projet que l’Etat et Ailes Marines nomment projet de territoire, se révèle une usine électrique implantée au raz de la côte (moins de 17 km). Elle va couvrir l’équivalent de la surface d’une ville comme Paris, pour produire en 1 an à peine 1 journée de la consommation électrique française avec des emplois créés à l’étranger et la destruction de nos fonds marins benthiques par 256 forages.

Nous avons la chance de jouir de paysages marins magnifiques, de posséder une biodiversité marine protégée, une qualité d’eau exceptionnelle, une pêche côtière dynamique gérée durablement, un littoral animé par un tourisme vert, 2ème activité économique du département. Le milieu marin de la baie de Saint-Brieuc offre des biens et des services inestimables à tous, pas uniquement à ses riverains : qualité de l’air et de l’eau pour la planète, alimentation, emploi, paysages, loisirs.

Le projet de l’Etat porté par Ailes Marines est en contradiction absolue avec les politiques de l’environnement, de la préservation des paysages, de la biodiversité et des espèces sauvages, mises en place depuis des décennies dans les Côtes d’Armor. Volontarisme politique de l’Etat central et manque de transparence ont rythmé l’avancement du projet. A titre d’exemple, nous ne connaissons toujours pas le tarif de rachat de l’électricité garanti par l’Etat à Ailes Marines pour une durée de 20 ans et indexé. A minima, 220€ le mégawattheure (MWh), peut-être plus, alors qu’IBERDROLA et ADWEN se sont engagés avec 9 autres industriels de l’éolien le 3 juin dernier au Conseil de l’Union Européenne, à produire une électricité éolienne marine « en-dessous de 80 euros le mégawattheure (MWh) d’ici 2025 », coût de raccordement compris.

Engagement signé par Iberdrola 2016-06-03_1

Engagement signé par Iberdrola 2016-06-03_2

Autre exemple, à l’inauguration de la nouvelle salle de la criée d’Erquy, l’inquiétude légitime des riverains sur l’impact économique, l’impact environnemental, l’impact sanitaire du projet, a été balayée avec mépris par le Préfet Lambert qualifiant les habitants d’Erquy d’ « arriérés ».

Devant ce choix politique et administratif sans information objective de la société civile (facteur de charge irréaliste, tarif de rachat inconnu, minoration de l’impact paysager et environnemental), sans concertation démocratique (des débats et études programmés après que les décisions majeures aient déjà été prises par l’Etat), devant un projet qui remet en cause les activités économiques existantes des Côtes d’Armor, nous vous appelons à aller nombreux faire connaître votre opinion dans les mairies ou par internet sur les registres de l’enquête publique.

Rien n’est joué. Refusons un projet de l’Etat néfaste pour les citoyens, leur territoire, et bien au-delà. Bien au-delà, parce que les écosystèmes marins sont un bien public précieux pour tous les hommes. Les océans nous protègent du réchauffement climatique en stockant le carbone, ils apportent 50% de l’oxygène que nous respirons, ils abritent une grande part de la biodiversité mondiale. Ne laissons pas détruire l’écosystème marin de la baie de Saint-Brieuc par une industrialisation inutile aux productions électriques bretonnes et françaises.

Gardez les Caps